Ligue 1 – Play out (1è j) : La belle affaire du CAB
La première journée du play out, avec seulement deux matches au programme d’aujourd’hui, a été favorable aux équipes locales. Ainsi, le CAB a nettement battu l’ES Métlaoui (2-0 grâce aux buts de Akremi et Ben Zitoun) et a consolidé sa position de leader alors que l’UST a profité de la venue de l’AS Marsa pour récolter trois précieux points (2-1). L’équipe de la banlieue nord demeure, ainsi, lanterne rouge sans aucun point.
K.Z.
Résultats :
CAB – ESM (2-0)
UST – ASM (2-1)
Classement:
1- Club Athlétique Bizertin 7 pts
2- ES Métlaoui 6 pts
3- US Tataouine 5 pts
4-US Ben Guerdane 4 pts (-1)
5- Olympique de Béja 3 pts (-1)
5- EGS Gafsa 2 pts (-1)
7- AS Soliman 0 pts (-1)
- AS Marsa 0 pts
El Jem : 5 morts, dont 4 élèves, dans un accident de la route
Un accident de la route survenu à l’autoroute A1, au niveau de la délégation d’El Jem, gouvernorat de Mahdia, a fait cinq morts et deux blessés.
Le porte-parole de la protection civile a affirmé qu’une voiture a percuté un camion au niveau du point kilométrique 197, faisant cinq morts, dont quatre élèves du collège « Zahra » à Sousse et une jeune femme de 35 ans.
Les deux autres blessés ont été conduits à l’hôpital local d’El Jem.
La chronique de Soufiane Ben Farhat:Tunisie- Les électeurs du coup de cœur au coup de gueule
La chronique de Soufiane Ben Farhat
Considérés sous un certain angle, les politiques ou pseudo-politiques tunisiens, cela dépend, ressemblent ici et maintenant à Méphistophélès. Dans le Faust de Goethe, il dit : “Moi je suis l’esprit qui toujours nie ; et c’est avec Justice : car tout ce qui existe est digne d’être détruit ; il serait donc mieux que rien n’existât.”
Logique démentielle dirait-on. Soit. Sauf que cette attitude traduit aujourd’hui, sous nos cieux, la réalité concrète plutôt que la fiction. Largement boudée par l’opinion, la classe politique tunisienne se contente de nier les faits plutôt que d’ausculter à la loupe les arcanes de son naufrage.
Témoins, les résultats des quatre tours des derniers scrutins législatifs. Grosse modo, et pour ne point se perdre dans les détails, les jeunes, les femmes et les électeurs des grandes agglomérations urbaines ont tourné le dos aux élections. Au second tour des élections locales dimanche dernier, le taux de participation n’a pas dépassé les 5% dans le Grand-Tunis alors qu’il a dépassé les 21% dans des régions plutôt rurales.
En matière de sociologie politique et électorale, il s’agit bien d’un phénomène. Une donnée de fond qui mérite l’analyse minutieuse plutôt que les envolées lyriques pamphlétaires accusatrices ou auto-justificatrices et victimaires des divers protagonistes.
Malheureusement, ce n’est guère le cas. Et pourtant, elle tourne.
L’anti-système a la côte
Je ne cesse d’y croire et de le réitérer, les Tunisiens aiment difficilement et haïssent aisément. Avoir une image de marque sous nos cieux n’est guère aisé. Et n’est surtout pas à la portée de tous. L’image de marque est même un siège éjectable. Les partis de la place en savent quelque chose même si la majorité d’entre eux se claquemure dans le déni.
En 2011, euphorie des primeurs et de l’agréable stupeur oblige, les Tunisiens ont adhéré à la classe politique surgie après la révolution. Une adhésion plutôt émotionnelle que rationnelle il est vrai. Du coup, l’adhésion aux nouveaux partis s’est renforcée au fil des jours. Ils ont bénéficié en quelque sorte du privilège d’antériorité.
Les taux de participation aux différents scrutins ont été relativement élevés. En gros, un noyau d’environ trois millions à trois millions et demi d’électeurs a presque toujours été au rendez-vous, à de rares exceptions près. Les élections législatives de 2019 et le référendum sur la nouvelle Constitution en 2022 ont mobilisé respectivement 2.946.628 et 2.830.094 électeurs.
Depuis, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts et la vapeur a été renversée. Du coup de cœur, les électeurs tunisiens expriment désormais le coup de gueule, notamment en ce qui a trait aux élections législatives. La couleur avait été annoncée lors de l’élection présidentielle de 2019. Au premier tour, parmi les 27 prétendants, deux candidats anti-système avaient émergé du lot, MM. Kais Saïed et Nabil Karoui. Le premier avait réalisé un raz-de-marée au second tour totalisant 2.777.931 voix, soit 72% du vote exprimé.
Déconfiture du législatif et des partis
Pourtant, M. Kais Saïed n’a guère de parti. Il s’est formé autour de lui une mouvement d’adhésions d’horizons divers et de sympathies convergentes. Là où les partis ont investi des milliards, il s’était contenté d’une campagne sobre et sans flonflons. Et les gens ont adhéré.
Aujourd’hui, pourtant, les électeurs boudent tout ce qui a trait aux élections législatives. Paradoxalement, dirait-on de premier abord.
A bien y voir, la bouderie n’est ni fortuite ni accidentelle. Aux yeux du citoyen lambda, l’image du député s’est lamentablement dégradée. Il sanctionne désormais le pouvoir législatif d’une certaine manière en lui tournant carrément le dos. C’est que, des années durant, il en a fait l’amer constat. Qu’il s’agisse de l'Assemblée constituante de 2011 ou des parlements élus en 2014 et 2019, ce fut le même topo. Des manœuvres politico-politiciennes, l’argent sale, les alliances contre-nature, le pillage des deniers publics et la mise à genoux de l’économie, les soudoiements des députés au grand jour, la corruption avérée au profit des privilégiés de l’économie de rente, la collusion avec des pouvoirs étrangers, les violences verbales et physiques y compris sanglantes dans l’hémicycle, le citoyen en en a vu de toutes les couleurs. Il en a gardé un profond ressentiment, exprimant le dégoût et le rejet. Bien pis, même le nouveau Parlement en pâtit.
L’élection présidentielle, un sursaut rageur ?
La dégradation de l’image du député dans l’opinion se recoupe d’ailleurs avec celle des partis et même des associations et des syndicats. Parce que les partis dominants ont instrumentalisé précisément les associations et les syndicats, devenus pour une bonne partie des courroies de transmission des agendas partito-partisans.
Et, fait révélateur, la corruption semble bien avoir officié comme le dénominateur commun des principaux partis de la place, droite, gauche et apparentés compris. Un cas typique de l’instrumentalisation d’une révolution a des fins crapuleuses. Les récentes affaires sanctionnées tant par les rapports de la Cour des Comptes que par les tribunaux en sont de bien affligeants témoins.
Mais comme il ne saurait y avoir de vie politique sans partis, on ne saurait bâtir des institutions sur fond d’absence d’adhésion.
Pour l’instant, les principaux partis incriminés se calfeutrent dans le déni. Aucune initiative de bilan, de refondation des orientations, des méthodes et du staff. Tout au plus un timide changement de dénomination auprès de quelque parti et le confinement dans l’auto-justification cathodique auprès d’autres. Point de remise en cause sérieuse et majeure devant l’opinion.
Certains font valoir que l’élection présidentielle prévue à la fin de l’année réconciliera l’électeur avec les urnes, le Tunisien étant moins circonspect et blâmeur et plus avenant pour l’élection à la magistrature suprême.
Auquel cas, l’élection présidentielle pourrait officier comme sursaut rageur de la citoyenneté trahie par les politiques de la misère des jours. On ose l’espérer avec un optimisme raisonné. Sinon on pourrait tous entonner à regrets : adieu politique je t’aimais bien…
S.B.F
Maroc : Des recettes touristiques record en 2023
Le tourisme marocain atteint des sommets historiques avec des recettes dépassant les 100 milliards de dirhams en 2023, loin des attentes fixées dans la feuille de route du secteur pour la période 2023-2026.
2023 est une année exceptionnelle pour le tourisme marocain. Le pays a accueilli 14,5 millions de touristes. Et les recettes en devises ont atteint un sommet historique, dépassant pour la première fois les 100 milliards de dirhams (9,24 milliards d’Euros).
Dans le détail, le rapport de l'Office des Changes, indique une augmentation significative des recettes touristiques à 104,6 milliards de dirhams (9,64 milliards d’Euros) pour l'année 2023 avec une croissance de 11,7%, équivalant à environ 11 milliards de dirhams (1 milliards d’Euros) de plus par rapport à l'année précédente.
Le ministère du tourisme note que la réalisation de ces résultats exceptionnels a largement dépassé les attentes initiales fixées dans la feuille de route du tourisme pour la période 2023-2026. « Alors que les résidents marocains à l'étranger représentent 51% des arrivées, enregistrant une croissance de 27% par rapport à 2022, les touristes étrangers représentent 49% des arrivées, en hausse de 3 points par rapport à l'année précédente », précise le département.
Pour la ministre Fatim-Zahra Ammor, cette performance s'aligne parfaitement sur l'objectif de la feuille de route visant les 120 milliards de dirhams (11 milliards de dinars) d'ici 2026. « Nous persévérerons dans nos efforts pour diversifier l'offre touristique au Maroc, contribuant ainsi significativement à l'augmentation des dépenses des visiteurs étrangers », assure-elle.
Le journal de la CAN
La RD Congo : avec un brassard noir contre la Côte d’Ivoire
Présente en demi-finales de la CAN 2023, une première depuis huit ans, la RD Congo aborde le choc de mercredi contre la Côte d'Ivoire dans un contexte particulier.
En effet, les combats font rage dans l'Est du pays, où les rebelles du M23 commettent de nombreuses exactions. Face à ces événements tragiques, les Léopards vont afficher leur soutien avec le peuple congolais. Dénonçant les “atrocités” commises par les rebelles, la Fédération congolaise de football (Fecofa) indique que, “en guise de deuil et en mémoire de nos victimes et par un élan de solidarité nationale pour nos frères et soeurs, notre Équipe Nationale portera un fin brassard noir sur le bras droit” face aux Eléphants.
Au cours des dernières heures, plusieurs cadres de la sélection ont fait entendre leur voix dans ce dossier, à l'instar de Cédric Bakambu. « Tout le monde voit les massacres à l’Est du Congo, mais tout le monde se tait. Mettez la même énergie que vous mettez pour parler de la CAN pour mettre en avant ce qu’il se passe chez nous, il n’y a pas de petits gestes », a taclé l'attaquant du Betis Séville sur les réseaux sociaux.
Le Nigeria tremble pour Osimhen
Le tournoi, qui a déjà vu l'élimination de grandes stars comme Sadio Mané, Riyad Mahrez et Mohamed Salah, pourrait donc perdre un autre joueur clé en la personne de l’attaquant nigérian Osimhen. Le buteur de 25 ans est un sujet de préoccupation majeure pour les Super Eagles à l'approche de la demi-finale. L'attaquant de Naples souffre d'une gêne à l'abdomen, sa participation au match face à l'Afrique du Sud est fortement incertaine et il n'a d'ailleurs pas voyagé avec ses coéquipiers lundi vers Bouaké. Cette inquiétude survient alors que le Nigeria se positionne comme un concurrent sérieux pour le titre, après des performances solides en phase de groupes, en huitièmes de finale face aux Lions Indomptables du Cameroun (2-0) puis en quarts de finale contre l'Angola (1-0). Le porte-parole des Super Eagles, Babafemi Raji, a confirmé la situation dans un communiqué : « Les médecins de l'équipe ont confirmé qu'il avait été placé sous étroite surveillance et qu'un membre de l'équipe médicale était resté à Abidjan avec lui. S'il est autorisé demain matin (mardi), il rejoindra le reste de l'équipe avant 17 heures ». Le suspense reste donc entier quant à sa présence ou non au Stade de la Paix de Bouaké (Côte d'Ivoire).
Cameroun : Eto’o a présenté sa démission
Suite à l'échec à la CAN 2023, conclue par une élimination des Lions Indomptables dès les 8es de finale contre le Nigeria (0-2), le président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot), Samuel Eto'o, a présenté sa démission. C'est ce que révèle un communiqué de l'instance publié lundi soir. “Une réunion du Comité Exécutif de la Fédération Camerounaise de Football s'est tenue ce lundi 05 février à l'Hôtel Hilton de Yaoundé. L'ordre du jour portait sur le bilan de la participation de la Sélection Nationale fanion messieurs à la Coupe d'Afrique des Nations Côte d'Ivoire 2023. A l'entame de ladite réunion, le Président de la Fédération Camerounaise de Football, Monsieur Eto'o Fils Samuel, a présenté sa démission aux membres de l'instance exécutive fédérale en les invitant à en faire de même en toute âme et conscience“, explique l'instance.
Cependant, le départ de la légende a été refusé par le Comité Exécutif, qui l'a convaincu de poursuivre sa mission. “Les membres du Comité Exécutif ont décidé de poursuivre leurs mandats en cours et subséquemment à l'unanimité, rejeté la démission du Président de la Fédération Camerounaise de Football, en lui renouvelant toute leur confiance “, conclut le communiqué.
Affaire Chokri Belaid : le tribunal rejette la demande de report de la défense
Le tribunal de première instance de Tunis a rejeté la demande de report de l’audience faite par la défense, dans l'affaire de l'assassinat de Chokri Belaïd
Les avocats de la défense ont indiqué que la date de l’audience, le 6 février, qui correspond à la commémoration de l’assassinat de Belaïd, témoigne d’un « manque de neutralité ».
Prix national de la meilleure huile d’olive extra-vierge : Démarrage des séances de dégustation
L'Office national de l'huile a annoncé, dans un communiqué publié ce mardi 6 février 2024, le démarrage des séances de dégustation spécifiques aux prix de la meilleure huile d'olive primeur extra-vierge.
Quelque 95 échantillons des différentes régions de la République participent, cette année, à cette compétition, précise l’ONH dans son communiqué.
Ons Jabeur, ambassadrice de bonne volonté du Programme alimentaire mondial
Le Programme alimentaire mondial (PAM) a annoncé que la tenniswomen tunisienne Ons Jabeur est désormais nouvelle ambassadrice de bonne volonté mondial.
Dans un communiqué rendu public ce mardi 6 février 2024, le PAM a affirmé que Jabeur, reconnue pour ses prouesses sportives et son engagement envers les causes sociales, utilisera sa voix influente pour sensibiliser à l'insécurité alimentaire mondiale et soutenir le PAM dans sa mission d’éradiquer la faim dans le monde.
Ons a exprimé sa volonté à changer les choses et son nouveau rôle d’ambassadrice de bonne volonté l’aidera à y parvenir, peut-on lire dans le communiqué.
Ons a affirmé qu’elle est « honorée de rejoindre le PAM en tant qu'ambassadrice de bonne volonté », ajoutant qu’en tant qu'athlète, elle comprend l'importance de la nutrition : « je tiens à faire entendre ma voix et à contribuer au travail crucial du PAM, pour garantir que personne ne se couche le ventre vide ».
L’actrice tunisienne Hend Sabri, ancienne ambassadrice de bonne volonté du Programme alimentaire mondial, avait abandonné, le 22 novembre 2023, son titre qu’elle occupe depuis 2010, après « avoir constaté que le PAM n’était plus en mesure de remplir convenablement son rôle et sa mission envers les habitants de Gaza ».
Institut Pasteur : La vaccination contre la rage reste le moyen le plus efficace de réduire sa propagation
La responsable du laboratoire de la rage à l'Institut Pasteur de Tunis, Mariem Handous, a déclaré, ce mardi 6 février 2024, que les opérations de tir des chiens errants menées par les municipalités au cours de cette période sont dues à l'apparition de foyers de rage animale, soulignant que la probabilité d'infection des chiens errants par cette maladie est estimée à 50%. Et de confirmer que la vaccination contre cette maladie reste le moyen le plus efficace de réduire sa propagation.
Elle a, par ailleurs, expliqué qu'après l'exécution de l'animal, il est nécessaire de retirer la dépouille selon les procédures en vigueur et de l'enterrer dans une fosse d'une profondeur dépassant deux mètres, en ajoutant de la chaux pour prévenir les éventuelles infections.
La responsable a ajouté que la solution la plus efficace pour éliminer la propagation de la rage reste toujours la vaccination des animaux de compagnie, précisant qu'il ne faut pas les abandonner dans la rue, en plus de la nécessité pour les municipalités de ramasser les déchets de manière régulière pour ne pas fournir un espace propice à la réunion des chiens errants et à la transmission de l'infection.
Dans ce contexte, Handous a souligné que les analyses effectuées par le laboratoire de la rage à l'Institut Pasteur sur 1281 échantillons pour dépister la rage au cours de l'année 2023, ont révélé une infection par la rage chez 28 % des échantillons.
Les Houthis répondent aux frappes américaine
En réponse aux attaques menées par l'armée américaine lundi, visant deux navires drones piégés affiliés aux Houthis au Yémen, le groupe a annoncé mardi avoir mené deux opérations militaires en mer Rouge visant deux navires américain et britannique.
Ces nouveaux événements marquent une nouvelle escalade et la persistance de la tension dans la région depuis le début de la guerre entre Hamas et l’entité sioniste.
Selon le porte-parole militaire des Houthis, le colonel Yahya Sari, "les forces navales des forces armées yéménites ont mené deux opérations militaires en mer Rouge, la première visant le navire américain (Star Nasia) et l'autre visant le navire britannique (Morning Tide)”.
Rapport - Régression attendue de la croissance du PIB mondial en 2024
La croissance mondiale devrait se modérer, passant de 3.1% en 2023 à 2.9% en 2024, avant de revenir à 3.0% en 2025 avec l’assouplissement des conditions financières, selon les Perspectives économiques de l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) dévoilées hier lundi 5 février 2024.
Dans la zone euro la croissance du PIB devrait s’établir à 0.6% en 2024 et 1.3% en 2025 car l’activité, freinée à court terme par le resserrement des conditions de crédit, devrait redémarrer ensuite à la faveur du redressement des revenus réels, indique l’Organisation de coopération et de développement économiques dans son rapport intermédiaire de février.
Aux États-Unis, les dépenses des ménages et la solidité du marché du travail devrait continuer à soutenir la croissance annuelle du PIB, qui devrait néanmoins se replier à 2.1% en 2024 et 1.7% en 2025, note l’organisation internationale.
En Chine, malgré de nouvelles mesures de relance, la croissance devrait fléchir à 4.7% en 2024 et 4.2 % en 2025, en raison du manque de vigueur de la demande de consommation, du niveau élevé de l’endettement et de la faiblesse du marché immobilier.
Selon le rapport de l’OCDE intitulé « Consolider les fondements de la croissance », l’inflation devrait revenir à son objectif dans la plupart des pays du G20 d’ici la fin de 2025.
Dans ces économies, précise-t-on, l’inflation globale devrait passer de 6.6 % en 2024 à 3.8 % en 2025, et dans les économies avancées de ce groupe, l’inflation sous-jacente devrait retomber à 2.5 % en 2024 puis 2.1 % en 2025.
Toutefois, notent les auteurs du rapport, il est trop tôt pour affirmer avec certitude que les tensions sous-jacentes sur les prix sont pleinement maîtrisées.
Ils estiment que la situation sur le marché du travail s’est un peu rééquilibrée, mais la croissance du coût unitaire de la main-d'œuvre reste d’une manière générale supérieure au taux qui serait compatible avec les objectifs d’inflation à moyen terme. Et de relever que la gravité des tensions géopolitiques fait peser un risque important à moyen terme sur l’activité et sur l’inflation, surtout si le conflit au Moyen-Orient devait entraîner des perturbations sur les marchés de l’énergie.
La gouvernance locale…une nouvelle voie pour la promotion des régions
Les élections locales tenues hier dimanche 4 février 2024 en Tunisie, constituent la dernière étape complétant le nouveau modèle de gouvernance par la base et contribueraient à remodeler le paysage du développement local.
Les chiffres officiels révèlent un engagement significatif, en termes de nombre de voix exprimées par rapport au total des électeurs potentiels. Notablement, les gouvernorats de l'intérieur ont affiché les taux de participation les plus élevés, jetant ainsi une lumière vive sur l'importance cruciale de ces élections pour les enjeux liés au développement régional et local.
Approche d’impact
Cette mobilisation démocratique a abouti à une refonte fondamentale du paysage politique local, avec chaque gouvernorat maintenant doté de son propre conseil régional. Au total, les 24 conseils régionaux se rassembleront en conseils de districts, élisant trois représentants chacun. Cette nouvelle configuration aboutit à la formation d'une chambre dédiée, composée de 77 membres dévoués, chargés de sculpter le destin du développement régional.
L'impact des élections locales en Tunisie transcende le simple décompte des votes pour s'étendre à la redéfinition même du modèle de développement.
Cependant, la réalisation de ce potentiel repose largement sur les politiques et les initiatives à venir des conseils régionaux nouvellement élus. Ces élections servent de catalyseur à une décentralisation progressive du pouvoir, créant ainsi un terreau fertile pour des approches innovantes et spécifiques en matière de développement local.
Responsabilité cruciale
Les conseils régionaux récemment élus endossent la responsabilité cruciale de prendre des décisions, directement, impactantes pour leur région. Cette proximité avec les réalités locales constitue un catalyseur pour l'élaboration de politiques plus ajustées et pour une allocation plus efficiente des ressources.
Plus significativement, la décentralisation opérée par ces élections offre la promesse d'une participation citoyenne plus prononcée. En étant représentés directement au niveau local, les citoyens peuvent désormais jouer un rôle actif dans le processus décisionnel, contribuant à l'élaboration de politiques de développement alignées sur leurs besoins et aspirations.
Une phase d'innovation et de durabilité
Le rôle pivot des conseils régionaux dans la gestion des ressources locales promet une phase d'innovation et de durabilité. Un modèle novateur pourrait se dessiner, intégrant une approche résolument durable, la promotion de l'innovation dans les secteurs locaux, et une utilisation judicieuse des fonds pour stimuler le développement économique.
Bien que les élections locales en Tunisie n'assurent pas automatiquement l'avènement d'un modèle de développement entièrement nouveau, elles ont incontestablement jeté les bases d'un environnement propice au changement. L'impact réel dépendra de l'efficacité des conseils régionaux dans la mise en œuvre de politiques réformatrices, rompant ainsi avec les modèles conventionnels pour instaurer un développement plus durable et équitable à l'échelle locale.
Ouverture des souscriptions à la première tranche de l’emprunt obligataire national 2024
La souscription à la première tranche de l’emprunt obligataire national 2024 a démarré, lundi 5 février 2024 et se poursuivra jusqu’au 13 février courant.
Cette première tranche est fixée à 750 millions de dinars, susceptible d’être portée à un montant supérieur. La date de jouissance des intérêts est fixée à la date de règlement et de livraison des titres, soit le deuxième jour ouvrable qui suit la date de clôture des souscriptions à la première tranche, à savoir le 15 février 2024.
La souscription à la première tranche de l’emprunt obligataire national 2024 peut se faire selon le choix du souscripteur dans les trois catégories suivantes :
Catégorie « A »
D’une valeur nominale pour chaque titre de 10 dinars et d’une durée de remboursement de cinq ans dont quatre années de grâce. Le principal des titres sera remboursé en une seule tranche soit à la cinquième et dernière tranche. Les intérêts sont payables annuellement à terme échu à un taux d’intérêt nominal fixe ou variable selon le choix du souscripteur.
Les souscriptions à la catégorie « A » sont réservées exclusivement aux personnes physiques.
Catégorie « B »
D’une valeur nominale pour chaque titre de 100 dinars et d’une durée de remboursement de sept ans dont trois années de grâce. Le principal des titres sera remboursé en quatre tranches annuelles égales. Les intérêts sont payables annuellement à terme échu à un taux d’intérêt nominal fixe ou variable selon le choix du souscripteur.
Catégorie « C »
D’une valeur nominale pour chaque titre de 100 dinars et d’une durée de remboursement de dix ans dont deux années de grâce. Le principal des titres sera remboursé en huit tranches annuelles égales. Les intérêts sont payables annuellement à terme échu à un taux d’intérêt nominal fixe ou variable selon le choix du souscripteur.
La Tunisie adhère à la Convention européenne sur la cybercriminalité
L'Assemblée des représentants du peuple approuvé, ce mardi 5 février, un projet de loi organique concernant l'adhésion de la République tunisienne à la Convention du Conseil de l'Europe sur la cybercriminalité (Convention de Budapest), avec 115 voix pour, 12 abstentions et 9 contre.
La Convention sur la cybercriminalité est le premier traité international qui tente d'aborder les crimes informatiques et les crimes dans Internet y compris la pornographie infantile, l'atteinte au droit d'auteur et le discours de haine.
Le traité été rédigé par le Conseil de l'Europe, avec la participation active d'observateurs délégués du Canada, du Japon et de la Chine.
À la fin d'août 2011, plusieurs pays européens avaient signé le traité. En novembre 2021, 66 pays incluant Canada, Colombie, Japon, Philippines et États-Unis ont ratifié la convention.
Avez-vous essayé le Netoploy ?
Comment mon enfant peut-il surfer sur internet en toute sécurité ? Quelles sont les bonnes pratiques à adopter pour la sécurité ? Comment peut-on s’amuser tout en restant en sécurité et en apprenant par la même occasion de nouvelles choses ?
Ces questions seront abordées lors d’un atelier de sensibilisation à l’usage sécurisé d’internet ainsi qu’aux violences fondées sur le genre qu’accueillera l’Institut français de Tunisie (IFT), demain, le 7 février 2024, entre 15h00 et 17h00. Pour y participer, il faut avoir 14 ans et plus et remplir ce formulaire :
https://forms.gle/r8t1B44gdr3MpMbEA
Organisé dans le cadre d’un partenariat entre la médiathèque de l’Institut français de Tunisie et le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), cet atelier portera sur Netopoly, un jeu de société qui revisite le fameux jeu Monopoly et qui a été développé par l’UNFPA, afin de sensibiliser les jeunes aux violences fondées sur le genre ainsi qu’à l’usage sécurisé des nouvelles technologies, encourageant les jeunes à adopter une attitude plus responsable sur Internet.
Il est à noter que la programmation de cet atelier s’inscrit dans le cadre de la célébration de la 21 ème édition du « Safer Internet Day », journée internationale pour un internet plus sûr.
















