Assassinat de Chokri Belaid: report des plaidoiries
Le Tribunal de première instance de Tunis a reporté les plaidoiries dans l'affaire de l'assassinat du martyr Chokri Belaid au vendredi 9 février 2024.
Hier, quatre accusés ont été interrogés durant la séance de plaidoirie, qui a commencé hier, mardi 6 février.
Le tribunal de première instance de Tunis avait rejeté la demande de report de l’audience faite par la défense, dans l'affaire de l'assassinat de Chokri Belaïd
Les avocats de la défense ont indiqué que la date de l’audience, le 6 février, qui correspond à la commémoration de l’assassinat de Belaïd, témoigne d’un « manque de neutralité ».
Le comité de défense du martyr Chokri Belaid organise, aujourd’hui, un point de presse, au siège de l'Ordre national des avocats, pour dévoiler les détails de la première audience.
Les dépenses de l'État pour le premier trimestre de 2024 sont estimées à 15.600 millions de dinars
La ministre des Finances Sihem Nemsia a affirmé que l’autorisation de la Banque centrale de Tunisie (BCT) à financer le Trésor public est obligatoire : « nous n'avons plus le choix ».
Nemsia a fait savoir que les dépenses de l'État au cours des trois premiers mois de l'année 2024 sont estimées à 15.600 millions de dinars, dont 2750 MD en dépenses des salaires, 1380 MD pour les pensions, 711 MD pour le service de la dette, 147 MD pour le soutien au transport, 1444 MD pour la subvention des produits de base, 1076 MD pour la subvention des carburants, et 1000 MD pour les dépenses d'investissement.
Elle a ajouté que cette mesure permettra à l’Etat d’honorer ses engagements et ses dépenses, notamment les salaires, les pensions de retraite, le service de la dette, etc…
L’assemblée des représentant du peuple (ARP) a approuvé, hier soir, le projet de loi autorisant la Banque centrale de Tunisie (BCT) à financer le Trésor public, avec 92 voix pour, 15 voix contre et 26 abstentions.
Le projet de loi, devenu loi après son adoption, autorise exceptionnellement la BCT à accorder des facilités au Trésor public tunisien de l’ordre de 7000 millions de dinars remboursables sur 10 ans avec une période de grâce de trois ans et sans intérêts.
Report de l'audience sur l'affaire de Chorki Belaïd
La séance dédiée aux plaidoiries dans le procès de l'assassinat de Chokri Belaid a été reportée au vendredi 9 février au Tribunal de première instance de Tunis.
Le comité de défense du martyr tient actuellement une conférence de presse au siège de l'Ordre national des avocats, où les éléments concernant la première audience seront divulgués.
Bientôt le lancement du « Ciné Par’court »
Selon un communique de presse de Goethe Institut de Tunis, la 10ème édition du programme pionnier de courts-métrages, ciblant essentiellement les jeunes talents « Ciné Par’Court » démarrera dans quelques jours.
Le lancement des ateliers avec les équipes sélectionnées aura lieu le 12 avril 2024 à la Cinémathèque tunisienne de la Cité de la culture. De février à mai 2024, les équipes seront encadrées par des formateurs pour mener à bien leurs court-métrages, qui seront projetés au grand public à la Cité de la culture. Tout au long de ces 4 mois, ils travailleront sur l’écriture, le découpage technique, la préparation au tournage, le montage image, l’étalonnage, le mixage effets sonores etc…, précise le communiqué.
La clôture de l’édition sera marquée par une soirée de projection de films réalisés et la remise des prix aux heureux gagnants qui auront la possibilité d’assister au festival de court-métrage en Allemagne ou de joindre l’une des importantes résidences artistiques.
L'Arabie Saoudite exige la reconnaissance d'un Etat palestinien pour établir des relations avec Israël
L'Arabie saoudite a annoncé qu'elle refuse d'établir des relations diplomatiques avec Israël tant que certaines conditions ne sont pas remplies, notamment la reconnaissance d'un État palestinien indépendant avec les frontières de 1967, l'arrêt de l'agression israélienne contre Gaza et le retrait des forces d'occupation de l'enclave palestinienne.
Dans un communiqué publié par le ministère des Affaires étrangères, Riyad a affirmé que sa position était et restera ferme concernant la question palestinienne, réitérant la nécessité pour le peuple palestinien d'obtenir ses droits légitimes.
Cette déclaration intervient dans le cadre des discussions en cours entre Washington et Riyad sur la paix israélo-arabe, et à la lumière de ce qu'a déclaré le porte-parole du Conseil de sécurité nationale des États-Unis (John Kirby) à ce propos.
"L'Arabie saoudite a informé l'administration américaine de sa position ferme, selon laquelle elle ne normalisera pas ses relations diplomatiques avec Israël tant que certaines conditions ne seront pas remplies.
Celles-ci incluent la reconnaissance d'un État palestinien indépendant sur les frontières de 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale, ainsi que l'arrêt de l'agression israélienne contre Gaza et le retrait complet des forces d'occupation israéliennes de l'enclave palestinienne.
Le Royaume a, également, lancé un appel à la communauté internationale, en particulier aux membres permanents du Conseil de sécurité qui n'ont pas encore reconnu l'État palestinien, pour accélérer ce processus de reconnaissance. Cette démarche permettrait au peuple palestinien de réaliser ses droits légitimes et de parvenir à une paix globale et équitable pour tous.
Dans ce contexte, John Kirby a déclaré lors d'une conférence de presse que l'administration Biden avait reçu une réponse positive de la part de l'Arabie saoudite et d'Israël, exprimant leur volonté de poursuivre les discussions en vue de normaliser leurs relations.
Le secrétaire d'État américain, Antony Blinken,lui, a rapporté lors d'une conférence de presse à Doha que le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, avait réitéré l'intérêt de l'Arabie saoudite pour une normalisation avec Israël lors d'une réunion à Riyad.
Cependant, il a souligné que la réalisation de cet objectif dépend de la cessation du conflit à Gaza et de l'établissement d'un plan clair vers la création d'un État palestinien."
Arrestation du secrétaire général de l’Union régionale de travail à Kasserine
Les forces de sécurité ont arrêté, mardi après-midi, le secrétaire général de l'Union Régionale du travail de Kasserine, Sanki Aswadi.
Le bureau exécutif de l'Union Régionale du Travail à Kasserine s’est réuni en urgence et a condamné cette arrestation, la qualifiant de « kidnapping ».
Il a également affirmé que cette arrestation s’installe dans le cadre d’une « série d’arrestations visant les responsables syndicaux, comme c’était le cas à Sfax et à Béjà ».
Cette arrestation interviendrait dans le cadre de l’enquête menée sur des soupçons de corruption administrative à l'usine de la société nationale de cellulose et de papier alfa (SNCPA) à Kasserine.

Le projet de loi permettant à la BCT de financer le Trésor public approuvé
Les membres de l'Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) ont approuvé, hier mardi 6 février 2024, le projet de loi gouvernemental autorisant la Banque Centrale de Tunisie (BCT) à octroyer des facilités de financement au Trésor Public. Le vote s'est soldé par 92 voix en faveur, 15 contre et 26 abstentions.
Ce projet de loi, composé d'un seul article, prévoit une exception aux dispositions de l'article 25 de la loi régissant le statut de la BCT.
Son objectif est de permettre à la Banque Centrale de fournir des facilités de financement au Trésor Public afin de combler une partie du déficit budgétaire de l'année 2024.
Ces facilités, d'un montant net de 7.000 millions de dinars, seront remboursables sur une période de dix ans, avec une période de grâce de trois ans et sans intérêt.
Le Trésor public peut faire une demande pour ces facilités, et un accord sera conclu entre le ministre des Finances et le gouverneur de la Banque centrale pour définir les modalités de retrait et de remboursement de ces facilités.
Dr Melek Abdennadher tire la sonnette d’alarme : « famine et catastrophe sanitaire menacent Gaza » !
Interview conduite par Abir CHEMLI
Les nouvelles qui nous parviennent de Gaza ne sont pas du tout bonnes... Outre la terreur des bombardements, les tueries barbares et le feu dévorant jeté par une armée déshumanisée, les Gazaouis souffrent aussi de famine, de propagation des maladies et d’un terrible manque d’hygiène... Le bilan dressé par le ministère de la Santé Palestinien donne froid au dos et glace le sang de ceux qui prétendent encore appartenir au rang des humains... Même si les habitants de Gaza survivraient au feu du colonisateur, ils risqueraient malheureusement de pâtir des conséquences terribles de cette guerre injuste sur la santé...
Comment vivent-ils ? Que risquent-ils ? Que leur faut-il et en toute urgence pour...survivre ? C’est à ce propos que lequotdien.com.tn a interrogé le Dr Melek Abdennadher, médecin généraliste de première ligne.
-LeQuotidien : L’autorité sanitaire palestinienne à Ghaza a affirmé avoir détecté environ 700 000 cas de maladies infectieuses et cutanées. En tant que médecin, comment décririez-vous cette situation sanitaire ?
- Que s’est-il passé à Gaza ? Il y a eu des bombardements massifs où des milliers de tonnes d’explosifs ont été jetés sur les foyers. Les Gazaouis n’avaient donc plus de toits par-dessus leur tête ni un refuge où s’abriter. Ils étaient contraints de se rassembler sous les seuls endroits disponibles où ils vivent en collectivité. Et qui dit collectivité, dit surpeuplement. Et il s’agit là des premiers facteurs de risque pour la propagation des maladies et pour les contaminations. J’explique : lorsqu’un membre d’une famille de cinq personnes attrape le virus de la grippe, il risque de contaminer les cinq autres membres puisqu’ils vivent ensemble ! Mais imaginons que ce sujet vit en collectivité avec 200, 300, 500 personnes ou plus ! La contamination risque de passer à toutes ces personnes !
Les mesures barrières qui imposent une distanciation, le port d’un masque, le lavage fréquent des mains, le non-partage des affaires personnelles, etc. n’est même pas envisageable compte tenu des circonstances dans les refuges ! Les gens manquent cruellement d’espace, s’entassent les uns sur les autres, n’ont ni eau, ni savon, ni sanitaires, ni affaires personnelles, ni outils pour désinfecter, ni les moyens pour isoler les personnes malades ... bref, c’est un nid idéal pour la prolifération de toutes sortes de virus et de bactéries ! Dans de pareilles collectivités, il y a sûrement des personnes fragiles comme les cancéreux, les asthmatiques, les diabétiques, ceux qui souffrent d’insuffisance rénale... et tous les sujets immunodéprimés. Et ce, à côté des vieilles personnes, des nourrissants et des femmes enceintes qui ont tous une immunité faible et fragilisée. Un simple virus d’influenza circulant parmi ces personnes souffrantes de maladies chroniques et ayant une faible immunité, peut carrément les tuer ! D’où la gravité de la situation!
Mais ce n’est pas tout ! Car même si aucun virus n’est là, ceci ne rend pas le risque moindre. On parle d’un quotidien sans eau, sans désinfectants et sans soins médicaux. Et s’il n’y a pas ces outils, ceci veut dire qu’on ne peut pas nettoyer et désinfecter les foyers et comme, en plus, le bombardement a touché les infrastructure, l’eau usagée s’est infiltrée dans les conduits d’eau potable ce qui est en soit une catastrophe ! Parce que ceci fait que toutes les maladies bactériennes se propagent. C’est notamment le cas pour les hépatites, la typhoïde, etc. Les conditions de survie de la population de Gaza dans des lieux de surpeuplement causeront donc une gigantesque propagation de toutes les maladies bactériennes et infectieuses de multiples genres.
Et moult maladies se manifestent par des diarrhées aigües. Et qui dit diarrhée, dit déshydratation. Et nous savons tous que l’eau n’existe pas suffisamment, ce qui rend les conséquences désastreuses où l’on peut mourir de déshydratation ! Au meilleur des cas, une déshydratation peut donner une insuffisance rénale. Sans traitement, celle-ci se transforme en insuffisance rénale aigüe laquelle peut aussi devenir chronique.... ce qui accroît le risque d'avoir besoin d’une dialyse...
Toutes ces complications rendent les sujets immunodéprimés et enclins à attraper toutes les maladies qui circulent ! Pis encore, il n’existe pas de sanitaires propres où l’on fait les besoins, ce qui mène à des risques de surinfection ! Et n’oublions pas aussi que certains corps gisaient par terre sans être enterrés et ont fini par se dégrader dégageant des toxines qui exposent les vivants à moult infections.
Il s’agit donc de toute une chaîne de problèmes de santé dont les maillons sont malheureusement liés les uns aux autres. Et le pire dans tout ce chaos, est que ces gens n’ont pas d’accès aux soins suite à l’effondrement du système de la santé à cause des bombardements massifs et abusifs des hôpitaux et à l’arrêt de l’approvisionnement en matériels de soins et en traitements !
-Qu’est-ce qui attend donc les habitants de Gaza dans de pareilles conditions ?
Hélas, sans intervention immédiate et urgente, les propagations des maladies et la mort ! D’ailleurs, l’Histoire prouve que lors des guerres, ceux qui meurent des maladies infectieuses sont plus nombreux que ceux qui meurent suite à un bombardement. D’où le vice et la malice de cibler des hôpitaux lors des guerres et qui relèvent d’un crime de guerre qui devrait être puni par les organisations humanitaires internationales !
-Et pour ce qui est du manque d’eau et de nourriture, quel impact ceci pourrait avoir sur la santé des Palestiniens ?
Le manque de nourriture engendre une famine, c’est-à-dire des carences ! Et les carences causent un manque d’énergie et un manque d’immunité. Le risque est doublé puisque nous sommes en pleine saison hivernale où le corps a besoin de plus d’énergie et de calories pour se réchauffer. Sans nourriture suffisante, le corps risque une hypothermie parce qu’il n’a pas de ressources pour produire une énergie qui le réchauffe surtout s’il n’est pas assez habillé et assez couvert... Et ce, sans parler de ceux qui dorment carrément sous des tentes perméables et que leurs corps affaiblis restent en plus mouillés durant des heures dans un atmosphère froid et humide ! De plus, ils dorment sur la terre. Et humidifiée, la terre se transforme en boue et la boue est un nid de prolifération idéale pour les bactéries, ce qui causera des maladies dermatologiques qui donnent des lésions. Et ces lésions captent plus facilement les bactéries ! Celles-ci peuvent passer dans le sang et le sujet peut donc mourir... Que dirai-je de plus ? Il s’agit d’une véritable catastrophe sanitaire et humanitaire !
-Comment peut-on les sauver ? N’existe-t-il donc pas de moyens pour stopper cette catastrophe ?
-Franchement je ne sais pas quoi dire parce que les risques ainsi que les solutions sont connus de tous, notamment par la communauté internationale qui continue d’adopter la politique de l’autruche ! L’OMS, l’UNICEF, les Nations Unis, les Cours Internationales... ils savent tous ce qui se passe et comment y mettre fin. Mais personne ne juge bon d’aller plus loin que les condamnations orales ! Où est la conscience humaine ? Parce que lorsque je vois que sous de pareilles conditions, on prive en plus l’UNERWA des subventions de plusieurs pays, je me dis que l’humanité est malade ! L’eau doit parvenir à Gaza, la nourriture doit parvenir à Gaza, et il faut surtout et en toute urgence qu’il y ait des hôpitaux mobiles de campagne bien équipés et fournis en médicaments, en produits et en traitements. Ces hôpitaux doivent être implantés à proximité et cueillir ces gens en toute urgence ! Et il faut aussi des tentes de refuge, des couvertures, des habits chauds, du savon, des produits d’hygiène... Bref, les rudiments les plus élémentaires pour une vie ou une survie saine !
-Est-ce que les organisations internationales comme le Croissant Rouge, l’UNICEF, etc. peuvent agir à ce niveau? Et du côté des médecins ne peuvent-ils pas exercer une pression ?
C’est l’accès à Gaza qui pose problème parce que toutes les frontières sont fermées. Le Croissant rouge tunisien est en train de ramasser des dons pour Gaza en coordination avec l’Etat et avec le ministère de la Défense. Et ces dons sont expédiés vers le passage de Rafh. Sauf que ce passage est fermé et les aides restent en suspens. Mais ils doivent au moins lever la voix et exercer une pression jusqu’à ce qu’il y ait une levée du l’embargo. Pour ce qui est des cadres médicaux et paramédicaux, on entend parler dans les couloirs du ministère de tutelle qu’il y a des négociations pour l’expédition des bénévoles. D’ailleurs, ils ont noté nos noms et nos numéros de passeports. Mais le problème ne se pose pas à notre niveau national ! Il l’est au niveau de l’embargo ! Il existe plusieurs coordinations entre la Tunisie et l’Egypte. Le Parlement Tunisien joue un rôle pour pousser dans ce sens, sauf que ceci ne dépend pas seulement de la Tunisie malheureusement ! Il existe une longue liste de bénévoles aussi bien du secteur public que privé qui se sont inscrits et sont prêts à partir dès qu’on aura le feu vert.
Et si tout cela n’arrive pas, à quel scénario doit-on s’attendre ? Quel sera le sort de la population de Gaza ?
-Eh ben sur le plan de santé, il y aura inévitablement de grandes épidémies aussi bien à Gaza que dans les pays voisins ! Car il suffirait que des réfugiés soient admis dans d’autres pays, pour que le risque de propagation devienne réel jusqu’à se transformer en pandémie mondiale ! Et ceci est arrivé par le passé lors des guerres. Donc le scénario possible, hélas, c’est encore le génocide ! Parce que ceux qu’on ne tuera pas par le feu, on les tuera par la famine, les épidémies et la propagation des maladies !
-Et ceci n’est pas un crime, une sorte de non-assistance à des personnes en péril ?
-Pour ceux qui peuvent et ne le font pas, oui ça l’est ! Ce qui se passe à Gaza est contre toute morale et contre-humain! Et d’ailleurs, je profite de l’occasion pour passer un appel à travers lequotidien.com à toute l’armée des blouses blanches, médecins et paramédicaux : nous devons accomplir notre devoir humain et humanitaire et agir en exerçant une pression. La moindre des choses serait de publier des communiqués de condamnation, d’organiser des mouvements de protestation et des manifestations. Nous devons occuper les rues pour envoyer un message fort à la communauté internationale et aux décideurs, de leur transmettre notre point de vue concernant tout en décrivant ce qui se passe à Gaza, car il s'agit d'une véritable catastrophe sanitaire...
A.C.
Vers un nouveau visage pour l’aéroport de Tunis Carthage ?
Un Conseil restreint des ministres a eu lieu aujourd’hui mardi 06 février au Palais de Kasbah sous la présidence du chef du gouvernement Ahmed El Hachani. L’objet du conseil est relatif à l’examen du projet d’agrandissement de l’Aéroport International de Tunis-Carthage.
La ministre des Finances, Sihem Boughdiri Namsia, la ministre de l’Economie et du Plan, Feryal Ouerghi Sebai, le ministre des Transports, Rabie Al-Majidi, et la ministre de l’Equipement et du Logement, Sarah Zaafarani Al-Zanzri ont pris part au conseil ministériel. En ouvrant le débat, le Chef du gouvernement Mohamed Hachani a souligné l’importance que revêt le projet d’agrandissement de l’aéroport international de Tunis-Carthage. Et ce, a-t-il noté, en raison de l’impact positif et du rôle majeur que joue l’aéroport précité dans l’avancement de l’économie et du développement.
Multiples hypothèses ont été proposées par le ministère des Transports pour achever le projet d’agrandissement de l’aérogare de l’aéroport international de Tunis-Carthage et des mécanismes les plus importants possibles pour la mise en œuvre du projet. Le Conseil a fini par approuver une proposition laquelle vise à compléter un ensemble de projets. Ces projets incluent la création d’une nouvelle aérogare d’une superficie couverte estimée à environ 80 000 m2 et d’une capacité de 8 millions de passagers par an, ce qui permettra à l’aéroport d’élever sa capacité à 13 millions de passagers par an. L’on a également approuvé la modification et l’agrandissement du couloir supérieur de l’aéroport et l’achèvement d’une nouvelle tour de contrôle. Il est par ailleurs à noter que le projet tend également à relier l’aéroport de la capitale par une voie ferrée, à achever une ligne ferroviaire à grande vitesse reliant les aéroports de Tunis-Carthage et Enfidha-Hammamet, ainsi que la ligne de métro allant du Lac-Bhar Lazreg à La Marsa.
Cession et acquisitions de biens domaniaux au profit de l’intérêt public
Le ministre des Domaines de l’Etat et des Affaires Foncières, Mohamed Rekik, a présidé, mardi 06 février, la réunion de la commission consultative des opérations foncières en présence de l’ensemble des membres.
La réunion a abouti à un accord pour la cession de 28 dossiers comprenant des établissements publics, dont la Société Nationale d’Électricité et de Gaz et certaines municipalités. Ces biens serviront pour la réalisation des projets communautaires dans le cadre de la régularisation de leur situation.
Ces biens couvrent les gouvernorats de Kébili, Jendouba, Sousse, Monastir, Nabeul, Bizerte, Tunis, et Ben Arous, pour une superficie totale d’environ 42 hectares.
L’accord comprend aussi l’acquisition de biens domaniaux touchant 10 dossiers au profit des ministères de la Défense, de l’Intérieur, de l’Education, de l’Agriculture, de la Jeunesse et des Sports. Ces édifices d’environ 80 000 mètres carrés serviront aussi à réaliser des projets publics dans les gouvernorats de Kasserine, Sfax, Ben Arous, Sousse, Tunis, Manouba, Nabeul, et La Marsa,
Dans ce cadre, le ministre a souligné l’importance de la rapidité et de l’efficacité dans la régularisation des situations foncières, en particulier celles liées aux projets publics. Il a mis l’accent sur la nécessité d’œuvrer à réduire les délais de réalisation.
Tunisie Télécom se classe en tête du marché national pour l’an 2023
Pour le quatrième trimestre consécutif, Tunisie Télécom est toujours en tête du Palmarès en matière de chiffre d’affaire global, gagnant à elle seule 38.25% des parts du marché des télécommunications nationales.

Ainsi la compagnie de télécommunication gagne haut la main le challenge annuel de l’an 2023 arquant une évolution trimestrielle respectable. La courbe de Tunisie Télécom est globalement évolutive au niveau CA/FSI.
Pour plus de détails ci-joint le lien du rapport de l’INT : https://www.intt.tn/upload/files/Rapport-TR3-2023(1).pdf
L'UNRWA prévoit un changement de position des donateurs
La directrice des affaires de l'office des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) au Liban, Dorothy Klaus, a déclaré aujourd'hui, mardi, que l'agence prévoit de publier son premier rapport sur les accusations « israéliennes » à l'encontre de 12 de ses employés d'ici début mars, tandis que la Ligue des États arabes a appelé les pays qui ont suspendu le financement de l'UNRWA à revoir leur décision.
Klaus a indiqué que l'agence estime que les donateurs qui ont suspendu le financement de l'UNRWA après les accusations « israéliennes » réexamineront leurs décisions.
Lors d'une conférence de presse à Beyrouth, Klaus a déclaré que 19 donateurs avaient suspendu leur financement après les allégations israéliennes, notamment les États-Unis, le Royaume-Uni, le Canada, le Japon et l'Allemagne.
Les familles des disparus lancent un cri d'alarme
Lors d'une conférence de presse des familles des disparus d’El Hencha aujourd'hui, les parents ont estimé que l'État ne remplit pas son rôle dans le dossier de leurs fils et ont demandé à ce qu'on leur fournisse des informations sur leurs enfants.
À l'occasion de la journée mondiale de lutte contre le régime de mort aux frontières, la coalition des organisations et associations défendant le droit à la libre circulation a organisé une conférence de presse à laquelle ont assisté les familles des disparus de la délégation d’El Hencha pour rappeler l’affaire de leurs fils. Il convient de rappeler que 37 personnes ont été portées disparues en quittant les frontières maritimes le 10 janvier 2024.
Parmi les 37 personnes, il y’avait plus de 20 enfants, selon les déclarations du militant civique et politique d’El Hencha, Wissam Sghaier, au « Quotidien ». Sghaier a souligné que la demande principale des habitants de la région est d'obtenir des nouvelles de leurs chers. Et Il a ajouté qu'ils attendent qu'un responsable les rassure et qu'ils veulent savoir s'il y a eu des décès.
Le nombre croissant de mineurs parmi les disparus d’El Hencha prouve que le phénomène de l'immigration clandestine des adolescents se généralise dans tout le pays. Le pourcentage de mineurs parmi les Tunisiens arrivant sur les côtes italiennes est passé de 17% en 2022 à 26% en 2023, selon le porte-parole officiel du Forum Tunisien des Droits Economiques et Sociaux, Ramadan Ben Amor. Dans une déclaration au« Quotidien ».
Ben Amor a estimé que l'approche sécuritaire adoptée par l'État tunisien a réussi à empêcher les migrants de traverser. En citant que plus de 48 000 migrants ont été empêchés d'atteindre les côtes italiennes depuis la Tunisie. Cependant, ce traitement a entraîné de graves crises, selon lui, au cours de l'année 2023. Crises qui se traduisent notamment par le nombre grandissant des blessés et disparus. De fait, plus de 1 300 victimes disparues au long des côtes tunisiennes ont été enregistrées. La situation humanitaire des migrants en Tunisie, en particulier des bloqués parmi eux est lamentable. Ben Amor a appelé l'État tunisien à revoir les itinéraires de collaboration avec l'Union européenne car ils les jugent "injustes et ont fait de la Tunisie un gardien de ses frontières". Il a souligné la nécessité de construire une politique nationale d'immigration qui garantit les droits et la dignité des migrants et "cela ne peut se faire que dans un contexte politique stable. Un contexte de sauvetage économique et social capable de restaurer l'espoir des Tunisiens", selon ses propos.
Quant à la création d'un système national pour suivre les dossiers des migrants disparus et vérifier leur situation, Ramadan Ben Amor a proposé la construction d'un cadre national basé sur l'expérience du comité chargé de rechercher les disparus, créé en 2015 et qui "était efficace au début mais malheureusement, la volonté politique, l'a empêché de se poursuivre". Il a proposé que ce projet national soit capable de rassembler les données, qu'il soit le seul responsable qui s'adresse aux familles et aux parties externes et à fournir un soutien psychologique et social aux familles des disparus.
Ramadan Ben Omar et Wissam Sghaier ont convenu que l'origine de l'augmentation du nombre de mineurs parmi les migrants illégaux est liée à une sorte de défaillance du système éducatif et à l'augmentation du taux de décrochage scolaire. Dans ce contexte, Sghaier a estimé que les expériences lancées pour tenter de réintégrer les décrocheurs, telles que « la deuxième chance », sont restées exemplaires. Il a également estimé que la version de la consultation nationale sur la réforme éducative n'était pas à la hauteur car elle traitait un "problème profond avec une approche superficielle" et il a préféré que l'État dessine des politiques sectorielles stratégiques et que les ministres successifs travaillent à fournir les moyens et les techniques appropriés pour atteindre les objectifs stratégiques définis de manière participative. Il a considéré que le problème était que "chaque ministre apporte son approche et que cela se termine par la fin de son mandat", ce qui empêche la réforme de l'éducation.
Khawla Riahi
L'USMonastir bat le Stade Tunisien en amical
Dans le cadre de la préparation au play off, l'USMonastir s'est imposée aujourd'hui face au Stade Tunisien au stade Hedi Naifer par (1-0). Le seul but à été marqué par Ait Malek à la 79e minute.
J.B
Ligue 2 – 14è journée (Résultats et classement)
Voici les résultats de la 13è journée du groupe B de la Ligue 2…
CS Chebba - ES Jerba (1-1)
Olympique Sidi Bouzid -SC Moknine (3-0)
AS Gabés - ES Zarzis (1-0)
Olympique Médenine - OC Kerkenah (0-0)
Classement
1- AS Gabés 31 pts
2- ES Zarzis 29 pts
3- CS Chebba 25 pts
4- SC Moknine 19 pts
- Stade Gabésien 19 pts (-1)
- ES Jerba 19 pts
7- Olympique Sidi Bouzid 15 pts
8- El Makarem Mehdia 14 pts (-1)
- ES Rogba Tataouine 14 pts (-1)
10- OC Kerkennah 13 pts
11- Olympique Médenine 10 pts
12- AS Jelma 9 pts (-1)
13- AS Rejiche 2 pts (-1)
















