Le journaliste d'Al Jazeera, Samir Sassi, placé en garde à vue à Tunis
Samir Sassi, journaliste de la chaîne de télévision qatarie Al Jazeera a été placé en garde à vue aujourd’hui, jeudi 4 janvier 2024. Même si ses collègues d’Al Jazeera répètent ignorer les raisons de son arrestation, plusieurs sources confirment que Samir Sassi aurait été placé en garde à vue pour soupçons d’appartenance à une organisation terroriste.
Selon les bruits de coulisses, le journaliste sera traduit demain vendredi devant le juge avant d’être traduit devant le pôle antiterroriste. Il est à noter que l’arrestation a eu lieu la veille, c’est-à-dire durant la soirée de mercredi 3 janvier 2024 par les forces de sécurité tunisiennes ont arrêté.
Dans une déclaration accordée à l’AFP, Lotfi Hajji, collègue tunisien de Sassi à Al Jazeera, a révélé que le domicile, l’ordinateur et le téléphone de Sassi et des membres de sa famille ont été perquisitionné.
La rédaction
Météo: Vendredi soir et samedi, après la pluie...les parapluies !
Selon les prévisions de l’Institut national de météorologie (INM), les températures baisseraient durant la journée du vendredi 05 janvier 2024 de 1° à 2° degrés comparativement avec les températures d’aujourd’hui jeudi 04 janvier.
Si cette baisse est prévue dès cette nuit, oscillant entre 10 et 14° avec quelques passages nuageux, c’est essentiellement durant la nuit de demain vendredi que la baisse des températures sera le plus ressentie. Des pluies seraient à prévoir durant la nuit du vendredi, essentiellement dans le Nord du pays. Le lendemain, samedi 06 janvier, l’INM prévoit de la pluie dans la majorité des régions du pays avec davantage de baisse des températures.
L'avenir de Hannibal Mejbri se précise
Alors que les observateurs s'attendaient à voir le Tunisien quitter le club anglais de Manchester United vers un autre club européen et au moment où les tractations ont empêché le joueur de rejoindre la sélection Tunisienne pour prendre part à la CAN, voilà que son club anglais décide de le retenir pour une autre saison.
En effet, Majbri vient de signer un nouveau contrat qui court jusqu'au 30 juin 2025. Fin du suspense donc et une preuve que les Manchuneens tiennent au joyau tunisien. Une décision qui devrait plaire au sélectionneur Jalel Kadri.
J.B.
Flash-Grippe (2/3) : Les gestes salvateurs révélés par Dr Abdennadher
Par Abir CHEMLI
Dans une occasion antérieure nous avons évoqué l’importance d’apaiser la fièvre en cas de maladie grippale. Sauf que plusieurs autres gestes aident à améliorer l’état général du sujet souffrant. Qu’en dit le spécialiste de la santé ?
Le Dr Melek Abdennadher, médecin généraliste de première ligne explique qu’outre la prise de paracétamol (pour alléger les courbatures et fièvre) ainsi que l’allègement des vêtement et l’utilisation de pansements humides sur le front, il est surtout préconisé de bien s’hydrater en cas de grippe.
Du liquide, beaucoup de liquide...
« S’il existe une consigne à ne pas transgresser en cas de grippe c’est qu’il faut bien s’hydrater ! On doit consommer toute sorte de liquide qu’il s’agit d’eau, de jus de fruits frais, de tisanes, d’infusions ainsi que des soupes et des bouillons (idéalement à base de légumes). Mais à côté de l’hydratation, il ne faut pas oublier le lavage nasal à base de solution physiologique comme l’eau de mer. Ceci est important pour qu’il n’y ait pas de surinfection bactérienne. De fait, le virus de la grippe détruit la muqueuse du système respiratoire, ce qui peut engendrer une prolifération bactérienne. Et pour se protéger contre ce problème, il suffit de multiplier les lavages du nez par les produits adéquats afin d’éviter une éventuelle infection bactérienne. Si on respecte les règles de la bonne hygiène, qu’on applique les gestes barrières, qu’on s’hydrate et qu’on veille à baisser la fièvre, la grippe ne dépassera pas 3 à 5 jours. Et « l’intrus » finira par être éjecté par notre système immunitaire.
Attention au stress !
Pour ce qui est du repos, explique le Dr Abdennadher, s’il est globalement préconisé, en ce qui me concerne, je ne préconise pas le repos de façon automatique. J’explique : je crois pertinemment que chaque être humain est différent. Certaines personnes ne supportent pas d’être alité et d’être privé de sortie. Il s’agit souvent des personnes actives qui s’épanouissent en bougeant. Le fait même de leur imposer le lit et le repos total peut générer du stress chez eux. Il n’existe donc pas de formule adaptable à toutes et à tous. Certes l’idéal serait qu’une personne grippée garde le lit, mais si cela peut stresser le patient, nous nous montrons tolérants ! D’ailleurs, un bon médecin doit être à l’écoute des besoins de son patient. Si ce dernier tient à rester actif et à aller travailler en étant malade, soit ! Qu’il le fasse ! Mais à la seule condition de ne pas exposer son environnement au danger de la contagion. Si la pratique des activités lui fait plaisir, ceci baissera son stress. Et autant le dire : le stress n’aide pas du tout ! Pis encore, il s’agit d’un facteur aggravant de l’état de la santé parce qu’il affaiblit le système immunitaire.
Dès lors si le patient éprouve du plaisir à aller travailler, il doit se montrer responsable. Et j’entends par responsable qu’il prenne son traitement, qu’il porte une bavette, qu’il ait du gel hydro-alcoolique dans sa poche, qu’il ne s’adonne pas aux étreintes et aux embrassade, qu’il ne partage pas ses affaires personnelles et n’utilise pas celles d’autrui, qu’il tousse et éternue dans l’intérieur de son coude ou dans du papier mouchoir qu’il enveloppe avec soin et jette illico presto à la poubelle.
Bref, on essaye de réappliquer à la lettre les mêmes consignes que nous avons utilisé lors de la pandémie du coronavirus puisqu’il s’agit aussi de maladie virale ! Car, qui dit maladie virale, dit risque de contagion. Et dois-je noter ici, que si nous avons été très secoués par le coronavirus tant il s’agit d’une épidémie, nous autres médecins, affrontons chaque année moult maladies virales. Nos hôpitaux sont souvent archicombles en période de pic, notamment grippal. Et pour toutes ces raisons réunies, nous préférons que le patient reste à la maison quitte à ce qu’il pratique ses activités depuis la maison ! Seuls ceux dotés par un grand sens de responsabilités seraient autorisés de sortir.
De façon générale, il ne faut pas céder à la volonté du patient si cela ne sert pas sa santé. Car si le patient tient à se rendre sur les lieux de son travail tout en ayant le virus de la grippe, le médecin traitant sera contraint de lui prescrire des anti-inflammatoires ou des corticoïdes.
Les corticoïdes agissent sur les symptômes, pas la maladie !
Il faut appeler un chat, un chat ! Les corticoïdes ne sont pas inoffensifs ! Ils agissent certes contre les symptômes. Mais, ces symptômes prouvent que le système immunitaire répond et fonctionne. Donc, en contrant les symptômes via les corticoïdes, on émet une sorte de message au système immunitaire : celui de se mettre au repos ! Et on inhibe par conséquent la défense naturelle du corps humain ! Ce dernier ne fonctionne plus et laisse les corticoïdes agir à sa place. Or seul le système immunitaire est capable de vaincre un virus et de l’éjecter en tant qu’intrus. Les corticoïdes eux, vont faire disparaître les symptômes, par contre le virus va continuer de ravager le corps de façon insidieuse ! D’où la gravité de la chose ! Une fois que l’effet des corticoïdes prend fin, le corps sera tellement affaibli qu’à la moindre maladie, que le patient se retrouvera admis au service de réanimation !
D’ailleurs, c’est ce qui s’est passé durant le pic du coronavirus. Au tout début de l’épidémie, plusieurs personnes ont été tellement asthéniques et affaiblis par les symptômes qu’on leur a prescrit des corticoïdes pour les soulager. Sauf qu’on a su par la suite qu’un grand pourcentage de ceux ayant été admis en réanimation, sont justement ceux qui ont pris des corticoïdes en début de maladie. Certes leur état s’améliore au départ, mais au bout de trois, cinq, voire 10 jours, le taux d’oxygène dans le sang chute parce que le virus s’est bel et bien propagé sans symptômes et ravagé le corps !
Nonobstant, je ne dis pas du tout que les corticoïdes sont toujours néfastes ou nuisibles ! Bien au contraire, ce genre de médication a ses propres indications précises. Et seul le médecin est à même de les prescrire aussi bien pour le traitement des états grippaux comme dans d’autres maladies lorsqu'il le juge nécessaire et lorsque l’état du patient l’exige ».
A suivre...
Augmentation de 28% des recettes du tourisme à environ 7 milliards de dinars en 2023
Les indicateurs financiers et monétaires publiés aujourd'hui, jeudi 4 janvier 2024, par la Banque Centrale de Tunisie, ont montré que les recettes du secteur touristique ont atteint 6,8 milliards de dinars depuis le début de l'année dernière et jusqu'au 20 décembre, soit une augmentation de 28%, soit 1,5 milliard de dinars par rapport à la même période en 2022. Cela a dépassé pour la première fois le rendement du secteur depuis le déclenchement de la pandémie de Corona, le chiffre de référence de ses revenus est estimé à environ 5,6 milliards de dinars en 2019.
Le tourisme a enregistré l'année dernière une reprise remarquable en accueillant 8,8 millions de visiteurs, soit une hausse de 49,3% sur un an, ce qui lui a permis de dépasser le record enregistré en 2019 (8,7 millions de visiteurs), rappelant que l'objectif des autorités de tutelle était de restaurer 80 pour cent des flux touristiques enregistrés avant la pandémie. Depuis le 10 du mois dernier, cet objectif a été dépassé avec succès.
Il est probable, selon les estimations officielles, que les recettes pour l'ensemble de l'année 2023 atteindront environ 6,9 milliards de dinars. Les Algériens arrivent en tête des visiteurs (2,7 millions), suivis des Libyens (2,1 millions) puis des Français (+14,6 pour cent, avec 974 000 touristes). A noter que le secteur a clairement commencé à se redresser depuis 2022, où 68 pour cent du nombre de touristes Le nombre de touristes enregistré en 2019 a été rétabli. Selon la Banque mondiale, cette reprise a permis au pays de réduire le déficit du compte courant, grâce à l'afflux accru de devises étrangères.
Au cours de la dernière décennie, le tourisme, qui représente 9 % du produit intérieur brut, a souffert des répercussions de la révolution, puis de deux attentats terroristes en 2015 qui ont causé la mort de 60 touristes au musée du Bardo et à Sousse.
Cependant, l'augmentation enregistrée l'année dernière du nombre de touristes et du niveau des revenus du secteur intervient suite à l'amélioration de la sécurité dans le pays et du renforcement de la stabilité des institutions, parallèlement au retour des touristes européens après une période d’attente due à la pandémie.
La Tunisie est classée 15ème parmi les destinations touristiques les plus visitées au monde et troisième en Afrique après l'Egypte et le Maroc. La reprise du tourisme dans le pays est une bonne nouvelle pour l'économie nationale, car le tourisme représente une source de revenus pour des centaines de milliers de travailleurs et de pneus. Sa reprise devrait contribuer à soutenir la croissance économique dans les années 2023 et 2024, alors que les autorités de tutelle cherchent à renforcer le secteur en développant le produit touristique et en améliorant les services fournis aux touristes.
Les Émirats investissent 10 milliards de dollars au Maroc
La société énergétique nationale d'Abou Dhabi, TAQA, annonce un investissement colossal de 10 milliards de dollars dans un projet marocain d'hydrogène vert, pesant 6 GW.
Cette initiative vise à ériger une infrastructure de pointe dans la région de Dakhla-Oued Eddahab, au cœur du Sahara occidental, mettant en lumière le potentiel gigantesque de cette zone pour le développement des énergies renouvelables.
Cette région attire désormais les regards scrutateurs des investisseurs, illustré par l'intérêt grandissant pour des projets à grande échelle. Le projet White Dunes, une entreprise de 8 GW initiée par la société holding d'investissement marocaine Falcon Capital Dakhla et le développeur français HDF Energy, ainsi que d'autres initiatives, ont considérablement renforcé le potentiel énergétique régional. Le Maroc, en quête d'indépendance énergétique et de réduction de son empreinte carbone, voit dans ces investissements une opportunité majeure pour atteindre ses objectifs ambitieux.
Rappelons que la société Total Eren, filiale de TotalEnergies, a jeté son dévolu sur une vaste superficie dans la région de Guelmim-Oued Noun pour y implanter un projet mixte d'énergie éolienne et solaire. Simultanément, le développeur CWP Global projette la construction d'une installation d'ammoniac renouvelable à Tan-Tan, avec une capacité stupéfiante de 15 GW, alimentée par l'énergie éolienne et solaire.
La volonté d'investir massivement dans les énergies renouvelables du Maroc renforce l'idée d'une transition énergétique globale et témoigne de la confiance croissante des acteurs internationaux dans le potentiel inexploité de ces zones. Cependant, ces développements s'accompagneront probablement d'une surveillance attentive de la part de la communauté internationale, étant donné le contexte sensible entourant la région.
Dans cette course vers une économie énergétique plus verte, le Maroc émerge comme un pôle d'attraction pour les investissements mondiaux, tout en restant au cœur de débats intenses et complexes sur la politique, la souveraineté et l'environnement.
La rédaction-LeQuotidien
CAN: Quelles récompenses pour les vainqueurs ?
La CAF vient d'annoncer une nouvelle augmentation pour les vainqueurs de la prochaine CAN de Côte d'Ivoire qui commencera le 13 janvier courant.
Le vainqueur final aura droit à 7 millions de dollars, le finaliste 4 millions de dollars, les deux demi-finalistes 2,5 millions de dollars et les quarts finalistes chacun 1,3 millions de dollars. De quoi motiver au plus haut point les sélections participantes.
Les Aigles de Carthage, appelés à se montrer ambitieux dans cette édition, devraient viser une place dans les tours avancés et pourquoi pas les demi-finales au moins.
J.B.
Le feu se déclenche à Souk Jara, Gabès
Encore une fois, le marché du henné à Gabès a été incendié aujourd’hui, 04 janvier 2024, à quelques minutes à peine de 14h.00.
Les flammes ont dévoré une partie du Souk Jara à Gabès causant des dégâts matériels assez significatifs, mais sans causer de dégât humain. Fort heureusement, le feu a rapidement été maîtrisé et les autorités compétentes annoncent qu’il n’y a pas eu ni victimes ni blessés.
Il faut dire qu’il ne s’agit pas du premier incendie dans le genre ! La région a souvent été victime d’incendie durant l’année 2022. En mai 2022 c’est la forêt des Ghnancha relevant de la délégation d'El Hamma qui a été dévorée par les flammes. 400 palmiers ont été ravagés durant cet incendie...
Commerce international et changement climatique : Blocages en cours, révolution économique à venir ?
Le commerce international, une colonne vertébrale de la croissance économique mondiale, est aujourd'hui confronté à des défis majeurs, exacerbés par les conséquences du changement climatique. Les blocages récents dans des passages maritimes vitaux, tels que le canal de Suez et celui de Panama, ont mis en lumière la fragilité de nos chaînes d'approvisionnement mondiales.
La mer Rouge, traversée par le canal de Suez, est un corridor crucial où transite près de 12% du commerce mondial. Malheureusement, cette voie maritime a été sujette à des attaques par des militants houthis depuis mi-novembre, perturbant le transit de navires entre l'Asie et l'Europe. Ces incidents sécuritaires représentent un sérieux défi et suscitent des inquiétudes quant à l'impact sur les échanges commerciaux mondiaux.
De plus, le canal de Panama, reliant les océans Pacifique et Atlantique, connaît des niveaux d'eau exceptionnellement bas, entraînant des restrictions de transit et augmentant les coûts logistiques. Cette réduction drastique de capacité impacte près de 5% du commerce maritime mondial, influant notamment sur les transports de carburants américains et de céréales vers l'Asie.
Ces blocages affectent directement les coûts de transport et pourraient engendrer une hausse de l'inflation. La redirection des navires autour du Cap de Bonne-Espérance ajoute non seulement des coûts supplémentaires mais rallonge également les trajets. Bien que les prix du pétrole et du gaz n'aient pas encore subi d'augmentations significatives, l'avenir reste incertain face à ces perturbations.
Les répercussions sur l'inflation mondiale dépendront de la persistance de ces blocages et de l'apparition d'autres perturbations. L'exemple récent de la baisse des prix du gaz en Europe suite à la possible redirection du gaz naturel liquéfié américain destiné à l'Asie souligne la volatilité des marchés et la nécessité d'une gestion agile des itinéraires commerciaux.
La complexité de cette situation découle également des changements climatiques qui entraînent des phénomènes météorologiques extrêmes perturbant les chaînes d'approvisionnement mondiales. Les entreprises doivent désormais intégrer ces risques climatiques dans leur gestion, anticipant inondations, sécheresses ou tempêtes susceptibles d'entraver la production et le transport des biens.
La réponse à ces défis combinés du changement climatique et des blocages dans les voies maritimes critiques nécessite une réflexion profonde et des actions innovantes pour créer des modèles de commerce plus durables. L'avenir du commerce mondial dépendra de notre capacité collective à relever ces défis, en alignant la prospérité économique sur la préservation de l'environnement.
BTS Bank : Appui important des entreprises communautaires pour 4 Millions de Dinars
La BTS Bank affirme aujourd’hui jeudi 4 janvier 2024 qu’elle a approuvée en 2023 le financement de 15 entreprises communautaires (EC) et ce, pour une enveloppe d’investissement de l’ordre de 4 Millions de Dinars.
Ces entreprises opèrent principalement dans les domaines des services agricoles, de l’élevage, des industries agro-alimentaires et des énergies renouvelables. Ainsi, la BTS Bank a procédé à la distribution d’un premier lot d’approbations de financement en fin d’année 2023 au profit de sept entreprises communautaires. Ce qui représente une enveloppe d’investissement de l’ordre de 1,6 Million de Dinars.
Par ailleurs, on note que cette classe de crédits s’inscrit dans le cadre d’une ligne de financement approuvée dans la cadre de la loi de finances 2023 avec des conditions particulières, pour un montant d’investissement plafonné à 300 Mille Dinars remboursables sur une durée de sept ans, avec une période de grâce d’une année et un taux d’intérêt annuel de 5%. Elle est destinée aux entreprises communautaires.
La banque s’attend, par ailleurs, à une accélération du rythme de financement des EC au cours de l’année 2024 notamment par le biais du renforcement de la ligne de financement d’un montant de 20 Millions de Dinars outre l’afflux croissant à la constitution de cette catégorie d’entreprises sur le plan local et régional, dans les divers secteurs économiques.
La BTS Bank, anciennement connue sous le nom de Banque de Solidarité, a annoncé l’année dernière le déploiement d'une nouvelle catégorie de prêts consacrés au financement des entreprises communautaires. Ce dispositif, faisant partie du projet de longue haleine du Chef de l’Etat Kaïs Saïed, vise à promouvoir l'équité sociale et une répartition équitable des richesses, comme il l'a fréquemment souligné.
Définies par le décret présidentiel n°15 de 2022, il existe deux formes d’EC : locales et régionales. Une EC locale peut proposer un ou plusieurs services dans une ou plusieurs localités voisines du même gouvernorat, sans nécessairement couvrir l'ensemble du territoire de celui-ci. À l'inverse, une EC est qualifiée de régionale lorsque son champ d'action s'étend à plusieurs localités non adjacentes, offrant cependant un seul service.
Pour être reconnues en tant que telles, les entreprises communautaires doivent compter au minimum 50 actionnaires, tous électeurs dans la région d'implantation de l'entreprise. Le capital social minimal des EC s'élève à 10 000 dinars, et passe à 20 000 dinars pour les EC régionales.
Le décret présidentiel 2022-15 stipule aussi que chaque actionnaire ne peut posséder plus d'une action, et que chaque actionnaire ne peut représenter qu'un seul vote, indépendamment de la part de sa participation au capital de l'entreprise.
Enfin, les EC locales sont autorisées à participer au capital des EC régionales « si elles ont des activités communes ou complémentaires », d’après le texte de loi.
Enquête sur des soupçons de corruption financière et administrative à la Société tunisienne de sidérurgie « El Fouladh
Une enquête a été ouverte sur des soupçons de corruption financière et administrative à l'usine sidérurgique de Menzel Bourguiba.
Le ministère public près le Tribunal de première instance de Bizerte a ordonné à la brigade centrale de la Garde nationale de l’Aouina l’ouverture d’une enquête judiciaire pour suspicions de corruption financière et administrative au sein de la société tunisienne de sidérurgie « El Fouladh ».
Cette enquête intervient après la visite du président de la République, Kais Saied à l’usine de la société tunisienne de Sidérurgie « El Fouladh », à Menzel Bourguiba, le 26 décembre dernier.
« El Fouladh », qui dispose de l’unique usine sidérurgique dans le pays, a affiché une perte de 44,8 MD en 2020, après un déficit de 27,1 MD enregistré en 2019. Le chiffre d'affaires de la société a reculé de 21% sur la même période.
La société a enregistré un déficit de 25,8 millions de dinars (MD), durant l’exercice 2021, portant le déficit en fonds propres de la société à 333 MD, selon ses états financiers.
Balha et Zgaw : loin des yeux, près du cœur !
Le 4 janvier, une date oh combien atroce pour les supporteurs du football tunisien, notamment ceux des deux pôles de la capitale.
Il s’agit de la date à laquelle sont partis deux des joueurs le plus aimés, appréciés et chéris de la Tunisie, Hédi Berrekhissa, alias « Balha » et Lassaad Ouertani, alias « Zgaw ». Deux joueurs qui sont partis très tôt et qui ont laissé une image de guerriers et de combattants.
Hédi Berrekhissa est décédé le 4 janvier 1997. Seize ans plus tard, le 4 janvier 2013, Lasaad Ouertani est, lui aussi, parti.
Balha, décédé « sur le champ de bataille » en début d’année 1997, au stade Chedly Zouiten, lors du match gala entre l’Espérance Sportive de Tunis et l’Olympique Lyonnais, était le meilleur latéral de sa génération. Il a marqué son époque grâce à sa grinta certes, mais également son aisance technique et sa rigueur défensive.
Qui de nous ne se souvient pas de sa prestation légendaire face au Zamalek d’Egypte, un certain 17 décembre 1994.
Bardé de titres locaux, continentaux et arabes en plus du graal afro-asiatique, Balha s’est vu décerner, en 1995, le titre du meilleur joueur arabe de l’année. Au sommet de son art et à son apogée, il nous a quitté à l’âge de 24 ans.
Il fait partie de ces rares joueurs qui ont fait l’unanimité auprès des différents supporteurs. Tout comme Lassaad Ouertani.
Capitaine exemplaire, grand frère, guide spirituel du côté des vestiaires et dynamo clubiste sur le terrain, Lassaâd Ouertani alias Zgaw, constituait l’archétype du compétiteur accompli.
Pur produit du centre de formation de la Jeunesse Sportive Kairouanaise, Zgaw est passé au Stade Tunisien où il a remporté la Coupe arabe des clubs et la Coupe de Tunisie, avant d’atterrir au Parc Mounir Kebaïli. C’était le début d’une grande histoire d’amour entre le capitaine avec le maillot flanqué 14 et les supporteurs clubistes.
S’il faudra choisir une qualité pour décrire Zgaw, ça sera certainement sa capacité à ne jamais lésiner sur l’effort. Le public clubiste le lui rendait bien.
Il nous a quitté un certain 4 janvier 2013, suite à un accident de la route.
Balha et Zgaw sont certes parti pour un monde meilleur, mais ils seront, à jamais, inscrits dans le « Hall of Fame » du football tunisien comme deux gladiateurs légendaires, et, surtout, dans le cœur des supporteurs.
Paix à leurs âmes…
En « Quête de liberté » ? Manifestez-vous
Passionnés d’écriture ? Tant d’idées dans la tête à l’attente d’un clic ? Cet atelier d’écriture que propose la poète, performeure et chercheure Selima Atallah Chettaoui à l’Institut français de Tunis (IFT), le 6 janvier est pour vous.
« Quête de liberté » ainsi s’intitule ce rendez-vous qui explore l’héritage de Gisèle Halimi et qui plonge dans ses œuvres. Prévu à la médiathèque de l’IFT de 14h30 à 17h00, l’atelier sera une occasion pour les participants pour découvrir Gisèle Halimi, cette avocate, militante féministe et femme politique franco-tunisienne née le 27 juillet 1927 à la Goulette et morte le 28 juillet 2020 à Paris et dont le parcours a été riche en combats.
Elle a entré au barreau de Tunis en 1949 et a exercé en Tunisie et en France. Fortement engagée, elle a milité pour l’indépendance de l’Algérie, dénonçant les tortures pratiquées par l’armée française et a défendu les militants algériens poursuivis par la justice française, pendant la guerre de libération de l’Algérie. Elle a également présidé une commission d’enquête sur les crimes de guerres américains au Viêt Nam.
Féministe, elle s’est battue pour la libéralisation de l’avortement et la criminalisation du viol et elle a signé de nombreux ouvrages et essais. Son livre « Une farouche liberté » a fait l’objet de différentes éditions et de traductions.
L’atelier d’écriture sera une occasion pour libérer les mots et pour aider ces jeunes passionnés d’écriture à mettre noir sur blanc leurs idées et leurs émotions. Pour joindre l’équipe, les intéressés n’ont qu’à visiter le site de l’IFT et écrire à l’artiste Selima Atallah Chettaoui.
Imen.A.
EST : Tarak Thabet sur le départ, un entraîneur étranger pour lui succéder
L'information est en passe d'être confirmée, Tarak Thabet, pris à partie par une frange du public Sang et or hier à Rades après le match EST-CAB serait partant.
Pourtant, ce même entraîneur bien applaudi à son arrivée pour suppléer Chaâbani est aujourd'hui hué.
L'Espérance est première de la poule B sans aucune défaite et passe au play-off avec trois points de bonus.
Aux dernières nouvelles, un entraîneur étranger serait sur les tablettes des dirigeants du doyen des clubs tunisiens.
Kaïs Saïed appelle la nécessité de trancher dans les affaires en suspens
En recevant hier soir Leila Jaffel, ministre de la Justice, au Palais de Carthage, le président de la République Kaïs Saïed a mis l'accent sur la nécessité de trancher dans les affaires en suspens depuis plus d'une décennie devant les tribunaux.
Il a, dans ce même ordre d'idées, insisté sur l'obligation des juges d'assumer leur responsabilité historique à assainir le pays des réseaux qui ont et continuent encore de nuire et de ceux qui sont à la solde des parties étrangères.
Kaïs Saïed a, en outre, ordonné de poursuivre judiciairement tous ceux qui ont vandalisé les institutions et les structures. ''Nombreuses sont les preuves qui confirment que ces institutions ont été implicitement pillées et mises dans un état de faillite pour que des lobbies puissent s'en accaparer. Et ce, depuis la mise en place du présumé programme de restructuration" lit-on dans un communiqué publié par la page officielle de la Présidence de la République
















