Collecte des parrainages : Nouvelles mesures
L'Instance Supérieure Indépendante pour les Élections a annoncé que la personne chargée de collecter les parrainages n'a pas besoin de présenter une décision de mandat de la part du candidat.
Dans un communiqué publié ce lundi 22 juillet 2024, l'ISIE a prcisé qu'il suffit seulement d'indiquer l'identité ainsi que le numéro de carte d'identité nationale sur le formulaire de parrainage et de remettre les parrainages collectés au candidat. Ce dernier les présentera par la suite à l'ISIE dans son dossier de candidature.
Analyse américaine : L’écosystème des affaires Tunisien dispose d’avantages comparatifs multiples
Le Département d’Etat américain vient d’élaborer une analyse faisant état de la situation économique et du climat des affaires en Tunisie.
En 2023, l’économie tunisienne a continué d’être fortement impactée par les effets des tensions géopolitiques, les problèmes d’approvisionnement en eau qui ont diminué la production agricole et la pression croissante sur les finances publiques. Malgré la reprise du secteur du tourisme suite à la pandémie du COVID-19, le PIB tunisien n’a progressé que de 0,4 % en 2023 après une croissance de 2,4 % en 2022 et de 3,1 % en 2021, indique l’analyse du Département d’Etat US.
Avantages comparatifs
L’analyse a évoqué la lourdeur bureaucratique, le poids des entreprises publiques dans l’économie et l’impact de l’informel sur les activités des secteurs.
Toutefois, on a noté que la Tunisie dispose d’atouts multiples qui sont notamment sa proximité avec l'Europe, l'Afrique subsaharienne et le Moyen-Orient, des accords préférentiels ou de libre-échange avec l'UE et une grande partie de l'Afrique, une main-d'œuvre instruite et un intérêt affiché pour attirer les investissements directs étrangers (IDE) au niveau de plusieurs secteurs tels que l'agroalimentaire, l'aéronautique, les infrastructures, les énergies renouvelables, les technologies de télécommunication et les services restent prometteurs.
La baisse de la valeur du dinar au cours des dernières années a renforcé l'activité d'investissement et d'exportation dans les secteurs de la fabrication de composants électroniques et du textile, précise le rapport.
L’investissement international
Selon les données révélées au niveau de l’analyse du Département d’Etat US, les autorités nationales donnent la priorité à l'attraction et à la rétention des investissements, en particulier dans les régions intérieures et à la réduction du chômage en accordant des avantages fiscaux, en subventionnant les cotisations de sécurité sociale pour les recrutements tout en offrant des primes d'investissement.
Il a été précisé, à cet effet, que plus de 3 860 entreprises étrangères opèrent actuellement en Tunisie, et que les autorités ont toujours encouragé les IDE orientés vers l'exportation dans des secteurs clés tels que les centres d'appels, l'électronique, l'aérospatiale et l'aéronautique, les pièces automobiles, le textile et l'habillement, le cuir et les chaussures, l'agroalimentaire et d'autres industries légères.
A ce titre, en 2023, les secteurs qui ont attiré le plus d'IDE étaient l'électricité et l'électronique (27,3%), l'énergie (19,7%), les services (17,5%), la mécanique (10,7%), le plastique (5,9%), le textile (5,4%) et l'agroalimentaire (3,8%).
En revanche, on note que les investissements étrangers se concentrent dans la capitale Tunis et ses banlieues (50,8%), la région côtière du nord (24%), la région côtière de l'est (16,3%) et la région du nord-ouest (4,6%).
RDV à Monastir avec cet oublié dans l’histoire qui fait courir les lecteurs
« L’oublié dans l’histoire » de Rayhan Bouzguenda continue à faire le bonheur des lecteurs et des lectrices. Lauréat du prix Béchir Khraïef du roman, décerné lors de l’édition 2024 de la foire internationale du livre de Tunis, ce premier roman de l’autrice, sera cet après- midi présenté à « Dar Echaraa » (Association de la sauvegarde de la médina) à Monastir et ce dans le cadre de la manifestation estivale « massif Al kiteb ». A sa deuxième édition, le roman est paru chez Ibn Arabi Éditions.
Orchestrée par la bibliothèque publique de Monastir, la rencontre aura lieu à 17h00 et elle sera animée par la chercheuse et écrivaine Ihsen Mardini Ben Salah. La rencontre sera une occasion pour que les lecteurs découvrent lors de ce rendez-vous estival l’histoire de Yasmine qui s’est trouvée -par un simple hasard ou peut-être c’est le destin qui l’a voulu- embarquée dans une grande aventure. Une aventure qui a changé toute sa vie…Comment un livre peut-il changer une vie? Le destin est plus fort que notre volonté ? Qui est cet oublié dans l’histoire que Yasmine tente de dévoiler son identité ? Dans un subtil jeu basé sur une dualité : la mémoire et l’oubli, l’autrice raconte sa propre histoire, leurs histoires…jetant son lecteur dans un labyrinthe de mots et de maux…
Comme des poupées russes, une histoire dans l’histoire, l’autrice nous fait révéler petit à petit, en douceur et avec beaucoup d’élégance, les récits et les vécus de ses « protagonistes »... Les vies et les destins se croisent sur les pages de ce roman captivant où dialoguent également d’autres auteurs. Entre le passé et le présent, Rayhane Bouzguenda mène son voyage, son enquête avec l’espoir de relever un grand mystère…
De son roman qui l’a bien introduit à la scène littéraire tunisienne, annonçant la naissance d’une belle plume, de ses « personnages » qui sont mi- réels, mi fictifs, de ce peintre maudit et surtout du roman d’aventures « L’île aux trésors » qui a été le déclic de l’écriture de ce roman et qui est au cœur de l’histoire de cet « Oublié dans l’histoire », Rayhane Bouzguenda parlera cet après-midi. En vacances à Monastir ou dans l’une des villes avoisinantes n’hésitez pas à mettre cette rencontre sur votre plan. Question de faire d’une pierre deux coups : primo découvrir ce roman tunisien qui, aujourd’hui à sa 2ème édition, et qui a été primé et secundo faire le tour de « Dar Echaraa », ce beau monument de la médina de Monastir.
Imen Abderrahmani
Abir Moussi de nouveau devant la justice
La présidente du Parti Destourien Libre , Abir Moussi, doit comparaître aujourd'hui, lundi 22 juillet 2024, en état de détention, devant la Chambre criminelle du Tribunal de première instance de Tunis pour être jugée en vertu de l'article 24 du décret n°54.
Notons qu'un mandat de dépôt a été émis contre Moussi suite à une plainte déposée par l'Instance Supérieure Indépendante pour les Élections en raison d'une déclaration médiatique qu'elle a faite à propos de l'Instance.
Après avoir rendu sa décision de clôturer l'enquête dans ce dossier, le juge d'instruction a décidé de renvoyer la présidente du PDL devant la Chambre criminelle du Tribunal de première instance de Tunis pour être jugée pour les faits qui lui sont attribués.
Il est important de préciser que l'article 24 punit de cinq ans de prison et d'une amende de cinquante mille dinars toute personne qui utilise intentionnellement des systèmes de communication pour propager de “fausses nouvelles”, des données trompeuses ou des “rumeurs” dans le but de nuire aux droits d'autrui, de compromettre la sécurité publique ou nationale, ou de “semer la terreur parmi la population”.
La kora perd son maître malien
Les hommages continuent de pleuvoir après la mort de Toumani Diabaté, vendredi 19 juillet. Surnommé « Le roi de la kora », l’artiste malien, décédé à l'âge de 58 ans à Bamako, a été inhumé samedi 20 juillet 2024. Le chanteur sénégalais Youssou Ndour a salué « un virtuose de la kora, un arrangeur musical hors pair », sur X. La diva malienne Oumou Sangaré affirme que « le monde de la musique perd aujourd'hui l’un de ses plus grands ambassadeurs », sur Facebook. Le chanteur malien Salif Keita a déploré sur les réseaux sociaux « la perte (du) trésor national » du Mali.
Connu pour être un virtuose de la kora, instrument de musique traditionnel d'Afrique de l'Ouest, Toumani est l’un des grands maîtres de la kora, instrument d’Afrique de l'Ouest composé de 21 cordes, d’une calebasse et d’une peau de vache.
Né en 1965 à Bamako, Toumani Diabaté était issu d’une famille de griots, gardiens des traditions et compteurs des récits historiques de l’Afrique de l’Ouest.
Il a joué en compagnie de grandes stars maliennes dont Ballaké Sissoko, un autre grand joueur de la kora, et Ali Farka Touré, grand nom de la musique de ce pays ouest-africain
Le rappeur K2RYM, candidat à la présidentielle
Le rappeur tunisien Karim Gharbi, alias K2Rym, se présentera à l'élection présidentielle prévue le 6 octobre 2024.
Le nom du rappeur apparaît dans la liste des personnes désirant collecter des parrainages,sur le site web officiel de l'Instance supérieure indépendante pour les élections.
Carmen enflamme Carthage et son public
Voilà, encore une belle soirée qui a drainé le grand public, contrairement à ce qui a été attendu pour ce genre de spectacles. « Carmen » continue à séduire les publics là où il est joué. Dimanche soir, un grand public a été au rendez-vous pour découvrir cette « Carmen » tunisienne qui a fait beaucoup parler d’elle et de sa grâce. Production de l’Opéra de Tunis, cette création est chorégraphiée et mise en scène par Sofiène Abou Lagraa, avec la précieuse participation de l’Orchestre Symphonique Tunisien, dirigé par le Maestro Fadi Ben Othman et les voix d’Opéra tunisiennes dirigées par Elyes Bellaghi, d’après une adaptation en dialecte tunisien de Sabrine Janhani.
Devant un public exceptionnel qui a suivi attentivement, pendant deux heures et demie, les quatre actes de cet opéra qui a fait la renommée de Bizet, inspiré du roman du même nom, « Carmen », adapté en 1846 par Prosper Mérimée, les artistes tunisiens ont joué, sublimant l’assistance.
Opéra musical et dansé porté par 148 comédiens et 11 chanteurs, « Carmen », après des représentations données en français à la Cité de la Culture, a été joué à Carthage en dialecte tunisien, ce qui représente une première dans le domaine de la musique lyrique.
De longs préparatifs et des efforts colossaux ont été déployés par l’équipe de l'opéra « Carmen » pour réussir cette rencontre avec un public exceptionnel qui a rempli les gradins de Carthage. Sur scène l’accent a été mis sur les moindres détails de la musique, de la chorégraphie et de l'éclairage pour restituer une œuvre harmonieuse atteignant le summum de l’art de l’opéra en Tunisie.
La performance des acteurs habillés par des costumes d’époque aux couleurs vives façonnés par les créateurs de mode internationaux Paola Lo Sciuto et Tarek Ben Amara, a livré une œuvre 100% tunisienne.

Les partitions ont été exécutées par l’Orchestre Symphonique Tunisien et chantés par Hassan Doss, Maram Bouhabal, Haytham Hadhiri, Nesrine Mahbouli, Wajd Akrout, Zaineb Sherif, Mohamed Ali Zouch, Dhia Rais et Haithem Kdiri.
L’opéra raconte l'histoire du policier Don José, interprété par Hassan Doss, qui tombe amoureux de la gitane Carmen (Maram Bouhbel), une femme au comportement volatile qui le transforme d’un soldat obéissant en un vilain hors-la-loi étant donné que son amour pour elle n’a pas été simple et facile. Les événements s’intensifient et l'amour de Don José pour Carmen évolue à un tel point qu’il finit par la tuer à cause de son intense jalousie, après qu’elle l’ait abandonné et s’est liée à un autre homme, un toréro, qui pratique la corrida.
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« Carmen » est une œuvre vivante qui incarne la dualité de l’amour et de la trahison et son impact sur les relations humaines. Les controverses de ce drame ont fait de la scène du théâtre de Carthage une arène de conflit entre un policier et un torero face à face dans un duel pour la conquête du cœur d’une femme, ont transporté le public dans un monde magique mêlant théâtre, opéra et danse.
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Un opéra auquel le metteur en scène Sofiène Abou Lagraa a apporté sa touche artistique sculptée par des artistes et des danseurs qui ont combiné dans un jeu d'acteur élaboré et des scènes de danse une œuvre sublime digne de cette épopée lyrique.
L’opéra « Carmen » est une pièce musicale et dansée dont les scènes ont été écrites au 18ème siècle. Le cadre magique du théâtre romain lui a donné une esthétique scénique unique auquel les performances saisissantes des sopranos Hassan Doss, Haythem Hadhiri, Maram Bouhbel, Nesrine Mahbouli et le reste des artistes ont apporté une note saisissante.
Coup de théâtre aux USA : Joe Biden retire sa candidature à l'élection présidentielle !
Joe Biden, le président des États-Unis candidat démocrate à sa réélection, a annoncé ce dimanche 21 juillet qu'il se retirait de la course à la Maison Blanche. Un séisme dans la campagne présidentielle américaine, marquée le samedi 13 juillet par une tentative d'assassinat contre Donald Trump.
Cette annonce survient à moins de quatre mois du scrutin, prévu le 5 novembre prochain. Un nouveau candidat du Parti démocrate doit le remplacer pour affronter son rival républicain.
Elle intervient en outre alors que de plus en plus de doutes se faisaient entendre concernant la capacité de Joe Biden, âgé de 81 ans, à assurer la présidence des États-Unis pour quatre ans de plus.
D'abord discrètes quand le président démocrate multipliait les lapsus, les critiques se sont faites plus nombreuses après un débat catastrophique face à Donald Trump. Devant des millions d'Américains, l'octogénaire est apparu en difficulté constante, ayant du mal à s'exprimer quand son opposant alignait les arguments clairement les uns après les autres.
Un candidat sous pression depuis plusieurs semaines
Des représentants à la Chambre, quelques sénateurs…. et même George Clooney ou le bureau éditorial du New York Times: soutiens de Biden en début d'année, tous lui demandaient après le jeudi 27 juin de "passer le flambeau".
Les figures historiques du Parti démocrate, Nancy Pelosi et Chuck Schumer, ont aussi fini par céder. L'ancienne Speaker de la Chambre des représentants et le chef actuel de la majorité démocrate au Sénat ont compris qu'une défaite de Joe Bien pouvait signifier une "vague rouge" au Congrès en novembre, les Américains se rendant aux urnes le même jour pour élire leur président, leurs députés et leurs sénateurs.
Au début du mois pourtant, l'octogénaire assurait qu'il pourrait abandonner si et seulement "si le Seigneur tout-puissant descendait et disait 'Joe, retire-toi de la course'".
Mais le jeudi 11 juillet, signe de la fin, Joe Biden faisait la gaffe la plus monumentale de son mandat en appelant Volodoymyr Zelensky "président Poutine" lors du sommet de l'Otan à Washington. Deux heures plus tard, en conférence de presse diffusée en direct et en prime-time, il évoquait son "vice-président Trump" au lieu de Kamala Harris.
Tout s'est accéléré après la tentative d'assassinat contre Donald Trump samedi 13 juillet, en Pennsylvanie. Quand l'ex-locataire de la Maison Blanche était accueilli en héros à la convention républicaine à Milwaukee, Joe Biden était testé positif au Covid-19. Dans une interview diffusée deux heures après avant la suspension de sa campagne et le début de sa période d'isolement, le démocrate disait qu'il réévaluerait sa candidature… si on lui diagnostiquait un problème médical.
Dans un sondage, paru le mercredi le 17 juillet, près de deux tiers des électeurs démocrates se disaient favorables à un retrait de la candidature de Joe Biden au profit d'un autre candidat.
De son côté, Donald Trump a été officiellement désigné lundi 15 juillet comme le candidat des républicains à la présidentielle. Il a choisi le sénateur républicain J.D. Vance comme colistier.
JO 2024 : la Palestine se présente avec huit athlètes, avec Gaza à l'esprit
Huit athlètes palestiniens vont participer aux Jeux olympiques de Paris à partir du 26 juillet. Alors que la guerre fait rage à Gaza, leur présence va servir de "tribune" pour sensibiliser l'opinion publique sur le génocide sioniste, selon les responsables palestiniens. Après neuf mois de conflit, la venue de ces sportifs qui s'entraînent dans des conditions précaires relève pratiquement du miracle, comme l’atteste ce reportage de l’AFP.
Pour la huitième fois depuis Atlanta en 1996, la Palestine va être représentée officiellement aux Jeux olympiques. Alors qu'ils étaient cinq athlètes il y a trois ans à Tokyo, ils seront huit à concourir à Paris cet été.
Après neuf mois de guerre et de génocide à Gaza, cette participation fait déjà figure de petit miracle. "Représenter la Palestine" aux Jeux de Paris, "c'est déjà une victoire", a ainsi résumé la ministre d'État aux Affaires étrangères de l'Autorité palestinienne, Varsen Aghabekian Shahin, lors d'une conférence de presse organisée dimanche 14 juillet à l'Institut français de Ramallah.
"Le départ de nos athlètes pour les JO 2024 intervient dans un moment très sombre de notre histoire", a-t-elle ajouté. "Vous n'êtes pas seulement des athlètes mais aussi (...) des symboles de la résistance palestinienne", a insisté la ministre.
"Le sport palestinien a été durement touché par la guerre", a abondé Nicolas Kassianides, le consul général de France à Jérusalem, lors du même événement, assurant que Paris soutenait le sport palestinien à hauteur d'un million d'euros en 2024.
Un monde sportif durement touché
Les infrastructures sportives ont en effet été largement détruites à Gaza, tandis que la pratique sportive est un casse-tête en Cisjordanie occupée. Selon Jibril Rajoub, président du Comité olympique palestinien, 400 athlètes, bénévoles et employés du monde sportif ont également été blessés ou tués depuis le 7 octobre dans le territoire assiégé par Israël.
Comme le décrit Le Monde, "le 14 novembre 2023, deux figures de l’équipe nationale de volley, Ibrahim Qusaya et Hassan Zuaiter, sont morts dans un bombardement sur le camp de Jabalia, dans la bande de Gaza. Le 18 décembre 2023, Bilal Abu Samaan, entraîneur de l’équipe nationale d’athlétisme, perd la vie sous les bombes lors d’un raid aérien. En janvier 2024, Hani al-Masdar, entraîneur de l’équipe olympique palestinienne de football, est tué par un missile tiré par un avion israélien."
Pour Jibril Rajoub, les athlètes doivent donc se servir de l'exposition médiatique qu'offrent les Jeux et en faire une "tribune" pour sensibiliser l'opinion publique sur la campagne militaire israélienne à Gaza. "C'est pour ça qu'on doit participer", a-t-il estimé. Les sportifs palestiniens sont toutefois censés se conformer au règlement du Comité international olympique (CIO) imposant la neutralité. Selon la charte olympique, "aucune sorte de démonstration ou de propagande politique, religieuse ou raciale n’est autorisée dans un lieu, site ou autre emplacement olympique".
Un seul athlète qualifié directement
La venue de ces athlètes à Paris a été un parcours d'obstacles. Un seul des huit sportifs palestiniens aux JO s'est qualifié selon les critères officiels, les sept autres ayant bénéficié d'une invitation du CIO. Pour la première fois dans l'histoire de la délégation palestinienne, le taekwondoïste Omar Ismaïl a réussi à obtenir directement son billet pour les Jeux lors du tournoi de qualification asiatique à Tai’an (Chine) sans passer par une "wild card". "J’ai rêvé de ce moment depuis que je suis tout petit. J’étais très heureux de m’imaginer à Paris avec les meilleurs athlètes au monde. Très heureux de montrer mon drapeau sur le podium", avait confié à RMC Sport en avril le jeune homme, qui s'entraîne à Dubaï.
"Je représente les Palestiniens. J’espère que les jeunes, quand ils me voient, se disent qu’ils peuvent accomplir leurs rêves, qu’ils peuvent travailler sur eux-mêmes, être comme moi ou encore meilleurs que moi", a ajouté celui qui est actuellement 61e mondial dans sa catégorie des moins de 58 kilos, même s'il a avoué "préférer parler plutôt de son sport" que de la situation géopolitique.
Parmi les sportifs palestiniens invités figurent deux athlètes spécialistes du 800 mètres, Layla al-Masri et Mohammed Dwedar. Ce dernier avait déjà participé l'an dernier aux mondiaux d'athlétisme organisés à Budapest, où il avait terminé neuvième de sa série. Mais pour lui, l'important était ailleurs. "Ma présence ici est déjà une réussite. J’ai représenté la Palestine dans un grand championnat", avait confié au Courrier de l'Atlas ce coureur de demi-fond originaire de Jéricho.
Participer pour tout un peuple
Deux nageurs palestiniens vont aussi prendre part à la compétition à Paris : Valerie Tarazi, sur le 200 mètres 4 nages, et Yazan al-Bawwab, sur le 100 mètres dos, qui avait également reçu une invitation pour les Jeux de Tokyo en 2021. Né en Arabie saoudite et résident à Dubaï, ce sportif de 24 ans a de la famille en Cisjordanie. Et il espère montrer au monde que les Palestiniens méritent d'avoir "les mêmes droits" que n'importe qui, comme il l'a expliqué à NBC. Pour lui, la participation aux Jeux déborde largement du simple cadre sportif, elle représente "un outil pour prouver au monde que nous sommes aussi des êtres humains".
Sa compatriote Valerie Tarazi, qui possède aussi la nationalité américaine, entend également mettre à profit sa présence à Paris pour s'exprimer au nom des habitants de Gaza où vivent nombre de ses proches. "Nous ne sommes pas là pour participer à la compétition seulement pour nous-mêmes ou pour nous représenter à titre personnel", a-t-elle souligné auprès de NBC. "Il s'agit de bien plus que cela."
Alors que la nageuse se concentre sur les JO, elle regrette de ne pas pouvoir faire plus pour les siens. "Je fais partie des Palestiniens les plus chanceux car je ne suis pas là-bas, mais en même temps je suis malheureuse car je ne peux pas y être. C'est trop dangereux", décrit-elle. "Cela pèse sur nous chaque jour."
Une préparation difficile pour les athlètes
En boxe, la délégation palestinienne sera représentée par Wassim Abou Sal. Le jeune homme de 20 ans se prépare à devenir le premier boxeur palestinien à concourir aux JO après avoir reçu une invitation et s'imagine déjà décrocher la toute première médaille palestinienne. "C'est mon rêve depuis mes 10 ans", a-t-il raconté à l'AFP dans sa salle de sport de Ramallah, en Cisjordanie occupée. "Tous les jours, je me réveillais en me demandant comment arriver aux JO."
En catégorie poids légers (moins de 63 kilos), il prendra part à son premier combat olympique le 28 juillet, après des entraînements en partie réalisés à distance avec son coach Ahmed Harara, basé au Caire, qui supervise son entraînement depuis l'Égypte à cause des restrictions de mouvement israéliennes qui l'empêchent de rentrer en Cisjordanie. "Je ne le vois que lorsque je voyage" pour des tournois internationaux, a détaillé le jeune boxeur. "Il définit mon programme d'entraînement chaque jour et je m'exerce tous les matins."
En judo, Fares Badawi sera aussi présent sur les tatamis dans la catégorie des moins de 81 kilos. Le jeune homme de 27 ans a déjà participé aux mondiaux et à de grands tournois comme le Paris Grand Slam. Enfin, en tir, dans l'épreuve de skeet, Jorge Antonio Salhe, âgé de 49 ans, a aussi été invité pour concourir sous les couleurs palestiniennes.
Les Palestiniens sont représentés officiellement au sein du CIO depuis 1995. Ils n'ont jusque là obtenu aucune médaille olympique.
Pour Nader Jayousi, directeur technique du Comité olympique palestinien, l'essentiel n'est pas seulement de participer. La délégation espère pouvoir enfin débloquer son compteur à médailles. "Nous n'avons pas besoin que les gens aient pitié de nous", a-t-il insisté auprès de NBC. "Nous avons surtout besoin que les gens reconnaissent ce que nous sommes capables de réaliser en tant que nation."
58e édition du Festival International de Hammamet - Carole Samaha : Retrouvailles, magie et émotions
Après 16 ans d’absence, Carole Samaha a fait son grand retour à Hammamet, une ville de cœur pour cette star libanaise qui a consacré la soirée du 20 juillet 2024 à son public, venu nombreux l’applaudir et l’entendre chanter ses tubes les plus célèbres, tout en découvrant, bien entendu, son répertoire inédit. Une longue attente, couronnée par une apparition scénique des plus bouleversantes vers 22h.
Vêtue d’une longue robe rose, silhouette élancée, large sourire, et béatitude, Carole Samaha a brillé par sa présence dans le cadre de ce prestigieux festival. Première artiste de la saison à avoir réalisé «un complet» en un temps record, puisque son concert a été en effet annoncé Sold Out depuis trois semaines, elle a vite créé cette excitation collective d’un public présent pour vivre pleinement ces retrouvailles.
La chanteuse a inauguré son spectacle musical par «Ensa Hmoumek». Ayant une grande maîtrise du théâtre et de “l’acting”, la star a jubilé et a enivré ses spectateurs de bout en bout avec sa mimique, sa gestuelle et son mouvement dont elle a, elle seule, le secret.
« La Tunisie de notre cœur, du bonheur, du divertissement. Celle du goût et de l’élégance. Nous l'adorons toujours et l’aimerons ». Carole ne tarit pas d’éloges un pays qui lui a toujours réussi, avant d'enchaîner avec un répertoire de morceaux triés sur le volet, oscillant entre anciennes et nouvelles chansons avec l’incontournable « Khalik Bi Halek », « Boussa », « Ya Chabeb Ya Baneet » ou encore « Ya rabb ».
La star a donné un aperçu de son prochain album, dont la sortie est prévue pour septembre 2024 en chantant « Idhak Men Qalbi », signé Mohamed Yahi, avec d’autres morceaux composés par elle-même.
Le rythme saisissant de son concert s’estompe peu à peu, avant de voir cette star se plier à ses émotions envers son public : « Il était impensable de rater l’occasion de se produire sur cette scène si distinguée et si conviviale dans le monde arabe, celle du théâtre de Hammamet. Ma joie est incommensurable comme à chaque fois que je me trouve dans ce si beau pays ».
La semaine des « Sold out » se poursuit pour cette 58e édition du Festival international de Hammamet et s’achève en musique en ce dimanche 21 juillet 2024, avec « Si Lemhaf ».
K.Z.
Gaza: Mohammad abu Jasser, 161e journaliste Palestinien tué
Encore un journaliste palestinien tué par les sionistes. Cette fois-ci, il s’agit d u reporter Mohammad Jasser, assassiné en compagnie de sa femme, ses deux enfants et sa mère, tous martyrisés lors d'un raid israélien visant leur maison ce samedi 20 juillet 2024 au nord de la ville de Gaza.
Ce qui porte à 161 le nombre de journalistes tués à Gaza depuis le 07 octobre 2023.
Présidentielle 2024 : Kaïs Saïed retire à son tour son formulaire de parrainage
Le président de la République s’est rendu samedi au siège de l’Instance Supérieure Indépendante pour les Élections (ISIE) pour accomplir les procédures relatives au retrait du formulaire des parrainages citoyens.
Kaïs Saïed a annoncé officiellement, ce vendredi à Borj el Khadra, sa candidature à la présidentielle du 6 octobre 2024. À cette occasion, Kaïs Saïed a, notamment, insisté sur l’unité de la Tunisie et l’engagement à continuer sur la voie de la libération nationale. Il a appelé à la vigilance quant à la régularité de l’opération des parrainages politiques et à la nécessité d’éviter la personnalisation du pouvoir.
Il y a lieu de rappeler que jusqu’à ce jour, 80 personnes, parmi membres de partis politiques, avocats, juges et indépendants ont retiré le formulaire des parrainages, a indiqué le porte-parole de l’ISIE Mohamed Tlili Mnasri qui estime que ce chiffre est appelé à augmenter dans les prochains jour
Yemen : Des raids israéliens sur des cibles houthies
Des avions de combat sionistes ont mené, ce samedi, des frappes sur des cibles à Hodeida au Yémen, au lendemain d'une attaque de drone meurtrière contre Tel-Aviv.
Il s'agit des premières frappes annoncées par Israël contre le Yémen, pays en guerre où les Houthis mènent depuis plusieurs mois des attaques contre des navires liés à l’Etat hébreu, en mer Rouge et dans le Golfe d'Aden.
"Il y a peu de temps, des avions de combat israéliens ont frappé des cibles militaires dans la région du port de Hodeida au Yémen, a indiqué l'armée dans un communiqué.
Israël "payera le prix" de ses frappes au Yémen, a averti Mohammed Al-Bukhaiti, un membre du bureau politique des Houthis. Dans une déclaration sur les réseaux sociaux, un haut responsable des Houthis, Mohammed Abdelsalam, a dénoncé une "agression brutale d’Israël". Selon lui, l'attaque a visé "des installations de stockage de carburant et une centrale électrique" à Hodeida "pour faire pression sur le Yémen pour qu'il cesse de soutenir" les Palestiniens. "Les raids de l'ennemi" ont fait des morts et des blessés, a dit le ministère de la Santé dans un communiqué publié par les médias.
De fortes explosions ont été entendues dans la ville portuaire, où un énorme incendie s'est déclaré.
Les frappes sont intervenues au lendemain d'une attaque de drone des Houthis qui a fait un mort à Tel-Aviv après avoir déjoué le système de défense israélien.
Les Houthis ont menacé de faire de Tel-Aviv une "cible principale" de futures attaques qui atteindront "en profondeur" le territoire occupé. Ils avaient prévenu la semaine dernière qu'ils "n'hésiteraient pas à étendre leurs opérations militaires (...) jusqu'à ce que l'agression cesse".
Ces derniers mois, les rebelles ont revendiqué plusieurs attaques visant la ville israélienne d'Eilat.
CA : Le transfert de Khadhraoui et Ben Abda se complique
Alors que tout semblait réglé, voilà que le Club Africain retire de son communiqué le nom de Hamza Ben Abda. C'est que sous la pression des supporters, le président du Stade Tunisien a demandé une majoration de deux cents mille dinars et un chèque certifié du montant du transfert de Hamza Khadhraoui. Chose qui n'a pas plu aux dirigeants clubistes. Affaire à suivre.
J.B.
Les Startups visent l’international.. Conditions d’émergence et de réussite
Dans un paysage économique international en constante évolution, les startups tunisiennes émergent comme des acteurs prometteurs du secteur numérique.
Dotées d'un potentiel considérable, elles sont en mesure de s'imposer sur la scène internationale grâce à leurs atouts uniques et à une stratégie d'expansion bien pensée.
Des success stories
Le Global Startup Ecosystem Report 2024 classe la Tunisie parmi les 10 premiers pays en termes de financement et dans le top 15 pour le talent, l'expérience et la performance au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.
En 2023, le pays a labellisé 34 nouvelles startups, portant leur nombre total à 1 040. Des success stories comme Cynoia et My Easy Transfer, qui ont levé respectivement 930 000 et 424 000 dollars, témoignent du dynamisme du secteur.
Soutien des entreprises innovantes
Le Startup Act, lancé en 2018, a joué un rôle crucial dans cette évolution, permettant de lever plus de 179 millions de dollars. Le gouvernement poursuit ses efforts avec le projet de loi "Innovation Act", visant à moderniser davantage le cadre juridique pour soutenir les entreprises innovantes.
Au cœur de toute réussite internationale se trouve l'innovation. Les startups tunisiennes doivent faire de l'innovation leur priorité absolue pour se démarquer dans un marché global hautement compétitif. Parallèlement, elles doivent rester constamment à l'affût des tendances mondiales et des besoins émergents des consommateurs, afin d'anticiper les évolutions du marché.
Enfin, la collaboration avec des universités et des centres de recherche s'avère cruciale pour stimuler l'innovation, en permettant l'échange de connaissances et l'accès à des ressources complémentaires. Cette approche holistique permet aux entreprises de maintenir un avantage concurrentiel dans un paysage numérique en constante évolution.
Un exemple inspirant est la startup tunisienne InstaDeep, spécialisée dans l'intelligence artificielle, qui a su s'imposer sur le marché international grâce à ses solutions innovantes en matière d'apprentissage par renforcement.
Avantages compétitifs
La Tunisie se distingue par un ensemble d'atouts stratégiques qui offrent à ses startups un potentiel remarquable sur la scène internationale. Le pays bénéficie d'un vivier de talents numériques exceptionnels, formant annuellement une pléthore d'ingénieurs et de développeurs hautement qualifiés.
Cette main-d'œuvre compétente, associée à des coûts salariaux avantageux par rapport aux standards occidentaux, permet aux startups tunisiennes de proposer des solutions innovantes et compétitives.
De plus, la position géographique privilégiée de la Tunisie, au carrefour de l'Europe, de l'Afrique et du Moyen-Orient, facilite l'accès à divers marchés régionaux. Enfin, l'écosystème startup tunisien en pleine effervescence, doté d'incubateurs, d'accélérateurs et d'événements tech, crée un environnement fertile pour la croissance et l'innovation des jeunes entreprises. Cette combinaison unique de talents, de coûts compétitifs, de positionnement géographique et d'écosystème dynamique positionne la Tunisie comme un terreau propice à l'émergence de startups capables de briller sur la scène internationale du numérique.
Pour une stratégie d'internationalisation
Pour réussir à l'international, les startups tunisiennes doivent élaborer une stratégie d'internationalisation minutieuse et robuste. Cette stratégie doit inclure une analyse approfondie des marchés cibles, une approche d'expansion progressive, l'utilisation judicieuse des programmes d'accompagnement disponibles, et une adaptation fine des produits et services aux besoins spécifiques de chaque marché.
Le programme « Startup Tunisia » illustre parfaitement le soutien gouvernemental à cette démarche, offrant ressources et accompagnement essentiels aux startups ambitionnant une présence internationale. En adoptant cette approche structurée, les startups tunisiennes peuvent maximiser leurs chances de succès sur la scène mondiale, tout en minimisant les risques inhérents à l'expansion internationale.
Emergence à l'international
Dans un environnement numérique saturé, les startups tunisiennes doivent prioriser leur visibilité internationale pour se démarquer. Cela implique de développer une forte présence en ligne avec un site web multilingue et une utilisation stratégique des réseaux sociaux, de participer activement à des événements internationaux du secteur tech, d'obtenir des certifications reconnues mondialement, et de mettre en avant leurs réussites pour inspirer confiance.
L'exemple d'Expensya, qui a réussi à percer sur le marché européen grâce à une communication efficace, illustre l'importance d'une stratégie de visibilité bien pensée. En adoptant ces pratiques, les startups tunisiennes peuvent accroître leur notoriété et leur crédibilité à l'échelle mondiale, ouvrant ainsi la voie à de nouvelles opportunités de croissance et de partenariats internationaux.
Partenariats et échanges
Pour accélérer leur expansion internationale, les startups tunisiennes doivent miser sur des partenariats stratégiques. Cette approche implique d'identifier des partenaires locaux complémentaires, de participer à des programmes d'échange, de collaborer avec des multinationales et de rejoindre des consortiums internationaux.
Ces alliances permettent non seulement d'accéder à de nouveaux marchés, mais aussi de gagner en crédibilité et de participer à des projets d'envergure mondiale.
L'exemple d'Enova Robotics illustre parfaitement cette stratégie : la startup a réussi son expansion internationale grâce à des partenariats clés dans divers pays. En adoptant cette approche collaborative, les startups tunisiennes peuvent surmonter les barrières à l'entrée sur les marchés étrangers, accélérer leur croissance et renforcer leur position sur la scène internationale.
















