Rapport : l’économie algérienne en bonne posture
La Banque mondiale (BM) a mis en avant les avancées enregistrées par l’Algérie en matière de développement et qui se sont matérialisées par divers acquis économiques, ce qui lui a permis de figurer parmi les quatre seuls pays dans le monde à avoir franchi le seuil d’une classification de la catégorie de revenu intermédiaire inférieur à la catégorie supérieure.
Dans un article publié lundi 22 juillet 2024 sur son site web intitulé « ambitieux chemin de développement emprunté par l’Algérie », la BM a indiqué que l’Algérie « poursuit une voie ambitieuse pour son développement. En mettant l’accent sur le renforcement de la résilience, l’adoption d’innovations et la modernisation économique, le pays a franchi une nouvelle étape importante cette année ».
Le document a noté que la démarche de développement s’est traduite dans le rapport annuel de classification des revenus de la BM publié le 1er juillet 2024 où l’Algérie fait partie des quatre seuls pays dans le monde à avoir franchi le seuil d’une classification de revenu intermédiaire inférieur à supérieur.
Ce « changement significatif » est principalement attribuable à la modernisation des systèmes visant à renforcer les capacités statistiques, permettant ainsi une mesure plus précise du Produit intérieur brut (PIB).
A ce titre, la BM a indiqué que l’économie algérienne a enregistré une croissance de 4,1% en 2023, le principal facteur ayant contribué à cette amélioration de classement a été la révision complète des statistiques des comptes nationaux, incluant une expansion des estimations d’investissement et une meilleure couverture de l’économie informelle.
Citant le représentant résidant de la Banque mondiale en Algérie, Kamel Braham, le même document a expliqué que le rebasage du PIB, finalisé en 2024, a permis une évaluation plus précise de l’économie algérienne, et ainsi de déclassifier le pays dans la catégorie qui reflète le mieux son niveau de développement économique.
A Hammamet : Un été pour le cinéma
Une nouvelle manifestation à vocation cinématographique vient de s’ajouter au catalogue du Centre culturel international de Hammamet, complétant son catalogue estival. Quelques jours et débats pour le cinéma, pourquoi pas ?
« Les écrans de Hammamet » ainsi s’intitule ce nouveau rendez-vous qui prend la relève du Festival international de Hammamet dont la 58ème édition se clôture le 3 août 2024.
Annoncée du 5 au 11 août 2024, cette manifestation organisée à l’initiative CCIH de Hammamet et du Centre national du cinéma et de l’image (CNCI) s’inscrit dans le cadre de la célébration du 60ème anniversaire de la création du festival international de Hammamet.
Focalisant sur le cinéma et l’art vidéo, et mettant en lumière la production cinématographique à petit budget et les nouvelles tendances du secteur, la manifestation se décline en plusieurs sections et ouvrant différentes perspectives.
Le cœur battant de la programmation est le concours « Mobile movie » qui consiste à réaliser huit courts-métrages d’une durée de 2 à 5 minutes, avec des téléphones portables, portant sur l’histoire du festival international de Hammamet et le vécu de cette ville côtière durant la période du festival. « L’idée de ce concours et de rechercher des idées de récits qui tentent de saisir l’essence des expériences humaines, qu’elles soient joyeuses, poignantes, inspirantes ou introspectives, ayant lieu autour du festival de Hammamet » expliquent les organisateurs dans un précédent communiqué de presse, annonçant la création de ce concours. Sélectionnés parmi les diplômés des écoles de cinéma et de l’audiovisuel et les amateurs du cinéma, suite à un appel à candidatures, les participants suivront une formation accélérée et concise sur l’écriture, sous la direction artistique du réalisateur Ibrahim Letaief. Actuellement en chantier, les films lauréats seront annoncés lors de la soirée de clôture de la manifestation les « Ecrans de Hammamet », le 11 août 2024. Trois prix seront décernés par un jury spécial.
« Frame », une 2ème section qui verra l’exposition de six œuvres d’art vidéo produites par de jeunes artistes et réalisateurs dont l’inauguration est le 6 août 2024, à Dar Sebastian (Centre culturel international de Hammamet) et ce à partir de 19h30.
Des projections et des discussions
Variant l’offre cinématographique et les propositions d’échange sur des sujets d’actualité, un débat intitulé « La production cinématographique à petit budget : une contrainte ou une liberté ? » est annoncée pour le 6 août à 11h00, en présence des réalisateurs, Habib Mestiri, Abdelhamid Bouchnak et Abdallah Yahia. Cette rencontre sera une occasion pour que professionnels et amateurs discutent de l’autoproduction et des mécanismes permettant de réaliser un film de qualité avec un budget réduit.
« L’art vidéo, entre création et canaux de diffusion » tel est le thème d’une conférence prévue le 7 août 2024 à 11h00 qui verra la participation de Selma Feriani (galeriste), Amine Messadi (directeur de la photographie) et Malek Gnaoui (artiste visuel). « Ce rendez-vous a pour but de promouvoir l’importance de l’image, le langage visuel et les nouvelles tendances artistiques dans le domaine de la vidéo », lit-on dans le communiqué de presse.
Parallèlement aux débats, les cinéphiles sont conviés à des projections cinématographiques nocturnes, à partir de 21h00 et ce en présence de leurs réalisateurs. Un bouquet de 14 films tunisiens, 7 longs- métrages et 7 courts- métrages seront projetés durant la période de la manifestation. Une semaine durant, les cinéphiles pourront voir ou revoir sous le beau ciel, ces films (voir encadré) réalisés ces dernières années.
Ces projections seront précédées par « Park Digital », un programme d’animations thématiques concocté par l’équipe du Digital Lab et du Gaming Lab du Centre National du CNCI avec la participation de Ciné Trip Tunisia, explique le communiqué de presse et d’une série de rencontres nocturnes intitulée « Aux jardins du cinéma » dont l’animation a été confiée à Tahar Ajroudi avec la participation des réalisateurs tunisiens ayant marqué l’histoire du cinéma tunisien.
Imen Abderrahmani
Les films programmés du 5 au 11 août 2024
*Longs-métrages :
- « El Jaida » de Salma Baccar, 110, 2004
- « La télé arrive » de Moncef Dhouib, 96’, 2006
- « Le cinémonde » de Mosleh Krayem, 123’, 2014
- « Un fils » de Mehdi Barsaoui, 96’, 2019
- « Une seconde vie » de Anis Lassaoued, 90’, 2021
- « To my son » de Dhafer Labidine, 116’, 2023
- « Par-delà les montagnes » de Mohamed Ben Attia, 98’, 2023
* Courts-métrages :
- « Casting pour un mariage » de Fares Naanaa, 13’, 2004
- « Hoffili » (Noces berbères) de Lotfi Mahfoudh (film d’animation), 13’, 2012/2013
- « Bolbol » de Kadija Lemkecher, 26’, 2017
- « Le poisson Noyé » de Malik Amara, 23’, 2017
- « Brotherhood » de Maryam Joobeur, 25’, 2018
- « Les pastèques du Cheikh » de Kaouther Ben Hania, 23’, 2018
- « Hommage » de Houssem Sansa, 8’, 2018
Borhen Bsaies devant la justice
Le journaliste Borhane Bsaies doit comparaître ce vendredi devant le tribunal de la chambre correctionnelle de la cour d'appel de Tunis pour examiner les appels concernant sa condamnation en première instance à un an de prison, soit six mois pour chacune des deux affaires le concernant.
Le parquet du tribunal de première instance de Tunis avait émis un mandat de dépôt contre Bsaies. Il l'avait renvoyé devant la chambre correctionnelle pour des accusations liées à l'utilisation de réseaux et systèmes d'information et de communication. Ces accusations portaient sur la production et la diffusion de fausses informations visant à porter atteinte aux droits d'autrui et à ternir sa réputation.
Une soirée dans la tradition avec Zied Gharsa
Devant un public de près de six mille personnes, le musicien et chanteur tunisien Zied Gharsa a présenté dans la soirée de jeudi 25 juillet au Théâtre romain de Carthage, l’une des soirées les plus prestigieuses de la cinquante-huitième édition du Festival international de Carthage. La soirée avait un goût spécial et un rythme très particulier avec la célébration des Tunisiens de la Fête de la République.
Pour les amateurs du Malouf dont l’histoire est profondément ancrée dans l’identité culturelle tunisienne et la mémoire collective, Zied Gharsa, le petit-fils spirituel de Khemais Ternène et fils du grand Taher Gharsa, a dédié la première partie de la soirée à ce genre artistique en hommage à la mémoire du grand Cheikh Tarnene, décédé il y’a 60 ans.
Lors de la première partie de la soirée et durant près d’une heure, les mélomanes bien attentifs ont été emportés dans un voyage sur les traces de cette mémoire musicale au rythme des modes… Les youyous des femmes ont bel et bien accentué cette atmosphère cent pour cent tunisienne qui résonnait à merveille au théâtre antique.
D’un rythme plutôt calme, la soirée a commencé en deuxième partie à prendre une autre allure à travers des rythmes et sonorités plus festives avec un beau bouquet de chansons adulées par les Tunisiens comme « Alech t’hayer fiya » « Azaiez Galbek » « El Meguyes », « Trahwija », mais aussi de nouvelles sonorités comme « Aziza ».
Zied Gharsa a été accompagné d’une troupe composée d’une quarantaine de musiciens parmi les plus talentueux dans un récital non-stop qui s’est poursuivi jusqu’à 01H00 du matin au grand bonheur des festivaliers qui sont entrés en communion avec l’artiste qui lui, aussi, n’a pas manqué de montrer sa joie en leur livrant une danse et en les invitant à une agréable atmosphère de fête... Durant ces trois heures, Zied Gharsa a fait aussi un petit compil avec quelques chansons de grands noms de la scène artistique tunisienne, dont Saliha, Mohamed Jamoussi, Ahmed Hamza... avant de terminer en apothéose avec le célèbre morceau «Tlammet Al-Ahbab ».
Prévue pour le 7 septembre 2024 : Trois candidats à la présidentielle en Algérie
Le président de l'Autorité nationale indépendante des élections en Algérie, Mohamed Charfi, a annoncé, ce jeudi 25 juillet 2024, la liste provisoire des candidats éligibles à la présidentielle de 2024.
Il a précisé que les dossiers validés sont ceux du président sortant, Abdelmajid Tebboune (indépendant), du président du parti islamiste "Mouvement de la société pour la paix", Abdelaali Hassani Cherif et du premier secrétaire du Front des forces socialistes, Youcef Aouchiche.
Il a ajouté que 13 autres dossiers ont été rejetés et que les candidats concernés ont la possibilité de contester cette décision, auprès de la Cour constitutionnelle.
Il est à noter que la présidentielle algérienne est prévue pour le 7 septembre prochain.
Tir à ľarc : Rihab El Walid se contente de la 62e place
Rihab El Walid, qui a ouvert, ce jeudi, la participation tunisienne aux Jeux Olympiques de Paris 2024, a terminé 62e du tour de qualification de la compétition du tir à l'arc, avec 593 points.
En 32e de finale, elle affrontera la Chinoise Yang Xiaoli, qui a terminé troisième du tour de qualification avec 673 points.
Au cours de cette phase des qualifications, la Coréenne Lim Sehyeon, classée première, a établi un nouveau record du monde, avec 694 points.
Discours de Kais Saïed à l’occasion de la Fête de la République : « Ce qui s'est passé depuis le 25 juillet 2021 est inédit »
Le chef de l'Etat, Kais Saïed, a félicité les Tunisiens, à l'occasion de la 67e Fête de la République et ce, dans un discours prononcé ce jeudi. Saïed s'y est engagé à travailler davantage pour que la Tunisie reste libre et pour que le peuple tunisien soit souverain.
Lors de ce même discours, il a indiqué que ce qui s'est passé en Tunisie, depuis le 25 juillet 2021, est inédit. "Une consultation nationale sur la base de laquelle une nouvelle Constitution a été élaborée. Les élections de l'Assemblée des représentants du peuple et celles du Conseil national des régions et des districts ont été organisées, en attendant la tenue de la présidentielle, le 6 octobre prochain", a-t-il souligné.
Le président de la République a ajouté que la Tunisie compte désormais sur ses propres moyens et refuse toute ingérence étrangère ou des consignes émanant d'institutions qui se croient "mandataires de la Tunisie".
Sur un autre plan, Kais Saïed a estimé que l'Etat tunisien a réussi à maîtriser l'inflation et que la balance commerciale alimentaire a enregistré un excédent jusqu'au mois de juin dernier. "Les avoirs nets en devises ont franchi le seuil des 113 jours d'importation et ce chiffre pourrait augmenter", a-t-il souligné.
Chronique - J’ai lu par Amna Atallah Soula - Gabriel Garcia Marquez : Cent ans de solitude
<< tous deux restèrent à flotter dans un univers vide où la seule réalité, quotidienne et éternelle, était l’amour.>>
Voici l’ultime scène d’une vie, jouée par les derniers damnés de Macondo. Également, derniers descendants des Buendia, famille « maudite » autour de laquelle est construite l’œuvre de cent ans de solitude.
Marquez avait reçu le prix Nobel de la littérature pour toute son œuvre en 1982, avant même la publication de son roman le plus connu : l’amour au temps du choléra, paru en 1987. Cent ans de solitude, par contre, avait été publié la première fois en 1967 à Buenos Aires.
Cette période de vacances, celle des siestes et des chaudes et longues journées d’été est opportune à la lecture. L’appel de cette intelligente activité est de rigueur pour en tirer du sens.
A première vue, l’idée de proposer une des plus grandes œuvres, un chef- d’œuvre du 20ème siècle, dont l’auteur avait été digne de gagner le défi du prestigieux prix Nobel de littérature, m’est venue au mois d’avril, lorsque j’observais que de par le monde, on commémorait la dixième année du décès de ce géant de la littérature internationale. Et, m’est ainsi venu à l’esprit cet important << cent ans de solitude>> tant louangé. Pour beaucoup, Gabriel Garcia Marquez est le Victor Hugo Sud-américain. Cette deuxième lecture de cent ans de solitude, m’a rappelée l’œuvre de John Steinbeck, les raisins de la colère, prix Pulitzer 1940. Les deux œuvres font le récit d’évènements calamiteux de par la misère des conditions des deux familles et celle de leur environnement. Pourtant à chacune des deux œuvres une époque différente, des lieux différents et incomparables. Mais l’accablement, le désarroi, les troubles sont vécus et ressentis de la même manière.
Et Macondo jaillit !
Cent ans, rien que cela ! Ces cent ans commencent dans un tout petit village d’une vingtaine de mansardes. Des galetas en terre glaise et roseaux au bord d’une rivière. Cette bourgade Macondo, Marquez en a fait « un des lieux les plus magnétiques de la littérature mondiale ». Macondo pour Garcia est un théâtre où se joue, cent ans durant, la vie de la famille Buendia et d’autres personnages bien passagers en dehors de l’étonnant gitan Melquiades. Une famille matricée par les épreuves et les afflictions, mais par moments traversée, un tant soit peu, d’intervalles de bonheur, de joie. Dans la demeure des Buendias les morts reviennent, discutent et communiquent avec les vivants dans des scènes affirmés par l’auteur, avec un réalisme surprenant, à la fois, magnétisant.
Narrateur, tout yeux, tout oreilles aux ragots, rien ne lui échappe. Bien qu’il mette en scène des individualités fort particulières, au niveau de leur mental et de leur constitution physique, il égrène aussi, les évènements qui se succèdent le long des cent ans de la vie de Macondo. Il dénude même les scènes les plus intimes de certains personnages de l’œuvre. Il faut reconnaitre, le regard de ce narrateur lève le voile sur nombre d’évènements péremptoires ayant marqué les évolutions connus par le village, mais aussi par toute la Colombie et le cours de son histoire.
Estime dans tous les azimuts
Cette œuvre avait été appréciée avec immense empressement et zèle par les critiques de tout bord. Ces critiques s’étaient accordées toutes, sur le grand degré d’influence qu’exerça, en son temps, « cent ans de solitude » sur moult écrivains, sur la littérature internationale plus largement.
Garcia n’épargne aucunement le lecteur de la cruauté de certains détails. Il décrit avec un esprit porté à la minutie quant à la destinée de ses personnages. Les symboles émergent à chacun des pas effectués par les principaux pontes de cette comédie humaine.
Ursula, « la mama », fortement présente, imposante le long de cent ans de solitude. Elle est un personnage principal de l’œuvre. Elle a survécu malgré les nombreux tracas, accrocs et embuches. Elle ne trébuche jamais, même aveugle. Elle se distingue par une étonnante liberté et semble moins vivre sa vie que celle des proches et celle d’autres de son village. Un personnage allégorique, mystique bien que souvent muni d’un caractère bien trempé ne se laissant jamais abattre et réaliste plus que tout.
Les Buendias des individualités survivant au sein d’une même maison. Une demeure qui, d’humble chaumière va, elle-même, suivre les évolutions survenant dans le monde, en dehors de Macondo. Elle va s’agrandir au rythme de la croissance du nombre de ses habitants, pour devenir la plus belle du village. De grande maison de notables, à l’arrivée de l’éblouissante Fernanda couronnée d’émeraudes et investie d’un tempérament aussi bien trempé que celui d’Ursula, va devenir un château où l’on dresse au quotidien, une longue table couverte de nappes de lin amidonnées. Et, les Buendias se voient ainsi, obligés, de se servir de vaisselle en argent.
Garcia Marquez se sert du fils Buendia, Aureliano (le colonel) pour engager une note politique dans son roman. Naissance de syndicat et adhésion massive de syndicaux. Il ne manque pas d’égrapper les sempiternelles luttes entre libéraux et conservateurs. Les combats des troupes des libéraux sont menés au feu par le colonel Aureliano de Macondo.
Aureliano Buendia transporte loin cet engagement, il le conduit même en dehors de sa Colombie. In fine, l’ivresse du pouvoir, s’emparant du colonel, ne fait que l’aveugler. Avant d’exprimer ses ordres, ils sont exécutés « plus loin qu’il n’aurait osé les faire aller ». Ravagé, la solitude l’engouffre ignorant « du pourquoi, du comment, du jusqu’à quand…Il ne se figurait pas qu’une guerre est plus facile à commencer qu’à finir ».
Intemporel, cent ans de solitude est certes, chef d’œuvre de la littérature internationale. Une immense œuvre qui nous plonge dans la lecture des désolations, de la détresse du genre humain. Garcia Marquez ne manque pas, à chaque évènement égrené, de nous incliner à la méditation sur la condition humaine.
Une œuvre bourrée de sens, sans, pour autant, donner du sens. Amateurs de la grande littérature, à vos marques !
A. A.Soula
Toxic paradise: un cri d'alarme pour sauver Gabès de la pollution
Le théâtre peut-il aider à rouvrir le dossier de cette ville dont les habitants ont du mal à respirer? Gabès, le paradis d'antan est en train de se transformer à un enfer, à lieu habité par les fantômes...Le récit dans "Toxic Paradise", première création scénique du metteur en scène et acteur Sadak Trabelsi « Toxic Paradise » ou (El Bakhara en arabe) a captivé l'attention du public du festival international de Hammamet par sa thématique engagée et plus que jamais d’actualité. Un cri d’alerte dénonçant l’étouffement de la ville de Gabès à cause la pollution environnementale et son impact désastreux sur la faune et la flore et surtout sur les habitants.
La scénographie attrayante, une atmosphère lourde règne sur la scène. L'ambiance est étouffante pesante, rappelant « El Bakhara », ce brouillard pollué qui plane constamment sur le golfe de Gabès, mettant l'accent sur la souffrance des habitants de Gabès qui trouvent des difficultés à respirer à pleins poumons à cause de la pollution. alors, il a fallu tout transporter et reconstruire sur scène pour que le public prenne conscience de ces dangers.
Sur la scène, un mur sombre, avec des portails qui s’ouvrent et se ferment, permettant l’apparition inattendue, fortuite, souvent permanente des cinq acteurs de la pièce.
Des personnages aux liens étroits, entremêlés, ambigus racontent l’intrigue de l’histoire, s’éclatent ou se rétablissent au fil des événements. La pollution et son impact sur les individus, sur toute une société bouleverse le public, l'incitant à réfléchir, à bien réfléchir aux ravages irréversibles ressentis sur tout un écosystème et sur des vies humaines. Ce ne sont pas des slogans mais une réalité amère.
C’est l’histoire d’une famille ordinaire, un couple au bord du désespoir qui tente d’avoir un enfant, cohabitant avec un père sénile et un frère turbulent. Les relations deviennent toxiques, se brisent, s’entrechoquent dans un contexte gangréné par le désastre écologique.
La documentation reste le point fort de la pièce : Elle raconte l’histoire du phosphate en Tunisie, de sa fabrication, dans le sud du pays, dans des usines chimiques tunisiennes, créées en 1972. Malgré la forte mobilisation des habitants de la région, et qui perdure au fil des générations, le désastre environnemental atteint son paroxysme.
Mariem Ben Hassan, l’actrice, revient sur le travail méticuleux accompli par le metteur en scène Sadak Trabelsi avec toute son équipe. Toutes et tous ont plongé dans une aventure créative, axée sur le savoir, la connaissance, l'échange et l'exploration du potentiel humain. Bilel Slatnia, n’a cessé de souligner cette osmose ressentie au sein de l’équipe lors d’un point de presse maintenu après la fin du spectacle.
« Toxic Paradise », titre en anglais, véritable oxymore-révélateur happe les spectateurs. Cette coproduction est celle du Théâtre de l’Opéra – le pôle théâtre et arts scéniques, texte de Sadak Trabelsi, Elyes Rebhi, Toumadher Zrelli, avec à l’affiche, une pliéaide d’acteurs confirmés, à savoir Ramzi Azaiez, Mariem Ben Hassan, Ali Ben Said, Beligh Mekki et Bilel Slatnia.
Jaou Tunis 2024: A pas surs en attendant le jour "J"
Le festival de l’art contemporain " Jaou Tunis" dans sa 7ème édition aura lieu du 9 octobre au 9 novembre 2024.
Organisée par la Fondation Kamel Lazaar, avec le soutien de l’Institut Français de Tunisie, la biennale qui met en avant les artistes et intellectuels du Sud, est devenue l’une des principales manifestations d’art contemporain du Maghreb et du Moyen Orient. Elle a pour objectif de promouvoir la dynamique de la scène culturelle et artistique de la région et de créer une véritable plateforme créative sur laquelle peuvent se fixer, exprimer et émerger une intelligentsia arabe indépendante et libre.
Né d’un désir commun de fédérer des partenaires institutionnels et privés pour mettre l’image à l’honneur dans la ville de Tunis, dans l’espace public et dans des lieux inattendus, le concept "Jaou” a été lancé en 2013 et se propose de sortir l’art des lieux consacrés pour conquérir de nouveaux publics.
Réunissant artistes, collectionneurs, galeristes, universitaires, spécialistes de l’art, agitateurs culturels et grand public autour d’expositions, de conférences et de tables rondes, "Jaou Tunis", qui est devenu au fil de ses six éditions une véritable caravane culturelle itinérante dans la ville, s’emploie à mettre en exergue l’art contemporain de la région arabe et méditerranéenne et tisser des liens autour de préoccupations communes.
Initiative de la Fondation Kamel Lazaar et de l'Institut français de Tunisie avec le soutien du Fonds Équipe France (FEF), la section "Jaou Lab" destiné aux étudiants vient de livrer ses secrets. Au total: 84 étudiants créatifs poursuivant leurs études dans 16 établissements universitaires ont postulé pour ce concours. Le jury ont retenu en premier temps 39 œuvres. qualifiées d'"impressionnantes". Au final: cinq artistes ont gagné. Les heureux lauréats sont: Eya Guidar (Institut supérieur des arts et métiers de Sfax), lauréate du 1er prix, Samar Tahri (Institut des arts et métiers de Tataouine), lauréate du 2ème prix et Dhia Guermit (Institut supérieur des arts et métiers de Sfax) qui a remporté le 3ème prix.
Une distinction a été attribuée à Nour Njah (Institut supérieur des arts et métiers de Sfax) de la photo la plus originale et Maha Boujnah (Institut supérieur des arts et métiers de Tataouine) de la meilleure photo en noir et blanc.
Pour ceux qui souhaitent intégrer l'équipe de "Jaou Tunis" en tant que médiateur culturel, pour les passionné(e)s de spectacles, de communication et de découverte de nouvelles expressions artistiques, pour ceux qui veulent être au cœur de cette expérience artistique ou encore acquérir des savoirs sur le monde des arts et des spectacles, un appel à bénévoles et aux médiateurs culturels est lancé sur les réseaux sociaux de "Jaou Tunis".
Le CA en stage à partir d'aujourd'hui, à Tabarka
Le Club Africain entame aujourd'hui un stage de préparation à la nouvelle saison à Tabarka. L'effectif qui fait le déplacement comprend Ahmed Khalil et le gardien Ghaith Yefrni. Le premier a signé un contrat d'une année après avoir pensé quitter le club. Le second a signé un contrat de deux ans. Ce stage de Tabarka sera certainement décisif dans les choix du Français Bettoni quant à l'effectif qui sera retenu pour entamer la saison. Déjà, quatre joueurs ont été évincés du groupe, hier.
J.B.
CA : Ahmed Khalil rempile pour une saison
C’était dans l’air et les deux parties ont fini par se mettre d’accord. Ahmed Khalil, le milieu de terrain du Club Africain vient de prolonger son bail jusqu'en juin 2025.
Ainsi, il fera partie des joueurs qui vont prendre part au stage de préparation qui commencera, ce jeudi, à Tabarka.
Il est à rappeler que Ahmed Khalil (29 ans) a rejoint le CA en 2014, en provenance de la Jeunesse Sportive Kairouanaise.
Grâce présidentielle en faveur des condamnés pour des publications
La présidence de la République a annoncé, dans un communiqué, que le chef de l'Etat, Kais Saïed, a signé, ce mercredi, une grâce présidentielle en faveur de nombre de personnes emprisonnées sur fond de leurs publications sur les réseaux sociaux.
Le communiqué a précisé que ceux qui ont écopé de peines de prison, après avoir fait l'objet de poursuites judiciaires engagées par le ministère public ou par d'autres plaignants, pour d'autres délits, ne sont pas concernés par cette grâce.
Rappelons que le président de la République a accordé, hier, une grâce en faveur de 1727 condamnés, entraînant la libération de 233 parmi eux.
JO-2024 – Ça chauffe déjà : Incidents et confusion à la fin du match Argentine-Maroc !
Premier jour du tournoi olympique et première grosse confusion hier mercredi à Saint-Étienne lors d'Argentine - Maroc. Alors que l'Albiceleste avait égalisé au bout d'un temps additionnel interminable (2-2), le match a été suspendu face à l'envahissement du terrain par des supporters marocains. Finalement, le match a repris après l’annulation du but argentin et les Marocains ont fini par s’imposer dans la confusion. A Paris, le match Espagne- Ouzbékistan a été plus calme et a vu les Espagnols peiner pour l’emporter.
Quiproquos et confusion à Geoffroy-Guichard. Plusieurs incidents ont émaillé le premier match du tournoi olympique de football masculin entre l'Argentine et le Maroc, avec une fin de rencontre très confuse, a constaté mercredi un journaliste de l'AFP.
Le match a été marqué par l'envahissement du terrain du stade de Geoffroy-Guichard à Saint-Etienne par une vingtaine de supporters marocains, a constaté l'AFP. Des bouteilles et gobelets ont aussi été lancés, contraignant l'arbitre à inviter les joueurs à regagner les vestiaires après l'égalisation de l'Argentine (2-2) dans les arrêts de jeu.
Les deux équipes ont bien quitté le terrain, mais la fin du match n'a pas été sifflée, a constaté l'AFP. Plus d'une heure après, le jeu a repris après l’annulation du but d’égalisation de l’Argentine et le Maroc est sorti vainqueur (2-1)après un match interminable !
L’Espagne s’impose difficilement
L'Espagne , championne d'Europe, a débuté sa campagne olympique de football masculin avec une victoire 2-1 contre l'Ouzbékistan .
L'Espagne cherche à réaliser un doublé estival inoubliable après avoir remporté le Championnat d'Europe de l'UEFA et a ouvert sa quête de l'or à Paris 2024 avec une victoire durement gagnée au Parc des Princes à Paris.
Marc Pubill a marqué le premier but de l'Espagne en première mi-temps avant que l'Ouzbékistan, finaliste de la Coupe d'Asie des moins de 23 ans de l'AFC 2024, n'égalise sur penalty grâce à Eldor Shomurodov .
L'Espagne a repris l'avantage peu après l'heure de jeu, mais seulement après que Sergio Gomez ait vu son penalty arrêté à la 59e minute.
Trois minutes plus tard, Gomez s'est fait pardonner en marquant à 12 mètres, pratiquement depuis le point de penalty qu'il venait de rater.
L'Espagne a pour objectif de remporter sa première médaille d'or en football masculin depuis 1992, remportée à domicile à Barcelone.
L'Espagne affrontera ensuite en République dominicaine le 27 juillet, et l'Ouzbékistan jouera face à l'Égypte.
Lutte : Amine Gennichi rate les JO pour non-respect du protocole antidopage
Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a décidé de suspendre le lutteur tunisien Amine Gennichi pour quatre années pour non-respect du protocole antidopage.
Amine Gennichi rate ainsi les Jeux olympiques Paris 2024.
Selon le jugement rendu par le TAS, Amine Gennichi a tardé à fournir un échantillon lors d'une visite inopinée d’antidopage, estimant qu’il s’agit d’une violation du protocole de détection du dopage.















