Moez Ben Cherifia signe à l' O.Beja
L'ancien gardien de L'Espérance auteur d'une carrière couronnée de plusieurs titres nationaux et continentaux et qui était en fin de contrat le 30 juin dernier a fini par atterrir à l'Olympique de Beja. Il vient de signer un nouveau bail de deux années contre la sorme de 350 mille dinars, croit- on savoir après avoir été annoncé il y a quelques semaines en Arabie Saoudite puis au Club Afticain.
J.B.
Le ST et l'USM recevront leurs adversaires africains à Rades
Le ST et l'USM recevront leurs adversaires africains à Rades Après leurs victoires respectives à l'extérieur, en coupe de la CAF pour le Stade Tunisien et en Ligue des champions pour l'USMonastir, ces deux clubs tunisiens recevront ce week-end pour le match retour leurs adversaires à Rades. Le Stade Tunisien jouera samedi à 19h face au club soudanais Jamus FC Juba alors que l'USMonastir évoluera dimanche sur la même pelouse à partir de 17h contre AS PSI, le club tchadien.
J.B.
JCC 2024: le 15 septembre dernier délai pour "Cinémas Monde"
La direction générale de la 35ème édition des Journées Cinématographiques de Carthage (JCC) a annoncé dimanche l’ouverture des inscriptions à la section « Cinémas du Monde » jusqu’au 15 septembre 2024.
La section parallèle « Cinéma du Monde » est ouverte aux longs et courts métrages quels que soient leurs origines ou leurs genres (fiction, animation, documentaire).
Les films, ajoute la même source, doivent être inscrits obligatoirement sur cette adresse : httpss://www.jcctunisie.org/insFilmCinmonde.php
La 35ème édition des JCC se déroulera du 14 au 21 décembre 2024.
Officiel : le 31 août démarrage de la nouvelle saison
Le comité de normalisation mis en place par la FIFA et composé de Kamel Idir, Zakia Bartagi et Chadly Rahmani a vite fait d'entamer sa mission. Réuni ce matin avec le ministre des sport, il a fixé la date du démarrage de la Ligue 1 au 31 août courant . Le même comité s'occupe aussi de la préparation de la sélection nationale engagée dès le mois de septembre.
J.B.
Jeunes et talentueux musiciens: saisissez cette occasion !
La start-up créative Art Culture Studio (ACS) vient de lancer trois appels destinés au profit des passionnés de musique et des créateurs de podcasts âgés entre 18 et 35 ans. L’appel à candidatures a été lancé dans le cadre de son programme visant à promouvoir le travail des jeunes créateurs émergents et leur accompagnement afin de trouver un modèle économique adapté, au niveau local dans un premier temps et régional par la suite.
L’appel à projets musicaux s’adresse en particulier à ceux évoluant dans les scènes du rap, du hip-hop ou de la musique électronique, indépendamment de leur expérience dans la production musicale.
Destiné aux auteurs créatifs et créateurs de podcasts, l’appel à projets-podcasts vise le développement, la production et la réalisation d’une série de podcasts autour d’histoires captivantes, précise le communiqué de presse.
Art Culture Studio aspire à renforcer la place des économies créatives et culturelles dans la société ainsi que le rôle social qu’elles remplissent. Basé sur une approche exhaustive, ce projet vise à ouvrir des formations digitales aux jeunes leur permettant de développer leurs compétences créatives, mais également à créer une panoplie d’outils et de solutions collaboratives, pour mettre en valeur cette communauté de talents.
La finance islamique : Un modèle de réussite
La finance islamique, un secteur bancaire conforme aux préceptes de la charia, a fait son apparition en Tunisie dans les années 1980.
Cependant, son développement a été lent et parsemé d'embuches. Aujourd'hui, bien que ce secteur présente un potentiel significatif pour l'économie tunisienne, il reste confronté à de nombreux obstacles qui freinent son expansion.
Parcours et réalisations
L'histoire de la finance islamique en Tunisie remonte à 1983, avec la création de la BEST Bank, une institution offshore. Cette première initiative, bien que novatrice, n'a pas bénéficié d'un cadre législatif adapté, ce qui a considérablement limité son impact. Il a fallu attendre 2009 pour voir l'émergence de la Banque Zitouna, la première banque islamique autorisée à opérer sur le territoire national. Néanmoins, cette dernière a dû se conformer aux réglementations des banques conventionnelles, faute d'un cadre juridique spécifique à la finance islamique.
Malgré ces débuts timides, le secteur de la finance islamique en Tunisie a réalisé des progrès notables au cours de la dernière décennie. Les institutions financières islamiques ont consolidé leur présence et élargi leur gamme de produits conformes à la charia.
Toutefois, leur part de marché reste marginale, représentant moins de 1% des dépôts bancaires à la fin de 2009. Par ailleurs, la situation a évolué et ces banques ont accaparé 7,9% du total des dépôts des banques tunisiennes et 6,9% du total des crédits du secteur bancaire, selon les derniers chiffres officiels.
Cette situation s'explique en partie par le manque de connaissance du public concernant les principes de la finance islamique. Une étude a révélé que près de deux tiers des Tunisiens ne comprennent pas clairement le fonctionnement de ces services financiers, ce qui constitue un frein majeur à leur adoption.
L'absence d'un cadre législatif adapté demeure l'un des principaux obstacles au développement de la finance islamique en Tunisie. Bien qu'une loi bancaire ait été adoptée en 2016, l'absence de textes d'application spécifiques entrave la création et le fonctionnement d'institutions financières islamiques. Cette lacune juridique crée une incertitude qui dissuade les investisseurs et limite l'innovation dans le secteur.
Apports de la Finance islamique
La finance islamique présente en effet plusieurs avantages économiques pour la Tunisie, particulièrement dans le contexte post-2011 où le pays cherche des solutions pour stimuler sa croissance et relever des défis tels que le chômage élevé. Elle peut notamment jouer un rôle crucial dans la mobilisation de ressources financières actuellement sous-utilisées. De nombreux Tunisiens, par conviction religieuse, hésitent à utiliser les services bancaires conventionnels. La finance islamique offre une alternative qui pourrait encourager ces individus à investir leurs économies, favorisant ainsi une meilleure circulation des capitaux dans l'économie.
De plus, les modèles de financement participatif propres à la finance islamique, tels que la Moudharaba et la Moucharaka, sont particulièrement adaptés au soutien des petites et moyennes entreprises. Ces mécanismes, basés sur le partage des risques entre investisseurs et entrepreneurs, peuvent stimuler l'innovation et la création d'emplois, notamment pour les jeunes diplômés. Dans un pays où le chômage des jeunes est un défi majeur, le développement de la finance islamique pourrait ainsi contribuer à la réduction du chômage en soutenant l'entrepreneuriat local et régional.
Une modèle de réussite
Pour que la finance islamique puisse réaliser son plein potentiel en Tunisie, plusieurs mesures s'imposent. En premier lieu, il est crucial d'élaborer un cadre juridique complet et spécifique qui régisse les activités de ce secteur. Cette clarification légale permettrait de définir précisément les mécanismes et produits autorisés, offrant ainsi une plus grande sécurité aux institutions financières et à leurs clients.
Parallèlement, un effort considérable doit être entrepris pour sensibiliser et éduquer la population tunisienne aux principes et avantages de la finance islamique. Cette démarche est essentielle pour surmonter la méfiance et le manque d'information qui freinent actuellement l'adoption de ces services financiers. Des campagnes d'information et des programmes éducatifs pourraient contribuer à démystifier la finance islamique et à mettre en lumière ses bénéfices potentiels pour l'économie nationale.
Bien que la finance islamique en Tunisie ait connu un développement progressif depuis son introduction, elle reste un secteur en quête de maturité. Son potentiel de contribution à l'économie tunisienne est significatif, mais sa réussite dépendra de la mise en place d'un cadre juridique adéquat et d'efforts soutenus pour éduquer la population sur ses principes et avantages. Si ces défis sont relevés, la finance islamique pourrait devenir un levier important pour la croissance économique et le développement social de la Tunisie.
Le ministère de la Santé renforce la lutte contre la rage
Le ministère de la Santé a ouvert neuf nouveaux centres de vaccination contre la rage dans les services d'urgence des principaux hôpitaux de Tunis, Kairouan et Sfax, depuis mai-juin 2024.
Cette initiative, visant à renforcer le dispositif préventif, a augmenté le nombre de services d'urgence équipés de 315 à l'échelle nationale.
Cette décision, prise en février 2024, fait suite à une hausse des cas de rage, ayant causé neuf décès depuis le début de l'année, principalement dus à des animaux errants. Le ministère intensifie également la vaccination des animaux domestiques pour lutter contre la propagation du virus.
Sonia Dahmani comparaît ce mardi devant la justice
L'avocate Sonia Dahmani comparaît, aujourd'hui mardi 20 août 2024, devant la Cour d'appel de Tunis et ce, pour examiner le recours déposé contre sa condamnation.
Rappelons que le juge d'instruction du Tribunal de première instance de Tunis avait émis un mandat de dépôt à l'encontre de Dahmani et a décidé de la déférer devant la Chambre criminelle pour une déclaration médiatique en rapport avec le dossier des migrants irréguliers en Tunisie.
Parrainages: Détention prolongée de la trésorière du mouvement Azimoun
Décidemment, chaque jour nous apporte son lot de surprises concernant les fameux parrainages de l’élection présidentielle. Du nouveau, il y en a eu ce lundi. En effet, le Procureur de la République près le Tribunal de première instance de Tunis 2 a autorisé les agents de la brigade criminelle de Sidi Hassine-Sijoumi à détenir, pour une durée de 48 heures, prorogeable, la trésorière du mouvement «Azimoun», soupçonné d'avoir fabriqué des parrainages en faveur du candidat à l'élection présidentielle Ayachi Zammel.
Le ministère public du Tribunal de première instance de Tunis II avait autorisé les agents de police judiciaire à Sidi Hassine-Sijoumi à mener les investigations nécessaires concernant des plaintes déposées par un groupe de citoyens qui ont déclaré avoir été surpris de trouver leurs noms sur la liste des soutiens du candidat Ayachi Zammel.
Trêve à Gaza : Blinken assure que Netanyahou soutient le plan américain !
Le secrétaire d’Etat américain Antony Blinken a assuré lundi à Tel-Aviv que le Premier ministre sioniste Benjamin Netanyahou lui avait «confirmé qu’Israël acceptait le plan de compromis» de Washington pour une trêve à Gaza, affirmant qu’il «incombe» désormais au Hamas «d’en faire de même».
Antony Blinken a rencontré ce lundi Netanyahu et d’autres dirigeants sionistes, et doit se rendre mardi en Egypte avant d’aller au Qatar, les deux autres pays médiateurs qui poussent Israël et le Hamas palestinien à accepter un plan prévoyant un cessez-le-feu assorti d’une libération des otages à Gaza après plus de dix mois de guerre.
Entretemps, l’Etat sioniste continue de tuer, chaque jour, des civils, essentiellement des femmes et des enfants, sans que les Américains lui demandent des comptes !
Tournoi de Cincinnati : Sabalenka haut la main
Elle a retrouvé la forme et elle reprend avec les titres et les consécrations. Elle, c’est la Biélorusse Aryna Sabalenka, l’actuelle deuxième du classement de la WTA, qui vient de remporter le prestigieux tournoi américain de Cincinnati après avoir battu l’Américaine Jessica Pegula (6-3, 7-5). En demi-finale, elle a réussi à éliminer la numéro 1 mondiale Iga Swiatek, également en deux sets (6-3, 6-3).
Une belle victoire qui doit faire plaisir à une certaine…Ons Jabeur, la tenniswoman tunisienne, grande amie de Sabalenka.
Un comité de gestion à la FTF : Kamel Idir réussira-t-il à y remettre de l’ordre ?
Les carottes sont, enfin, cuites pour la gestion des affaires de la FTF. Kamel Idir, Chedly Rahmani et Zakia Bartagi auront la mission de ramener de gérer le quotidien de la fédération jusqu’à l’échéance attendue de l’élection d’un nouveau bureau fédéral.
Le président, Kamel Idir, et les membres du comité indépendant et restreint est chargé de l'application de la feuille de route fixée pour une période transitoire au 31 janvier 2025 (avec possibilité de renouvellement pour 6 mois) en vue des élections. La FIFA a mis du temps pour mettre en place ce comité provisoire, mais l’essentiel c’est de voir l’activité reprendre alors que la nouvelle saison débutera dans une semaine.
Kamel Idir, Chedly Rahmani et Zakia Bartagi ne sont pas les premiers venus dans le monde du football, s’agissant d’un ancien président de club, le Club Africain, d’une ex-membre fédérale et une référence en médecine de sport et d’un juriste-conseiller à la Cour d'appel et juge-arbitre auprès du Tribunal arbitral du sport (TAS) qui sera d’un grand secours pour régler les éventuels litiges.
Le football tunisien, malade depuis de longues années, a perdu trop de temps. Le trio choisi par la FIFA doit vite se mettre au travail et ne négliger aucun volet même si sa tâche est limitée dans le temps.
K.Z.
Commerce électronique : enjeux de développement
Le commerce électronique en Tunisie en 2024 se caractérise par une croissance significative, portée par une augmentation de l'inclusion numérique et un changement des habitudes de consommation.
Depuis la pandémie de COVID-19, qui a accéléré la transition vers les achats en ligne, le secteur du e-commerce a connu une expansion rapide.
Une croissance consolidée
En 2023, on dénombrait environ 1 100 boutiques en ligne, et près de 7,5 millions de transactions ont été enregistrées au premier semestre, générant une valeur de 540 millions de dinars tunisiens. Ces chiffres témoignent d'un marché en pleine mutation, où plus de la moitié de la population est connectée à Internet, favorisant ainsi l'essor du commerce en ligne.
Les statistiques montrent une augmentation continue des transactions en ligne, avec une hausse de 54 % par rapport à 2020. Cette croissance est largement attribuable aux restrictions liées à la pandémie, qui ont poussé de nombreux consommateurs à se tourner vers les achats en ligne.
Pendant les périodes de confinement, les transactions ont même augmenté de 71%, mettant en lumière le potentiel du e-commerce en Tunisie. Cette tendance se poursuit en 2024, avec un marché qui se diversifie et se développe à un rythme soutenu.
Défis de taille
Malgré cette dynamique positive, le commerce électronique en Tunisie doit surmonter plusieurs obstacles pour atteindre son plein potentiel. L'un des principaux défis est le manque de confiance des consommateurs dans les paiements en ligne.
En effet, 84 % des transactions se font encore à la livraison, révélant une réticence persistante à utiliser les services de paiement électronique. Cette méfiance est exacerbée par une réglementation jugée inadéquate pour assurer un écosystème de paiement sécurisé et efficace.
Par ailleurs, une grande partie des ventes en ligne se fait via des réseaux sociaux sans statut juridique, limitant ainsi la visibilité et la régulation du marché. Cette informalité représente un frein majeur au développement d'un commerce électronique transparent et structuré. En outre, l'accès au financement reste un défi crucial pour les startups et les opérateurs de commerce électronique, qui peinent à obtenir les ressources nécessaires pour croître et innover.
Perspectives
Malgré ces défis, le potentiel de croissance du e-commerce en Tunisie est considérable. Les entreprises peuvent capitaliser sur la richesse des produits artisanaux et manufacturés pour développer le commerce électronique transfrontalier. L'amélioration des infrastructures de paiement et l'adoption d'une réglementation claire et favorable pourraient également faciliter l'expansion du secteur.
Pour exploiter ces opportunités, il est essentiel que les acteurs du marché et les autorités tunisiennes collaborent pour renforcer l'environnement réglementaire, encourager les paiements électroniques, et sensibiliser les consommateurs aux avantages du commerce en ligne. En surmontant ces obstacles, le e-commerce en Tunisie pourrait non seulement poursuivre sa croissance, mais aussi jouer un rôle clé dans la diversification et la modernisation de l'économie tunisienne.
Le commerce électronique en Tunisie est à la croisée des chemins, avec un potentiel de développement immense, mais également des défis considérables à surmonter. L'engagement conjoint des autorités et des acteurs du secteur sera déterminant pour améliorer la réglementation, renforcer la confiance des consommateurs et investir dans l'infrastructure nécessaire. En levant ces barrières, la Tunisie pourrait voir son secteur du e-commerce devenir un pilier majeur de son économie, contribuant ainsi à sa modernisation et à son intégration dans l'économie numérique mondiale.
Incendie dans une usine à Sfax : Une enquête est ouverte
Le directeur régional de la Protection civile de Sfax, Hatem Boubaker, a déclaré , ce lundi 19 août 2024, que la Garde nationale mène une enquête pour déterminer les causes de l'incendie qui s'est déclaré dans une usine de plastique à Sfax.
Dans une déclaration accordée à Mosaïque FM, le colonel Boubaker a précisé que l'incendie n'a pas fait de victimes.
"Cependant, l'usine a été entièrement détruite par les flammes. Au total 18 camions de pompiers ont été mobilisés vu l'ampleur de l'incendie et le vent violent qui nous a rendu la tâche plus difficile", a-t-il affirmé.
Ces Tunisiens lauréats du programme " Anhar : culture et climat"
Deux artistes visuels tunisiens, à savoir Saif Fradj, Wissem El-Abed et « Broudou », un collectif d’apprentissage multidisciplinaire, figurent parmi les 19 lauréats arabes à la première édition de la plateforme "Anhar : culture et climat", financée par Art Jameel et le British Council.
"Anhar" est le premier programme du monde arabe à financer et à soutenir le rôle des arts dans la lutte contre la crise climatique, peut-on lire dans la newsletter du British Council.
Basé sur des partenariats entre le Royaume-Uni et la région Mena, ce programme présente des collaborations créatives en réponse à la crise climatique. Il offre une formule de financement calquée sur les Commissions créatives pour l’action climatique du British Council.
Les lauréats tunisiens
Saif Fradj est un artiste tunisien et cofondateur des collectifs Bouma et le sud d’Ajdabiya. Bouma est un collectif dédié à l’image qui a été créé sur le port de Sousse en 2022. Le sud d’Ajdabiya est un collectif indépendant de cinéastes intéressés par le désert nord-africain
Son travail multidisciplinaire explore la fragilité de la réalité à travers des thèmes d’étrangeté, de frontières nationales et d’identité dans un contexte néocolonial. Sa proposition, A Pomegranate Falls, examine l’interaction de la dégradation de l’environnement, de la pollution industrielle et du changement climatique à Gabes, en Tunisie, en mettant l’accent sur l’impact destructeur des sous-produits de phosphate d’usine depuis les années 1970.
Né à Boumerdes, Mahdia, en 1989, Saif Fradj est un artiste visuel et cinéaste indépendant, basé à Sousse. Après des études de médecine à la Faculté de Sousse, il décide de se convertir entièrement à l’image.
Il expérimente à travers des photographies mobiles, analogiques et numériques ainsi qu’à travers la vidéo et le film son potentiel à représenter la fragilité de la réalité sous forme de documents picturaux et textuels.
Wissem El-Abed est un artiste visuel tunisien originaire des îles Kerkennah, dont les œuvres couvrent la création d’images, les installations et les assemblages. Grâce à sa pratique multidisciplinaire, El-Abed illustre les changements transformateurs de notre ère actuelle qui façonnent les relations d’altérité et les conditions de mobilité.
« Island Gauze Station » est une arche symbolique de Noé, une sculpture architecturale construite en partie à partir d’épaves locales de la région d’El Abassia des îles Kerkennah, qui sont actuellement menacées par l’élévation du niveau de la mer. Cette arche, dont le nom invoque des actes d’habillage, de réparation et de guérison générationnelle, invitera les visiteurs à repenser leur relation avec la nature et à considérer le rôle collectif que nous devons jouer dans la lutte contre la crise climatique.
Wissem El-Abed, artiste visuel né en 1977, sa pratique artistique interroge les paradoxes qui sillonnent le monde actuel. Auteur et illustrateur, il est aussi Docteur en arts et sciences de l’art de la Sorbonne. A travers une pratique multidisciplinaire, ses œuvres évoluent entre dessins, installations et assemblages.
"Broudou" est un collectif d’apprentissage multidisciplinaire dédié à la recherche artistique sur l’écologie, l’agriculture et l’alimentation. En travaillant aux côtés de chercheurs, d’agriculteurs et d’artistes, l’école "Broudou" explore l’avenir de l’alimentation d’un point de vue écologique, alternatif et féministe grâce à une gamme d’engagements publics en collaboration avec la résidence d’artiste et l’espace de projet Mouhit à Tunis.
Anhar, un programme doté de 311 540 £
Lancé par un appel ouvert en octobre 2023, "Anhar" est un programme de subventions à trois niveaux, destiné aux artistes, collectifs et institutions basés dans le monde arabe. L’appel a attiré des propositions de 25 pays et a accordé des subventions à 19 bénéficiaires de 13 pays.
Les projets récompensés vont des artistes travaillant avec des nids de moineaux en Irak et des figuiers de barbarie au Liban aux grandes initiatives de décarbonisation, telles que les jardins communautaires en Palestine et au Maroc et l’éclairage solaire en Syrie.
Les subventions, d’un montant total de 311 540 £ (394 528 USD), sont classées en trois niveaux. Au Niveau 1, les subventions sont accordées à sept artistes, praticiens créatifs, collectifs ou entreprises collaboratives en Palestine, au Liban, en Syrie, en Tunisie, en Irak et au Koweït via des projets liés au climat qui sensibilisent la communauté.
Les propositions sélectionnées couvrent un large éventail de thèmes de la conception architecturale et de la dégradation de l’environnement, de la pollution industrielle et du changement climatique aux naufrages et à l’avenir de l’alimentation.
Le niveau 2 est décerné à sept organisations et sites engagés dans des efforts de réduction de l’empreinte carbone et des déchets grâce à des stratégies de décarbonisation et à des investissements dans les infrastructures d’énergie renouvelable en Afrique du Nord et au Levant.
Le Niveau 3 est attribué pour soutenir cinq collaborations entre des artistes ou des organisations culturelles basés au Royaume-Uni et dans la région MENA visant à développer des réponses artistiques à grande échelle à l’urgence climatique.
Les candidatures ont été évaluées par des jurys de praticiens internationaux expérimentés, de conservateurs et de spécialistes du climat, qui ont collectivement noté les manières particulièrement innovantes et créatives dont le secteur de la culture aborde les thèmes de la durabilité, et le potentiel de ces projets pour engager le public, transformer les villes et les environnements, préserver et valoriser les traditions, et offrir une nouvelle réflexion et des solutions originales.
Anhar : fruit d’un dialogue sur les arts et l’écologie
"Anhar" incarne l’engagement commun d’Art Jameel et du British Council en faveur de la durabilité et de la sensibilisation à l’environnement en soutenant diverses activités culturelles centrées sur la communauté.
Fruit d’un dialogue approfondi entre un réseau de praticiens régionaux des arts et de l’écologie, Anhar a été lancé avant l’accueil par les Émirats Arabes Unis de la 28e Conférence des Parties des Nations Unies sur les changements climatiques (COP28). Ce programme majeur de commande soutient de nouvelles œuvres et des projets communautaires par des praticiens individuels, ainsi que des institutions culturelles de base mettant en œuvre des solutions pratiques pour réduire leurs émissions de carbone et leurs déchets.
Art Jameel favorise et promeut l’art contemporain, la protection du patrimoine culturel et l’entrepreneuriat créatif au Moyen-Orient, en Afrique du Nord, en Turquie et au-delà. Fondée et soutenue par les philanthropies de la famille Jameel, l’organisation indépendante a son siège social en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis et fonctionne dans le monde entier.
Le modèle d’Art Jameel est collaboratif. Ses principaux partenaires institutionnels comprennent la Fondation Delfina, le Metropolitan Museum of Art à New York et le Victoria & Albert Museum de Londres.
Le Quotidien avec TAP
















