Maroc : Macron à Rabat pour une visite de réconciliation
Le président français, Emmanuel Macron, entame ce lundi 28 octobre une visite d'État de trois jours au Maroc, à l'invitation du roi Mohammed VI. Ce déplacement vise à impulser un nouvel élan dans les relations bilatérales et à affirmer une ambition commune pour les trente prochaines années, indique l'Élysée.
Au cours de cette visite, les grands enjeux actuels seront abordés : l'économie, l'agriculture, l'environnement, l'éducation, la culture, ainsi que la question de l'immigration. Le nouveau ministre français de l'Intérieur, Bruno Retailleau, figure parmi les neuf membres du gouvernement accompagnant Emmanuel Macron.
Paris et Rabat semblent partager la volonté de tourner la page sur les dossiers sensibles du passé récent, tels que la réduction des visas accordés par la France aux ressortissants maghrébins, la résolution du Parlement européen condamnant la dégradation de la liberté de la presse au Maroc, le rapprochement de la France avec Alger, ou encore l’aide française proposée mais refusée par le Maroc lors du séisme de septembre 2023.
Notons qu'il s’agit de la première visite d’État d’un président français au Maroc depuis 2013. À son arrivée, Emmanuel Macron sera accueilli en personne par le roi Mohammed VI, avec une salve de 21 coups de canon. Les deux chefs d’État se rendront ensuite au Palais royal pour un entretien en tête-à-tête, qui sera suivi de la signature de plusieurs accords dans les domaines de l’énergie, de l’eau, de l’éducation et de la sécurité intérieure.
Cinéphilies au Maghreb : dernier rendez-vous en hommage à Ahmed Bouanani
La dernière session du cycle de projections- débats « Cinéphilies au Maghreb », portant sur Les traces de la cinéphilie aura lieu le 31 octobre, au Théâtre El Hamra, a annoncé l’Institut de recherche sur le Maghreb contemporain (IRMC).
Prévu de 10h à 19h, cet évènement prévoit deux projections- débats de films d’Ahmed Bouanani, cinéaste et réalisateur marocain (1938-2011) : « Mémoire 14 » (1971-24’) et « Le mirage » (1980, 100’).
Une ciné- conférence intitulée « Chants, films, archives de l’insoumission : le « bled siba » du cinéma marocain » sera notamment organisée en présence de Touda Bouanani, artiste plasticienne et vidéaste pluridisciplinaire et Marie Pierre-Bouthier, maîtresse de conférences en Histoire et esthétique du cinéma documentaire à l’Université de Picardie Jules Verne.
En 2023-2024, l’IRMC a organisé le cycle de rencontres « Cinéphilies au Maghreb » autour de la diffusion de la culture cinéphilique en Tunisie, en Algérie et au Maroc. Il s’agit de suivre les formes, les étapes, les acteurs, les supports, les espaces et les lieux qui ont permis de faire circuler la passion du cinéma et sa connaissance entre les publics maghrébins, contribuant à populariser un goût pour cet art et son impact.
Comme dans le cycle « Regarder l’Algérie. Des films et des recherches » (2022-2023), ce projet est conçu autour d’une série de projections débats destinées à retracer les jalons d’une cinéphilie maghrébine en mobilisant acteurs et témoins, archives et films, ouvrages et revues pour comprendre les cheminements d’une histoire culturelle, peu explorée dans ses cadres matériels, sa (dis)continuité et ses connexions.
CIJ : L'Afrique du Sud s'apprête à soumettre davantage d’éléments de preuve du génocide israélien à Gaza
L'Afrique du Sud s'apprête à soumettre, lundi, un mémoire détaillé contre Israël à la Cour internationale de justice (CIJ), dans le but d'étayer la thèse du génocide commis par Israël en Palestine, a confirmé dimanche à Anadolu, une source diplomatique.
Le mémoire serait déposé lundi, a déclaré à Anadolu la source diplomatique sud-africaine, sous couvert d'anonymat car elle n'était pas autorisée à communiquer avec les médias.
Le ministre sud-africain des affaires étrangères, Ronald Lamola, a déclaré au site d'information Daily Maverick que le mémoire fournissait davantage de preuves, « détails médico-légaux », pour montrer qu'« il ne s'agit pas seulement d'un cas plausible de génocide, mais qu'il s'agit bien d'un génocide ».
Il est précisé qu'une fois le mémoire déposé, le défendeur (en l'occurrence, Israël) doit déposer un contre-mémoire au plus tard le 28 juillet de l'année prochaine.
L'Afrique du Sud a saisi la Cour de La Haye fin 2023 d'une plainte pour génocide contre l’entité sioniste, estimant que ce dernier, qui bombarde la Bande de Gaza depuis le mois d'octobre 2023, n'a pas respecté ses engagements au titre de la Convention de 1948 sur le génocide.
Plusieurs pays, dont la Türkiye, le Nicaragua, la Palestine, l'Espagne, le Mexique, la Libye et la Colombie, se sont joints à cette procédure, dont les audiences publiques ont débuté en janvier.
Contenus contraires aux valeurs morales sur les réseaux sociaux : Le ministère de la Justice réagit
Le ministère de la Justice a annoncé une série de mesures pour lutter contre l’essor de contenus jugés contraires aux valeurs morales et à l’éthique publique sur les réseaux sociaux. Dans ce communiqué, le ministère a fait savoir que la ministre de la Justice a ordonné au parquet d’engager des actions juridiques contre toute personne utilisant des plateformes comme TikTok et Instagram pour diffuser des contenus inappropriés.
Le ministère souligne que de plus en plus de contenus sur les réseaux sociaux vont à l’encontre des valeurs morales et des normes sociales. Ces publications, qui incluent des images et vidéos au caractère indécent, sont jugées susceptibles d’influencer négativement le comportement des jeunes.
Le ministère s’inquiète de l’impact de ces plateformes, où de nombreux jeunes sont exposés à des messages et des comportements perçus comme nocifs pour leur développement et leur intégration dans la société.
En réponse à cette tendance, la ministre de la Justice a donné des instructions précises au parquet pour prendre des mesures judiciaires contre les personnes produisant, partageant ou diffusant des contenus considérés comme immoraux. Les individus impliqués dans la publication de vidéos, images ou informations numériques portant atteinte aux valeurs éthiques et sociétales seront ainsi exposés à des poursuites pénales.
Attaque au camion-bélier contre une station de bus en Israël : Un mort et une trentaine de blessés
Un camion a percuté ce dimanche 27 octobre une station de bus près d’une base militaire à Ramat Hasharon dans le centre d’Israël, faisant un mort et une trentaine de blessés, selon les services de santé et la police. Une enquête est en cours pour déterminer s’il s’agit d’une « attaque terroriste », a indiqué la police après avoir affirmé que le chauffeur du camion avait été « neutralisé ».
Le mouvement palestinien Hamas, en guerre depuis plus d’un an contre Israël dans la bande de Gaza, a salué dans un communiqué une « opération héroïque » menée selon lui « près du quartier général du Mossad », les services du renseignement extérieur israéliens. C’est « une réponse naturelle aux crimes de l’occupation (israélienne) contre notre peuple palestinien à Gaza, en Cisjordanie et à Jérusalem », a-t-il affirmé.
Selon la police, « un bus déposait des passagers à un arrêt quand un camion a percuté le bus et les passagers » devant la base militaire de Glilot. « Le chauffeur du camion (….) a dévié de son itinéraire et a heurté le bus et les personnes qui attendaient à la station », a-t-elle ajouté. « Des civils sur les lieux ont tiré sur le conducteur et l’ont neutralisé. »
Parmi les 29 blessés selon le Magen David Adom, l’équivalent israélien de la Croix-Rouge, l’un d’eux a succombé à ses blessures, a ensuite annoncé l’hôpital où il a été transféré.
Sud-Liban : 4 soldats israéliens tués et 88 blessés
Quatre soldats de la réserve israélienne ont été tués et 88 ont été blessés au cours de batailles contre des membres du Hezbollah dans un village du sud du Liban samedi soir, a annoncé l’armée.
Les soldats ont tous servi dans le 8207e bataillon de la brigade Alon.
Parmi les soldats blessés, cinq sont dans un état grave.
Boxe : Dallagi en quart de finale du championnat du monde juniors
Dans le cadre des championnats du monde juniors 2024 de boxe qui ont lieu à Budva au Montenegro du 22 octobre au 3 novembre, le boxeur tunisien Kosai Dallagi vient de se qualifier aux quarts de finale après avoir battu le son rival arménien aux points.
Kosai, qui est un boxeur du Stade Tunisien, est à une victoire des demi-finales qui lui assureront une médaille.
Liban : Le Hezbollah appelle les habitants de Kiryat Shmona, dans le nord d'Israël, à « évacuer immédiatement »
Le Hezbollah a publié dimanche à 23h30, à l'attention des habitants de Kiryat Shmona, dans le nord d'Israël, un « avis d'évacuation », à l'image de ceux transmis quasiment quotidiennement par l'armée sioniste aux habitants du Liban-Sud et de la banlieue sud de Beyrouth.
L'avis publié est accompagné d’une image satellite du village, recouvert d'une ombre rouge, vers lequel se dirigent un drone et des roquettes. Sous l'image, le parti chiite appelle, en arabe et en hébreu, les habitants à « évacuer immédiatement ». La veille, le Hezbollah avait publié une vidéo appelant les résidents de 21 villages du Nord israélien à quitter les lieux.
Depuis le début de l'offensive élargie au Liban, l'armée israélienne publie régulièrement des menaces similaires, visant soit des villages ou quartiers entiers du Liban-Sud, soit des bâtiments spécifiques, notamment du Liban-Sud, de la Békaa ou de la banlieue sud de Beyrouth.
Ligue 1 (6e J) : L’U.S.M. et le S.T. confirment, le C.S.S. cale
La seconde partie de la sixième journée n’a pas été avare en enseignements. L’ES Zarzis, le tombeur de l’EST il y a une semaine, est allée confirmer sa forme du moment à Sfax face au CSS. Les Zarzissiens ont mené au score pendant plus de 90 minutes avant de céder pendant le temps additionnel, offrant une égalisation inespérée aux Sfaxiens.
Au Bardo, les Stadistes ont arraché leur troisième victoire consécutive, obtenue de justesse (2-1) devant l’AS Gabes. Encore une fois Oumarou, le meilleur buteur de la compétition, a été l’un des buteurs du match.
A Monastir, l’USM n’a pas peiné pour battre El Gawafel, la lanterne rouge (2-0) pour se positionner juste derrière les deux premiers au classement.
Le dernier match de la journée a opposé l’AS Soliman et l’US Ben Guerdane et s’est terminé sans buts et sans vainqueur (0-0).
K.Z.
Résultats
ST – ASG (2-1)
ASS – USBG (0-0)
USM – EGSG (2-0)
CSS – ESZ (1-1)
Classement
1-Olympique de Béja 16pts
2-Club Africain 14pts
3-US Monastirienne 14pts
4-Espérance de Zarzis 13pts
5-Stade Tunisien 13pts
6-Espérance de Tunis 9pts
7-Club Sportif Sfaxien 9pts
8-JS Omrane 9pts
9-ES Métlaoui 6pts
10-AS Soliman 6pts
11-Etoile du Sahel 5pts
12-AS Gabés 5pts
13-US Ben Guerdane 4pts
14-CA Bizertin 4pts
15-US Tataouine 3pts
16-EGS Gafsa 0pts
K.Z.
"Indivision" sur l'écran de "CinéMadart": Pour une justice écologique et sociale...
Pour son nouveau film "Indivision", la cinéaste marocaine a choisi d'aborder la question de la protection de l'écosystème à travers l'histoire d'une famille en querelle à cause d'un héritage, au cœur du forêt de Tanger...
Il sera projeté aujourd'hui à 18h45 sur l'écran de CinéMadart. "Indivision" qui a fait le tour de plusieurs festivals, remportant tant de prix, vient de faire sa sortie dans nos salles obscures. Film qui mérite le détour non seulement pour l'histoire qu'il raconte ou encore pour le talent de Leila Kilani- qui a à son actif de nombreux beaux films (documentaire et fiction), tous situés à Tanger-, mais aussi par ces beaux et poétiques plans où la nature est bel et bien filmée, où les chants d'oiseaux et leurs danses époustouflantes dans le ciel rythment l'histoire.
"Indivision", deuxième long-métrage de la réalisatrice, est un film où se croisent tant d'histoires: c'est la crise écologique, c'est la matriarche, c'est cette "folle" tendance de tout raser pour construire des immeubles et des centres commerciaux, c'est la relation père-fille, c'est aussi être adolescent aujourd'hui et l'impact des réseaux sociaux... Des thèmes et sous-thèmes que la réalisatrice Leila Kilani les a ressemblé et nourri pour raconter cette histoire, pour être une conteuse des temps modernes...
Une histoire de famille, de forêt, d’héritage, des éléments classiques d'une histoire qui peut se dérouler dans n'importe coin du monde sauf que Leila Kilani a su l'enrichir par plusieurs détails pour la bien ancrer dans un contexte local, spécifique au Maroc et ce ne provoquant des questions politiques et socioéconomiques propres au Maroc...La réalisatrice laisse à son spectateur l'opportunité d'aller au-delà de ce "conte" marocain contemporain pour la juxtaposer sur le vécu de son pays... "Indivision" rappelle la lutte mené par l'écologiste et le psychologue Wael Garnaoui, il y a quelques jours, pour protéger des vieilles et gigantesques arbres dans un petit village de Monastir. Le film rappelle aussi tant d'alertes tirés pour sauver les oiseaux migrateurs qui trouvent refuge dans la lagune de Sijoumi...sauf que c'est de la fiction!
Marché conclu ou...?
"Indivision" est l'histoire des Bechtani qui viennent toujours à la Mansouria, le vieux domaine familial en indivision, situé sur une colline de Tanger. Une opportunité s'offre à la famille pour vendre cette gigantesque propriété foncière à un promoteur immobilier... belle occasion que la mère veut à tout prix la saisir, surtout qu'ils feront fortune. Il faut avoir l'accord de tous les héritiers pour accomplir l'affaire et conclure le marché. Alors que tout le monde pense que l'opération est sur la bonne voie, l'un des héritiers principaux s'oppose, refusant la vente, bouleversant l'ordre et apportant de la fraîcheur et du rythme à l'histoire.
Soutenu par sa fille Lina, adolescente mutique de 13 ans, jeune influenceuse, qui a perdu sa maman lors d'un accident en observant les cigognes d’où son pseudonyme sur la toile : "Cigogna nera" (cigogne noire), le père poursuit son combat contre la famille et surtout sa mère qui domine la situation.
Choisissant le silence, le mutisme, continuant avec son père l'observation des oiseaux, elle décide de raconter les tiraillements familiaux à la Mansoura, l'inquiétude des habitants défavorisés qui habitent et travaillent dans ce terrain à travers sur le net, à travers un journal filmé, posant des questions d'ordre social et écologique.
Lina et son père réussiront à sauver les oiseaux et à surtout à faire échouer l'opération de vente et de transformation de cette forêt en une cité?
La réponse est à découvrir à "CinéMadart", lors de la projection.
Imen Abderrahmani
E.S.T.- C.A.B. (0-0) : Les Sang et Or de nouveau accrochés
Malgré toute sa volonté de mettre fin au passage à vide, L'Espérance a de nouveau échoué devant un CABizertin qui a bien défendu sa cage par un gardien, Krir, en super forme et un défenseur, Sayde, impérial. Les contres de Amri et Belbouz ont donné du fil à retordre à Memmiche et consorts. Côté Sang et Or les attaques incessantes sont restées infructueuses Malgré la rentrée après la pause de Sasse et Rodrigues. Même le penalty obtenu à la78e pour faute sur Sasse a été raté lamentablement par Meriah. Voilà un bon point pour le CAB alors que l'EST est à son quatrième match de suite sans victoire !!
J.B.
Le C. Africain ralentit la marche de l'O.Beja, la JSOmrane s'impose à Tataouine
La première tranche de la sixième journée de la Ligue 1 a vu le leader Bejaois se contenter d'une parité à Medjez el Bab face au dauphin clibiste après cinq victoires de rang. Les Tunisois ont ouvert le score dès la 15e minute par Ait Malek de la tête. Ce dernier sera exclu quelques minutes plus tard pour insulte envers l'arbitre. Les Bejaois ont attendu la 54e pour égaliser par Seghaier. La domination des Nordistes n'a pas été récompensée par un second but. A Metlaoui, le match s'est soldé par une parité vierge entre l'Etoile locale et l'Etoile du Sahel même si la première aurait mérité plus. Mais la palme est à décerner au neo-promu, la JSOmrane qui a ramené une large victoire de Tataouine par (4-2) grâce aux buts de Ben Hassine, Khadhri, Khemissi et Boussaidi. Les buts des locaux étaient inscrits par Guezmir et Abdennebi. Cette première partie de la journée sera complétée par le match Espérance- CABizertin qui commence à 17h30 à Rades.
Jamel Belhassen
Système fiscal : Enjeux de la réforme de l’impôt sur le revenu
La Tunisie se trouve à un tournant économique avec l'introduction de son projet de loi de finances (PLF) 2025, qui propose des variations significatives des taux d'imposition.
Cette réforme, visant à renforcer les recettes fiscales, pourrait avoir des répercussions importantes sur l'économie nationale, notamment en ce qui concerne les sphères de l’emploi et de l’investissement. Les implications de cette politique fiscale soulèvent des questions fondamentales sur les choix du modèle économique tunisien.
Une réforme audacieuse
Le PLF 2025 introduit un nouveau barème pour l'impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPP), augmentant les taux pour les revenus supérieurs à 50 000 dinars, qui passeront de 35 % à 40%. Cette révision vise à établir un système fiscal plus progressif, où les contribuables aux revenus modestes bénéficieront d'une réduction d'impôt significative, tandis que les classes supérieures seront davantage sollicitées.
Toutefois, cette approche soulève des interrogations quant à son impact sur le pouvoir d'achat des Tunisiens, les objectifs de l’équité fiscale et les différentes formes de mobilisations des ressources financières du budget dans un contexte marqué par une volonté accrue des pouvoirs publiques pour assurer les équilibres des finances publiques et maîtriser le déficit budgétaire.
Enjeux et défis
L'augmentation des impôts peut inciter les contribuables à modifier leur comportement économique. Face à des charges fiscales jugées excessives, de nombreux Tunisiens pourraient choisir de réduire leur activité économique ou même de se tourner vers l'économie informelle pour éviter les taxes.
Ce phénomène n'est pas nouveau ; il a été observé dans diverses économies où des taux d'imposition élevés ont conduit à une évasion fiscale accrue. Les travailleurs indépendants et les petites entreprises pourraient être particulièrement touchés, cherchant à minimiser leurs obligations fiscales en opérant en dehors du cadre légal.
L'impact sur l'économie informelle pourrait avoir des conséquences profondes sur le tissu économique tunisien. D'une part, cette économie parallèle peut sembler offrir une solution temporaire pour les contribuables cherchant à préserver leur pouvoir d'achat. Cependant, elle représente également une perte significative de recettes fiscales pour l'État, exacerbant ainsi les problèmes budgétaires déjà présents.
La Tunisie, qui dépend fortement des recettes fiscales pour financer ses services publics et ses programmes sociaux, pourrait se retrouver face à des défis liés au fait que l'augmentation des impôts pourrait entraîner une diminution des recettes, alimentant davantage l'économie informelle.
Par ailleurs, la dynamique de l'économie informelle peut également nuire à la concurrence loyale. Les entreprises opérant légalement sont souvent désavantagées par rapport à celles qui échappent aux réglementations fiscales. Cela peut créer un environnement où les entreprises respectueuses des lois voient leurs marges réduites et leur capacité d'investissement compromise, ce qui freine la croissance économique globale.
Les impacts de la réforme
La Tunisie s'apprête à mettre en œuvre son projet de loi de finances (PLF) 2025, qui introduit une variation significative des taux d'imposition, notamment pour les revenus les plus élevés. Cette réforme fiscale, bien qu'elle vise à renforcer l'équité et à augmenter les recettes publiques, suscite des interrogations quant à ses répercussions sur la classe moyenne, déjà éprouvée par une inflation persistante et une stagnation des salaires.
Le PLF 2025 propose une révision des tranches d'imposition qui touche directement la classe moyenne. Les contribuables, gagnant entre 20 000 et 30 000 dinars par an, représentant une part importante de cette classe, verront leur impôt passer à 30%, contre 28% précédemment. Cette augmentation pourrait aggraver le fardeau fiscal pour des ménages qui peinent déjà à maintenir leur pouvoir d'achat face à l'inflation.
En effet, alors que les salaires stagnent, les nouvelles charges fiscales risquent de réduire encore davantage la capacité des familles à faire face à leurs dépenses quotidiennes.
Des experts ont averti que la classe moyenne pourrait être particulièrement touchée par cette mesure, avec une érosion de son pouvoir d'achat qui pourrait dépasser les 100 dinars par mois pour certains contribuables. Dans un contexte où le coût de la vie continue d'augmenter, cette situation pourrait entraîner un sentiment d'injustice parmi ceux qui se retrouvent piégés entre les tranches inférieures et supérieures.
Les implications de ces augmentations fiscales vont au-delà du simple impact sur le budget des ménages. Les petites et moyennes entreprises (PME), souvent considérées comme le moteur de l'économie tunisienne, pourraient également ressentir les effets négatifs de cette politique fiscale. La hausse de l'impôt sur les sociétés pourrait décourager l'investissement dans des secteurs déjà fragilisés par certaines contraintes économiques liées notamment à la conjoncture internationale. Cela pourrait limiter la création d'emplois et freiner l'innovation, deux éléments essentiels pour soutenir la croissance économique.
Alors que la Tunisie s'engage sur cette voie fiscale ambitieuse avec le PLF 2025, il est essentiel que le gouvernement prenne en compte non seulement l'objectif d'équité fiscale mais aussi les réalités économiques auxquelles font face ses citoyens. Les choix faits aujourd'hui auront un impact durable sur la viabilité des finances publiques et de l’économie du pays.
Des écrivains et des intellectuels de sept pays participent au Forum international tuniso-hispano-latino-américain
Le septième forum international tuniso-hispano-latino-américain des intellectuels et écrivains « Espanisme et interculturalité », organisé les 25 et 26 octobre, à la Faculté des Lettres, des Arts et des Humanités de la Manouba, se poursuit jusqu’au ce soir avec des lectures poétiques et la remise du Prix International de Poésie « Cité de Carthage » qui est décerné chaque année dans le cadre du Forum tuniso-hispano-latino-américain.
Pour aujourd’hui, le programme de la journée prévoit également des tables rondes autour des thèmes suivants: « femmes et littérature » en Bolivie, au Mexique et en Espagne, et « Tunisie et Espagne: Fraternité à travers l’histoire ». Ce thème sera marqué par des interventions sur « les avantages et les dangers de l’enseignement virtuel de l’histoire et de la civilisation », « la contribution arabe à l'identité espagnole entre influence et tradition », « l’Espagne en Tunisie à l’époque hafside, la prise de la Goulette en 1535 et Mehdia/Afrique en 1550 » et « fouille dans les relations culturelles tuniso-espagnoles entre hier et aujourd’hui ».
De nouvelles lectures poétiques nocturnes auront lieu, à la Madersa Slimania, dans la Médina de Tunis, avec la participation des invités Espagnols et Sud- américains. Des recueils de poésie espagnols traduits en arabe seront offerts aux participants.
Au programme également de cette 2ème journée, un hommage à Maria Antonia Garcia de Leon Alvarez, écrivaine espagnole et professeure de sociologie à l'Université Complutense de Madrid, et Ridha Boukraa, sociologue tunisien.
Le Forum reprendra, le jeudi 31 octobre, avec une programmation qui aura lieu au palais des Sciences à Monastir.
Importante participation
Vingt intellectuels et créateurs venus d’Espagne, du Mexique, de Bolivie, de Colombie, d'Argentine, de Cuba et du Pérou, en plus de quinze écrivains, intellectuels et universitaires tunisiens prennent part à ce forum organisé par le Département de langue et littérature espagnoles à l'Université de la Manouba, en partenariat avec l’Association tunisienne des diplômés en langue et littérature espagnoles, présidée par l’universitaire, chercheur, traducteur et hispanisant Ridha Mami.
Les travaux du forum ouverts, vendredi matin, ont été marqué par la présence du président de l'Université de la Manouba (UMA), Ameur Chérif, de l'ambassadeur d'Espagne en Tunisie, Javier Puig Saura, du Doyen de la faculté des Lettres, des Arts et des Humanités de la Manouba, Moncef Tayeb, et du président du Pen Club Espagnol et fondateur de la maison d'édition Sial Pigmalión, l'écrivain Basilio Rodriguez Canada.
Le premier jour du forum était axé sur la littérature à travers les thèmes de « fiction, réalité, littérature et journalisme » et des interventions de spécialistes tunisiens tels que Ridha Boukraa, Abdelhafid Harguem, Abdelaziz Kacem et Maher Abdelrahmane.
Une soirée de lectures de poésie présentée par la poétesse et écrivaine vénézuélienne Nery Santos Gomez était également au menu avec la participation de Kamal Bouajila, Maria Socorro Marmol, Abdelaziz Kacem, Maria Pilar Cavero Montori, Khadija Gadhoum, Basilio Rodriguez Canada et Adel El Meezi.
Dans une déclaration à la correspondante de TAP à la Manouba, Ridha Mami, a souligné qu’après le focus Espagne au cours des éditions précédentes du Forum tuniso-hispano-latino-américain, cette nouvelle édition est ouverte sur les différentes cultures des pays d'Amérique du Sud. Il a indiqué l’importance de découvrir les cultures de ces pays et leurs illustres écrivains et intellectuels, à l’instar du Colombien Gabriel Garcia Marquez (1927-2014), prix Nobel de Littérature 1982, le Chilien Babel Neruda (1904-1973), et le Cubain Jose Julian Marty Perez (1853-1895).
Cette édition se distingue par son ouverture sur les différentes disciplines à travers la participation des créateurs tels que les hommes de médias, auteurs, musiciens, poètes, artistes peintres et cinéastes, a fait savoir l'universitaire, et ce partant de la conviction que toutes les cultures se rejoignent redessinant les contours de la culture et la notion de l’humanité.
Des spécialistes de divers secteurs culturels et littéraires sont invités à ce Forum initialement dédié aux spécialistes de la langue espagnole dont le cercle s’est élargi cette année pour couvrir d’autres langues, en particulier l’arabe et le français.
Une traduction instantanée est assurée dans ce Forum qui vise à renforcer le partenariat culturel sur les bases d'un rapprochement intellectuel et littéraire ainsi que le renforcement des liens entre les intellectuels et la promotion mutuelle de leurs cultures respectives.
Dans le but d’élargir la coopération scientifique universitaire, de nouveaux accords seront signés entre la Faculté des Lettres, des Arts et des Humanités de la Manouba et des universités du Mexique et du Venezuela, en plus du renouvellement de certains accords avec des universités sud- américaines, telles que l’Université de Bogota en Colombie, a fait savoir M. Mami.
Le Quotidien avec TAP
L’historien de l’art Michel Poivret à la rencontre des passionnés de la photo à Sousse
Dans le cadre de biennale d’art contemporain « Jaou Tunis 2024 », l’Institut français de Tunisie à Sousse, en partenariat avec Elbirou Art Gallery, accueille Michel Poivert pour une table ronde autour du thème « Des contre-cultures en photographie », aujourd’hui, le samedi 26 octobre à 14h00.
Michel Poivert est professeur d’histoire de l’art à l’Université Paris I Panthéon Sorbonne, où il fonde la chaire d’histoire de la photographie, il est critique et commissaire d’exposition.
Il a notamment publié « 50 ans de photographie française de 1970 à nos jours » (Textuel, 2019), « Contreculture dans la photographie contemporaine » (Textuel, 2022) et organisé entre autres l’exposition « L’événement, les images comme acteur de l’histoire » (Jeu de Paume à Paris, 2007) et récemment « La photographie française : une métamorphose 1968-1989 » au Pavillon populaire de Montpellier (2022-23). En 2018, il fonde le projet du Collège international de photographie dédié à la transmission et à l’expérimentation des savoir-faire photographiques.
















