Aïd al-Adha : un mouton « convenable » coûte 1500 dinars, selon Ahmed Amiri
Le président de la chambre syndicale nationale des bouchers, Ahmed Amiri, a affirmé que le prix de la viande ovine de qualité supérieure a atteint 58 dinars le kilo.
Il a précisé, au micro de Mosaïque fm, ce lundi 22 avril 2024, que la viande bovine manque sur le marché.
« Les bouchers n’ont pas été fournis des quantités de viande annoncées par les responsables », a-t-il dit, expliquant qu’aucune information n’est disponible !
Pour ce qui est de l'Aïd Al-Adha, Ahmed Amiri a indiqué que le prix d’un mouton « convenable » sera à hauteur de 1500 dinars sur le marché.
A Beït al-Hikma : Présentation de « Ethique de la dignité. Révolution et vivre-ensemble »
Le Département des Sciences humaines et sociales de l’Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts, « Beït al-Hikma », organise, le mardi 23 avril 2024, une rencontre dédiée à la présentation de l'ouvrage de l’académicien Pr Fethi Triki, intitulé « Ethique de la dignité. Révolution et vivre-ensemble ».
La présentation de l'ouvrage, qui sera assurée par les professeurs Jaleleddine Saïd et Mehdi Mabrouk, aura lieu au Palais de l'Académie, sis à Carthage-Hannibal, à 10H00.
« Un des objectifs de ce livre est de mettre en lumière les problématiques et les crises qui sont en train de transformer notre présence au monde. J’entends par présence la capacité proprement humaine à s’inscrire dans le temps d’affirmer une nouvelle éthique de la vie. Or, le propre de cette capacité est, pour nous, de valoriser l’humain pour distinguer de son dehors, le mettre en coexistence, dans une relation de proximité avec l’autre. Une philosophie du vivre ensemble nécessite effectivement la mise en chantier d’un certain nombre de concepts avoisinants pour qu’elle soit recevable sans parti pris mais aussi sans malentendu. J’examinerai, ici, les fondements éthiques et philosophiques du vivre ensemble, je montrerai, ensuite, que vivre ensemble se fait, dans la nature comme dans la société, sous l’ordre de l’hostilité. J’aborderai, ici les conditions du vivre ensemble dans l’hospitalité et la paix et je terminerai par la question de la dignité comme garant de toute forme de citoyenneté, pacifique et militante, qui octroie au vivre ensemble toutes les qualités de l’humain. La révolution tunisienne peut être considérée, dans une large mesure, comme « un évènement fondateur » dont une démarche philosophique minutieuse peut montrer qu’elle est, actuellement, en train de bouleverser la géopolitique du monde. Elle a comme objectif final « le vivre-ensemble dans la dignité », lit-on sur le site de Ceresbookshop.
Tunis : première réunion consultative du sommet trilatéral Tunisie/Algérie/Libye
Comme annoncé par la présidence de la République samedi dernier, le sommet trilatéral entre les dirigeants de la Tunisie, de l’Algérie et de la Libye se tient aujourd’hui, lundi 22 avril 2024, à Tunis.
En effet, le président algérien Abdelmadjid Tebboune et le président du Conseil présidentiel libyen Mohamed Younes Al-Menfi sont attendus aujourd’hui à Tunis, sur invitation du président de la République, Kais Saied, afin de participer à la première réunion consultative entre les dirigeants des trois pays.
Samia Menif Marrakchi nommé DG de l’Institut Pasteur de Tunis
Le professeur Samia Menif Marrakchi a été nommée directrice générale de l’Institut Pasteur de Tunis.
Chef de service au Laboratoire d’hématologie de l’Institut, Samia Menif Marrakch a été chargée de diriger l’institut de façon intérimaire, depuis le 1er octobre 2023, en remplacement au professeur Hachemi Louzir.
Prix de la photo de presse mondiale 2024 : Gaza, le cliché bouleversant
Le photographe de l'agence Reuters Mohammed Salem a remporté le prestigieux prix de la photo de presse mondiale de l'année avec une image de la perte d'un être cher à Gaza. La photo déchirante montre une femme palestinienne berçant le corps de sa jeune nièce.
La photo, prise le 17 octobre 2023 à l'hôpital Nasser de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, montre Inas Abu Maamar, 36 ans, tenant dans ses bras Saly, cinq ans, qui a été tuée avec sa mère et sa sœur lorsqu’un missile israélien a frappé leur maison.
Le jury a déclaré que l’image gagnante de Salem pour 2024 était « composée avec soin et respect, offrant à la fois un aperçu métaphorique et littéral d'une perte inimaginable ».
Ce n’est pas la première fois que Salem est récompensé pour son travail sur le conflit israélo-palestinien ; il a reçu un prix World Press Photo il y a plus de dix ans pour une autre image illustrant le bilan humain du conflit dans la bande de Gaza.
Gaza : Des dizaines de corps découverts enterrés dans la cour d'un hôpital
La Défense civile de Gaza a annoncé, hier dimanche, que des dizaines de corps ont été découverts enterrés dans la cour d'un hôpital à Khan Younès, ciblé par un raid israélien.
Au total environ 50 corps ont été retrouvés sur les lieux, une découverte macabre qui intervient au moment où les États-Unis, alliés indéfectibles d'Israël, ont approuvé une aide militaire de 13 milliards de dollars pour leur allié.
Selon la Défense civile de Gaza, certains des corps retrouvés à Khan Younès "étaient dépouillés de leurs vêtements, ce qui indique certainement qu'ils ont été arrêtés, torturés et soumis à de mauvais traitements de la part de l'armée d'occupation".
« Les Baliseurs du Désert » de Nacer Khemir à l’affiche du cycle l’« Afrique à l’Humathèque »
Le long-métrage tunisien « Les Baliseurs du Désert » (1984) de Nacer Khemir sera projeté le 26 avril 2024, en présence du réalisateur, dans le cadre du Ciné-Séminaire « Afrique à l’Humathèque », qui se présente comme un espace hybride, de réflexion collective et de débat, entre séminaire de recherche et ciné-club, organisé à l’Humathèque du campus Condorcet à Aubervilliers (France), lit-on sur le site des organisateurs.
Pour cette première édition qui a démarré au mois de janvier pour se poursuivre jusqu’au mois de juin 2024, le ciné-débat vise à explorer les changements et bouleversements qui ont traversé les sociétés africaines postcoloniales en interrogeant le regard porté par des cinéastes africains sur leurs sociétés. Pour ce cycle inaugural, intitulé « Les sociétés africaines au miroir de leur(s) cinéma(s) », visant à mettre en valeur la richesse des cinémas d’Afrique, a été choisi le premier long-métrage de Nacer Khemir qui « rompt avec le réalisme qui, sous ses diverses formes, caractérise jusque-là le cinéma tunisien et plus largement nord-africain », explique la même source.
En s’attachant à réinventer le langage cinématographique pour explorer un nouveau rapport au monde, le cinéaste, mais aussi artiste plasticien, écrivain et conteur, ne cherche pas tant à recouvrer une culture perdue qu’à retravailler l’art et les contes traditionnels pour créer, à travers le cinéma, un nouveau langage visuel populaire, lit-on dans la note de présentation. Explorer le potentiel du récit filmique pour réinventer l’art du conte : c’est ce qui caractérise la démarche tout à fait originale et le style très personnel de Nacer Khemir dont l’œuvre se démarque des grands courants cinématographiques.
S’il est vrai que ce film n’est pas une fable explicitement politique, il fait (re-)vivre les gens oubliés et les ruines d’une ville du désert autrefois glorieuse mais effacée de l’histoire nationale. Des questions politiques imprègnent ce film de manière subtile et nuancée. En alliant le fantastique et l’allégorie, « Les Baliseurs du Désert » transforme le retour aux origines dans un tremplin pour ouvrir l’avenir.
Couronné dans de nombreux festivals, le film a obtenu le Prix de la première œuvre aux 10èmes Journées Cinématographiques de Carthage, le Grand prix du Festival des Trois continents à Nantes, le Prix de la meilleure image au Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), le Palmier d’or du meilleur film et le Prix de la critique internationale à la Mostra de Valencia du cinéma méditerranéen, notent les organisateurs.
Il est à noter que le cycle « Ciné-Séminaire Afrique » a programmé six films (à raison d’un film par mois) du Niger, du Sénégal, du Burkina Faso, du Tchad et de la Tunisie représentée par « Les Baliseurs du Désert ». Il est organisé par Anna Bruzzone (chercheuse associée à l’Institut des mondes africains, IMAF) et Maya Ben Ayed (chercheuse associée au Centre d’histoire sociale des mondes contemporains, CHS), en collaboration avec l’Humathèque Condorcet et la Cinémathèque Afrique de l’Institut français.
Liga – Clasico : Bellingham offre la victoire du titre au Real
Des buts, des rebondissements, des polémiques… et au bout du spectacle, il y a eu Jude Bellingham qui fut, encore une fois, l’homme décisif du clasico.
Le milieu anglais a donné la victoire au Real Madrid en toute fin de match dans le Clasico face au Barça (3-2) dimanche soir à Santiago-Bernabeu. Cn succès permet à l'équipe de Carlo Ancelotti de prendre onze points d'avance sur celle de Xavi au classement et de foncer vers le titre.
Pour revenir au match, il n’a pas connu de round d’observation et le Barça a vite fait de mener au score par Christensen (6’)qui a repris de la tête un corner brossé par Raphinha. Et c’est sur un penalty très généreux que Vinicius a égalisé pour le Real (19’).
En seconde période, le Barça a repris l’avantage par Fermin Lopez (69’), une avance de courte durée puisque Vazquez va égaliser (73’) sur un service de Vinicius.
Lors du temps additionnel, c’est l’inévitable Bellingham qui s’est chargé de marquer le but de la victoire, et très probablement du titre pour les Merengue (90’+1).
FILT 2024: le réalisateur Habib Mestiri partage en avant-goût son film "Empreintes italiennes"
D'une durée de près de 16 minutes, des séquences du nouveau projet du long-métrage documentaire « Empreintes Italiennes » du réalisateur Habib Mestiri ont été projetées dimanche en exclusivité donnant ainsi un avant-goût d'une œuvre qui creuse dans l'histoire architecturale et culturelle de Tunis offrant un voyage pluriel dans les ruelles de la capitale et tirant la sonnette d'alarme pour protéger un patrimoine qui risque de se perdre.
Habib Mestiri présent lors de la projection organisée au pavillon de l'Italie invitée d'honneur de la foire internationale du livre de Tunis a déclaré à l'agence TAP que l'idée du film a germé depuis deux ans avec un grand travail de documentation et de recherche avant d'être retenu par le Fonds d'aide au développement de la coproduction d'œuvres cinématographiques italo-tunisiennes.
Actuellement en phase de développement, ce « work in progress » (Production Etoiles Filantes Prod) est une invitation à un voyage dans le temps et dans l'espace dans la mesure où c'est un retour vers l'époque où il y avait une communauté italienne très importante notamment à Tunis. C'est un voyage dans les ruelles de la capitale où de nombreux immeubles, palais, administrations, construits par les italiens (ouvriers, maçons etc) constituent de véritables joyaux architecturaux qui témoignent que 80 pour cent de ce patrimoine historique a été construit au début des années 30-40 dans ce qu'on appelle la ville moderne.
Le film dont le tournage est programmé pour 2024 pour être prêt début 2025 pour une durée d'une heure et demi , a-t-il annoncé, se veut non seulement un road-movie sur les traces de cette présence à travers les traits architecturaux et urbanistiques mais un son d'alerte adressé à toutes les parties concernées pour attirer l'attention sur l'état de délabrement et le risque de perdre ce grand héritage a-t-il indiqué.
Actuellement en phase de préparation, a-t-il relevé, le projet est appuyé aussi par une kyrielle de témoignages d'historiens, de chercheurs, d'urbanistes, d'architectes etc. Citant notamment Silvia Fenzi, Marcella Raffaelle, Beya Labidi, Leila Ammar, Ahmed Saadaoui, le réalisateur a relevé que le film sera enrichi par d'autres témoignages au fur et à mesure que le projet avance.
« Les jeunes seront également associés en suivant le parcours du film pour imaginer à leur façon notamment à travers l'intelligence artificielle les histoires et les récits racontés et légués par les gens qui vivaient dans ces immeubles, pour reconstruire en quelque sorte la Tunisie multiple » a annoncé Habib Mestiri. Car a-t-il conclu « le rôle du cinéma c'est de tourner le regard vers la mémoire afin de la sauvegarder pour les générations futures à la lumière des grandes transformations urbanistiques, en portant une réflexion sur le passé pour qu'il soit un point de départ pour construire le futur d'un héritage récent à préserver et digne d'intérêt architectural, culturel et scientifique.
Le Quotidien avec TAP
Prix Goncourt: Choix de la Tunisie 2024: Un Oui pour "Triste tigre"
Le roman "Triste tigre" de la romancière française Neige Sinno a remporté la 8ème édition du "Prix Goncourt: Choix de la Tunisie" avec 39 pc de voix des lycéens tunisiens.
"Triste tigre" succède ainsi à "Vivre vite" de Brigitte Giraud, paru aux éditions Flammarion en août 2022, et remportant le "Prix Goncourt : Choix de la Tunisie" 2023. Le roman "Triste Tigre" est le roman français le plus récompensé en 2023, remportant notamment le prix Femina, le prix Goncourt des lycéens et le prix littéraire du Monde. Il a été publié le 17 août 2023 aux Editions P.O.L. "Triste tigre" est un récit de l'inceste dont l'auteure a été victime enfant et un essai sur les violences sexuelles.
La cérémonie de la 8ème édition du "Prix Goncourt : Choix de la Tunisie" qui a eu lieu hier, au siège de l'Institut français de Tunisie (IFT) et qui a été présidée par la romancière de Iman Bassalah, a vu la participation de 350 élèves jurés de la participation de 24 gouvernorats de la Tunisie et de 45 établissements scolaires.
Il est à rappeler que quatre ouvrages en lice pour le « Prix Goncourt Choix de La Tunisie » : « Veiller sur elle » de Jean-Baptiste Andrea, paru aux éditions «L’Iconoclaste », « Humus » de Gaspard Kœnig paru aux éditions « L’Observatoire », « Sarah, Susanne et l'écrivain » de Éric Reinhardt paru aux éditions « Gallimard » et « Triste tigre » de Neige Sinno paru aux éditions « P.O.L ».
Imen.A.
Djerba : Mort dramatique de Khaled Rojbi, fondateur de TunisieBooking
La nouvelle a fait l’effet d’une bombe à Djerba : la disparition de deux passionnés de pêche, depuis hier samedi, tourne au drame.
Introuvable depuis samedi, l’embarcation « Zeîneb » avec à son bord deux passionnés de pêche, Khaled Rojbi et Abdelkarim Jebara n’a pas encore été repérée à cause des difficiles conditions météorologiques. Or, les recherches ont permis de récupérer le corps de l’un d’eux, sans vie. Il s’agit de celui de Khaled Rojbi, figure bien connue dans le monde du tourisme puisqu’il est le fondateur de l’agence #TunisieBooking, le leader incontesté de l'industrie du voyage en Tunisie, qui vient de célèbrer ses 13 ans d'excellence et d'innovation sur le marché, en lançant sa franchise.
Pour sa part, Abdelkarim Jebara demeure pour le moment introuvable.
L’Iran taquine l’Etat hébreu : « Les drones tirés par Tsahal sont des jouets pour nos enfants » !
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian, a fait une sortie qui en a désarçonné plus d’un. Selon lui l’assaut du 13 avril avec «plusieurs» petits drones qui ont été «abattus avec succès» par le «système de défense antiaérienne» ne peut être pris pour une attaque. Ce qui signifie, a-t-il laissé entendre dans un entretien avec la chaîne américaine NBC, que Téhéran en restera là, qu’il ne ripostera pas à ce stade.
«Ce qui s’est passé la nuit dernière n’était pas une attaque», a lâché le chef de la diplomatie iranienne. «Il s’agissait de deux ou trois drones quadrirotor, comme les jouets avec lesquels les enfants jouent en Iran», lance-t-il ironiquement mais avec des effluves de défi. Une déclaration qui ne doit sûrement pas plaire aux sionistes.
D’après le Washington Post, qui cite un responsable israélien sous le sceau de l’anonymat, l’attaque de vendredi matin servait juste à convaincre l’Iran que Tsahal a la possibilité de toucher des cibles sur le territoire iranien, comme du reste Téhéran l’a dit sur les installations de l’ennemi. Les USA ont confirmé que les tirs venaient bien de l’armée israélienne mais officiellement Tel-Aviv ne reconnait rien, comme il n’a pas revendiqué la frappe meurtrière sur le consulat iranien en Syrie.
Coupe de Tunisie (Premier tour) : Le CA et l’Etoile au forceps !
Ce weekend a été réservé aux matches de coupe de Tunisie qui a vu l’entrée en lice des équipes de la Ligue 1. Ce dimanche, c’est à Ben Guerdane qu’a eu lieu le duel le plus attendu entre l’USBG et le Club Africain. Une rencontre qui est allée jusqu’aux prolongations (1-1), obligeant les deux équipes à aller chercher la qualification aux tirs au but, et ce sont les Clubistes qui ont eu le dernier mot (5 tab à 3).
A Bouchamma, l’Etoile du Sahel ne s’attendait peut-être pas à éprouver des difficultés pour passer, mais sur le terrain, les divisionnaires ont plus que résisté, obligeant les Sahéliens à attendre l’ultime minute des prolongations pour arracher une précieuse victoire (0-1) grâce à Jertila.
Pour sa part, l’USM s’est difficilement imposée à Métlaoui après un beau chassé-croisé. Les deux équipes n’ont pas pu se départager à la fin du temps règlementaire (1-1) et les prolongations (2-2), mais ce sont les Monastiriens qui ont pu s’imposer aux tirs au but (4-2).
La Palme du jour revient à l’AS Gabès qui est allé s’imposer sur le terrain de l’AS Soliman (2-0), et à la JS Omrane qui a éliminé l’US Tataouine (1-0).
Les autres matches au programme ont été conformes à la logique, avec la qualification facile de l’Olympique de Béja face à Menzel Kamel (1-3) et les victoires en déplacement du SC Ben Arous à Moknine (2-4), du CS Korba face à l’ES Alaouite (0-2) et l’ES Jerba à Chebba (0-1).
Asthme : Ils sont plus de 500 mille à en souffrir en Tunisie
Le chiffre a de quoi étonner et appeler à tirer la sonnette d’alarme. Selon le Dr Hichem Aouina, le chef du service des maladies respiratoires à l’hôpital Charles Nicolle, il y a une véritable explosion des maladies respiratoires en Tunisie dont l’asthme qui est devenu un véritable fléau dans le pays.
Dr Aouina a indiqué aux médias que le nombre des citoyens affectés par la pathologie ne cesse de croître et s’élève actuellement à près de 500 000 cas, un chiffre effrayant. C’est à l’occasion des 17es rencontres médicales à Djerba que les spécialistes ont tenu à mettre en garde contre cette maladie et à appeler ceux qui en souffrent à se soigner et à suivre un hygiène de vie qui aide à surmonter la maladie : arrêter impérativement de fumer, vivre dans un environnement sain et suivre une hygiène de vie stricte.
Le non-Maghreb, cette malédiction politique - Par Soufiane Ben Farhat
La vérité saute même aux yeux des aveugles. Il est clairement établi qu’aucun des pays du Maghreb ne pourra s’en sortir à lui seul. Une évidence qui s’affirme encore plus au rythme de la mondialisation effrénée et de l’arrimage forcé des économies faibles au giron des économies occidentales à proprement parler carnassières en ces temps de crise.
En tout état de cause, si les cinq pays maghrébins vivent dans une espèce d’autarcie isolationniste les uns par rapport aux autres, le manque à gagner pour chacun d’entre eux est faramineux.
Tous les spécialistes en conviennent. Ils établissent cela autour de 2% de taux de croissance annuelle perdue pour chaque pays maghrébin pris à part et ce, quelles que soient ses performances économiques. Faisons le décompte, pondéré sur les trente ou quarante dernières années. Du premier coup d’œil, le bilan s’avère à proprement parler désastreux. La face de chaque pays maghrébin aurait été complètement nivelée à charge d’au moins 80%.
L’esprit de Marrakech
Deux constats s’imposent. En premier lieu, le Maghreb n’est point une donnée uniquement politique ou une fiction idéologique. C’est bien plutôt une réalité historique, anthropologique et objective, façonnée au fil des millénaires. Lorsqu’il regagné son pays au bout de 29 ans de voyage, le plus long périple des explorateurs au fil des âges, Ibn Battûta dit : “Le Maghreb est le plus beau pays du monde”. C’était au milieu du 14e siècle et Dieu sait qu’Ibn Battûta avait sillonné le monde en long et en large. En parlant du Maghreb, il parlait de la fameuse péninsule du Maghreb (Jaziret el maghreb) si chère aux Arabes.
La géographie, l’histoire, les accumulations et brassages ethniques et démographiques, la succession des États et des civilisations, la mer, les montagnes et le Sahara, tout avait concouru pour désigner le Maghreb en tant qu’entité autonome. Et reconnue comme telle, universellement. La politique y avait joué un rôle, certes, forcément au fil des âges. Mais, depuis 50 ans, la politique politicienne divise le Maghreb.
Le premier goulet d’étranglement c’est le conflit du Sahara occidental. Opposant deux États-clé du Maghreb, l'Algérie et le Maroc, il n’a fait qu’enrayer toute la dynamique intra-maghrébine en gestation. Cela me rappelle un fait qui m’a marqué. En 2002, j’avais interviewé l’illustre journaliste tunisien Taoufik Boughdir, disparu depuis. En parlant de ses débuts les années 30 du 20e siècle, il m’avait dit : “Savez-vous, le test que j’avais subi avant de rentrer à la radio au milieu des années 30 se rapportait à la question du Sahara occidental, aujourd’hui, après 65 an, elle subsiste toujours”.
Conflits et politiques isolationnistes
Un bref rappel des faits s’impose. L’UMA a été fondée le 17 février 1989, date du Traité constitutif de l’Union du Maghreb Arabe, signé par les Cinq Chefs d’Etats à Marrakech. Ce Sommet fut précédé de la réunion tenue par les Cinq chefs d’Etat Maghrébins à Zéralda en Algérie le 10 juin 1988. Elle s’était soldée par la mise en place d’une Grande commission, chargée de la réalisation d’une Union entre les Cinq Etats du Maghreb Arabe. Le Sommet de Marrakech a adopté une Déclaration solennelle relative à la création du l’UMA ainsi que le Programme de travail de l’Union. Par la suite, six Sommets ont été tenus, respectivement à Tunis les 21-23 janvier 1990, Alger les 21-23 juillet 1990, Ras Lanouf en Libye les 10-11 mars 1991, Casablanca les 15-16 septembre 1991, Nouakchoutt les 10-11 novembre 1992, et de nouveau Tunis les 2-3 avril 1994.
Débuts prometteurs, déclarations d’intention généreuses. Seulement, la politique politicienne a repris le dessus. Les vieux démons des Numides, faits d’incessantes querelles et de navrantes luttes de factions, reviennent de plus belle. Ce qui donne en partie raison à Stéphane Gsell qui avait écrit dans son Histoire ancienne de l’Afrique du Nord : “Cette vaste contrée était-elle donc destinée à n’avoir d’autre histoire que les annales monotones d’une foule de cantons, agités par des ambitions vulgaires et de mesquines querelles de voisinage ? Il est certain que les Berbères ont trop souvent dépensé leur énergie dans des luttes, sans grandeur et sans intérêt, d’individus, de familles, de coteries, de villages, de tribus. Ils ont presque toujours manqué des sentiments de large solidarité qui constituent les nations” !
Le pragmatisme des peuples
Il faudrait y ajouter les conflits internes, dont la Libye voisine est un exemple affligeant. L’appel de forces et puissances étrangères à la rescousse de l’interminable conflit avec l’ennemi intérieur et intime en rajoute au morcellement et à la paralysie suffocante. En Libye, Américains, Russes, Turcs, Émiratis, Qataris et foule d’autres intervenants extérieurs s’affrontent par factions, tribus et régions libyennes interposées.
De son côté, le conflit algéro-marocain autour du Sahara interpelle lui aussi des forces étrangères et des déchirements diplomatiques continentaux.
D’où, la conjonctions d’éléments extérieurs et intrinsèques aidant, ce statu quo fragmentaire qui n’en finit pas de peser sur tout le Maghreb comme une véritable malédiction.
Les peuples, eux, contournent les vicissitudes des politiciens. Dans les régions frontalières surtout, ils ont tôt fait de créer des zones franches de fait, où le commerce, les échanges et la contrebande sont légion. Leur pragmatisme tranche nettement avec l’immobilisme isolationniste des dirigeants. Parce que les peuples, à l’instar de l’humanité, se posent toujours des problèmes qu’ils peuvent résoudre ou à défaut contourner.
Aujourd’hui le Maghreb est en panne. Certes, çà et là, quelques tentatives timides ou franchement volontaristes voient le jour. Il leur manque toutefois deux impératifs garants de la pérennité. D’abord le souffle et la projection dans les dynamiques porteuses, surtout d’ordre économique. Ensuite la participation de tous les protagonistes, par-delà les clivages politiques, idéologiques ou tout simplement fractionnels.
Les dirigeants maghrébins devraient sans nul doute méditer un fait capital. Le premier noyau de l’Union européenne, avec ses 500 millions de peuples bigarrés et son lourd passé conflictuel à l’origine de deux guerres mondiales, a débuté en 1951 avec la Communauté européenne du charbon et de l’acier.
S.B.F
















