Gaza : Près de 30 mille morts depuis le 7 octobre
L'occupation israéliennes a commis sept massacres contre des familles dans la bande de Gaza au cours des dernières 24 heures, faisant 86 morts et 131 blessés, selon des sources médicales.
Les sources ont confirmé que le bilan des victimes de l'attaque israélienne depuis le 7 octobre s'est élevé à 29 692 morts palestiniens, avec 69 879 personnes supplémentaires blessées.
Pendant ce temps, les ambulances et les équipes de secours rencontrent des difficultés pour accéder aux blessés, car de nombreux cadavres sont encore piégés sous les décombres ou dispersés le long des routes alors que les forces d'occupation israéliennes continuent de cibler la défense civile et le personnel médical.
Vents forts à très forts, ce dimanche
Ce dimanche 25 février 2024, les régions côtières, le nord et le centre connaissent des vents forts à très forts de nord-ouest, avec des vitesses variant entre 50 et 70 km/h, et atteignant temporairement 100 km/h, notamment dans la région de Kairouan.
Selon un bulletin de suivi de l'Institut national de la météorologie, ces vents devraient graduellement perdre en intensité à partir de la fin de l'après-midi.
Nouvelles frappes américano-britanniques contre les Houthis au Yémen
Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ont mené, hier samedi, des frappes visant 18 cibles houthies dans huit sites distincts au Yémen, en réponse aux attaques menées par les rebelles contre les navires en mer Rouge, a annoncé le Pentagone.
Les insurgés, dont le fief est Sanaa, ont promis de "répondre à l'escalade américano-britannique par davantage d'opérations militaires sophistiquées contre toutes les cibles hostiles dans la mer Rouge et la mer d'Arabie, afin de défendre notre pays, notre peuple et notre nation", selon un communiqué du porte-parole militaire des Houthis, Yahya Saree.
Ces raids aériens conjoints au Yémen ont été réalisés avec d'autres pays ayant apporté leur soutien à l'opération: le Canada, l'Australie, Bahreïn, le Danemark, les Pays-Bas et la Nouvelle-Zélande, selon un communiqué commun des huit pays.
Les rebelles houthis "subiront les conséquences" de leurs attaques en mer Rouge et dans le golfe d'Aden, a mis en garde samedi le ministre américain de la Défense, Lloyd Austin, peu après l'annonce des frappes.
"Les Etats-Unis n'hésiteront pas à passer à l'action, si nécessaire, pour défendre les vies humaines et le libre commerce", a ajouté le chef du Pentagone.
Outre les opérations menées conjointement avec la Grande-Bretagne, les Etats-Unis ont mené des frappes unilatérales contre des sites houthis au Yémen et abattu des dizaines de missiles et de drones en mer Rouge.
Plus tôt samedi, le Commandement militaire américain au Moyen-Orient (Centcom) a notamment annoncé qu'un navire de la marine américaine avait abattu un missile balistique antinavire "lancé dans le golfe d'Aden depuis des zones du Yémen contrôlées par les Houthis".
Le missile "visait probablement le MV Torm Thor, un chimiquier/pétrolier battant pavillon américain et exploité par les Etats-Unis", a indiqué samedi le Centcom sur X.
Vendredi, les forces armées américaines avaient annoncé avoir abattu dans la journée en mer Rouge trois drones d'attaques venant des rebelles Houthis du Yémen et détruit sept missiles antinavire positionnés à terre.
Demain, stationnement interdit dans certaines rues des Berges du Lac
Le ministère de l'Intérieur a annoncé que le stationnement et l'arrêt seront interdits dans certaines rues et avenues des Berges du Lac, demain lundi 26 février 2024, de 6 heures à 18 heures.
Selon un communiqué publié le 24 février 2024, il est précisé que le stationnement est proscrit dans les zones suivantes : la rue du Lac Victoria, la rue du lac Windermere, l'avenue Hassib Ben Ammar et l'avenue principale des Berges du Lac de la place Tahar Haddad à l'intersection avec l'avenue de la rue du Lac Huron.
Cette mesure intervient suite à la tenue du 41e Conseil des ministres arabes de l'Intérieur.
Pour de plus informations, il est possible de contacter la police de circulation aux numéros suivants : 71 343 201 et 71 342 787.
La tribune poétique par Cherifa Ammar: La circularité
Par Cherifa Ammar
C’est une écuelle avec un rebord en circonférence qui réunit la famille des félidés de mon voisinage.
Et c’est en attente et tout en vocalisant individuellement leurs présence que la figure géométrique: le cercle prend forme.
Miaou…
Miaou…
Miaou…
Et voilà que Mendel s’affirme et revit dans les croisements témoins de l’assistance :
- Des noirs jais
- Des queues et oreilles rousses
- Un siamois
- Des blancs avec des taches noires.
Une population, dont le nombre varie.
Mais la majesté énigmatique de ceux au pelage noir jais dénote la maîtrise et l’autorité.
La faim assouvie… comblée… et contentée…
L'écuelle vide de son contenu et aussi avec le départ de ses amateurs…
Mais hier, c’était un : Miaaaaaaaaaouuuuuuuu Ouuuuuuuuu Miaaaaaouuuuuuuuu Ouuuuuuuuuu, long… un cri de douleur
Un chaton ensanglanté gisait près de l'écuelle avec le vide autour.
Ils arrivèrent avançant tel les félins qu’ils sont !
Mais ne s’approchant point de l’écuelle, puis, après un lapse de temps et à reculons quittèrent les lieux.
Ils revinrent de nouveau amplifiant leurs distances par rapport au récipient, par rapport au cercle, l’agrandissant… l’ouvrant…
Ouvrant cette circularité traumatisante; cette circulation malgré son apport nourrissant…
- tourner en rond
- tourner en rond
Malgré une écuelle servie alléchante
Ils ont tourné le dos à l’écuelle… ils ne sont plus là… ils ne tournent plus en rond… ils ont senti le vent tourner
N’est ce pas à méditer… !!
Mais, que dis-je… ?
Que dis-je…?
Oui, mais que dis-je !!!
Nous sommes sur la Planète Terre
Sur la partie solide, où l’homme marche… se déplace.. vit… construit…
Nous devons donc avoir les deux pieds sur terre malgré le changement de ses paramètres orbitaux dûs à sa rotation sur elle même et autour du soleil.
Alors nous tournerons en rond !
Tournons donc en rond !
CL: 5e journée ESS- EST (0-2 ) : La loi du plus fort
Dominatrice et efficace, L'Espérance s'est promenée face à une Etoile inoffensive, dépassée physiquement et techniquement et qui perd ses dernières illusions.
La première période a été totalement à l'avantage de L'Espérance, supérieure sur tous les plans. Plus prompts, les hommes de Cardoso ont fait l'essentiel du jeu et c'est dans la logique des choses qu'ils ont marqué deux buts par Sasse à la 27e de la tête après que le cuir eut touché le poteau puis par Ayeb d'un tir croisé après une course folle du centre du terrain (2-0). L'Etoile, de son côté, a éprouvé des difficultés pour poser son jeu et menacer la cage de Memmiche. Après la pause, la musique n'a pas changé. Trois changements sont opérés par Ajlani à la recherche d'une réaction salutaire qui ne vient pas. Bukia va rater un troisième but à la 69e. Jmal va sauver un autre but à la 85e après une reprise de la tête de Meriah. Le plus fort a gagné et le score aurait même pu être plus lourd.
Classement
1- Petro Atletico 9 pts
2- Espérance 8 pts
3- Al Hilal 5 pts
4- Etoile 4 pts
Jamel Belhassen
Programme «Raidet» : De bonnes nouvelles pour les entrepreneuses tunisiennes
À l’occasion de la signature des actes de deux conventions de partenariat relatives au programme national « Raidet » entre le ministère de la famille, de la femme, de l’enfance et des personnes âgées d’une part, la Banque tunisienne de solidarité (BTS) et la Banque nationale agricole (BNA), d’autre part, Mme la ministre Amal Belhaj Moussa, a annoncé l’augmentation de la valeur de l’autofinancement pris en charge par le ministère et le plafond des financements alloués par la Banque tunisienne de solidarité.
En effet, la ministre a souligné que l’État a lancé le programme «Raidet» dans le but de soutenir la participation des femmes à l’économie et afin de promouvoir l’entrepreneuriat féminin. Et ce, indique-t-elle, conformément aux deux nouveaux actes de la convention qui se présentent telles de nouvelles incitations approuvées au profit des femmes candidates au financement, notamment en ce qui concerne le financement des projets liés à l’agriculture durable, aux énergies renouvelables et aux nouvelles technologies.
Il est à noter dans ce cadre que les avenants ont été signés par la ministre de la famille, de la femme, de l’enfance et des personnes âgées, le directeur général de la BTS, Khalifa Seboui et le directeur général de la BNA, Ahmed Ben Moulaham.
Belhaj Moussa a annoncé l’augmentation du montant du crédit (sans intérêt) accordé par le ministère au titre de l’autofinancement au profit de l’entrepreneure (de 20% à 30% du coût du projet) à partir des ressources de la ligne de financement.
La BTS et la BNA prennent en charge le reste du financement, estimé à environ 70% du coût du projet sous forme de prêt à moyen ou long terme. Belhaj Moussa a souligné que l’avenant de la convention entre le ministère et la BTS prévoit une augmentation du plafond de financement de 150 mille dinars à 200 mille dinars, outre un accord concernant le financement des groupements féminins de développement agricole.
Elle a indiqué que depuis décembre 2022, quelques 3679 projets féminins ont été financés dans le cadre du programme «Raidet», moyennant des investissements de plus de 35,5 millions de dinars. Ces derniers ont contribué à la création de 5605 emplois directs. Elle a laissé entendre que 55% des femmes qui ont lancé des projets sont diplômées de l’enseignement supérieur et que 78% des bénéficiaires du programme «Raidet» sont âgées entre 18 et 45 ans.
Le plan d’urgence recommandé par l’ITES pour la sécurité énergétique
Selon une étude de l’Institut tunisien des études stratégiques (ITES), intitulée « Préserver et renforcer notre sécurité énergétique » le fait d’affirmer l’autorité de l’Etat, de restaurer la capacité financière des opérateurs publics du secteur énergétique, de sécuriser les importations et de donner une forte impulsion au mix électrique, sont les principales mesures à adopter d’urgence pour préserver et renforcer la sécurité énergétique du pays.
Rendue publique cette étude a noté que « le secteur se dirigerait inévitablement à sa perte si des utilisateurs de l’énergie continuent de ne pas payer les services rendus et si les monopoles publics du secteur continuent de vendre leurs produits à des prix inférieurs au coût de leur production et/ou de leur achat, sans recevoir dans les temps impartis la compensation à servir par le Trésor public ».
Pour rétablir l’Etat de droit, les mesures proposées consistent à récupérer les créances impayées aux entreprises du secteur (STEG, STIR, ETAP, SNDP) par le Trésor et par les clients indélicats et à mettre un terme aux vols de l’électricité et à la contrebande des carburants. Le même plan d’urgence inclue également de faire appliquer la règlementation en vigueur concernant l’obligation de constituer et de maintenir un stock de sécurité de 60 jours de consommation de carburants, ainsi que la réglementation relative à la protection des infrastructures d’importance vitale et à adopter un plan spécifique d’intervention d’urgence et de gestion de crise.
Toutefois, la Tunisie n’étant plus un pays rentier en matière de pétrole, ces mesures ne permettront pas, selon ce même document, d’assainir durablement les comptes de la STEG, de la STIR et de l’ETAP, tant que l’énergie électrique, le gaz et les carburants seront commercialisés à des prix bien en deçà de leur coût.
Ainsi, pour restaurer la capacité financière des opérateurs publics afin qu’ils puissent réaliser la mission qui leur est assignée, les auteurs de l’étude recommandent une révision de la politique de subvention. « Dans la durée, une subvention généralisée et conséquente de l’énergie n’incite ni à la sobriété, ni à la performance et freine la mise en valeur des ressources alternatives. Pour être efficace, la subvention de l’énergie se doit d’être sélective, ciblée et judicieusement pilotée dans le temps. La suppression brutale des subventions a un coût social certain, mais leur maintien, sans procéder aux ajustements appropriés, entrainerait de graves dérèglements du service public de l’énergie, et par suite une situation pire pour les populations vulnérables »
L’étude estime également que « la réforme de la politique des prix de l’énergie est une opération délicate qui nécessite une concertation permanente et pendant plusieurs années entre différentes parties prenantes. Le choix des produits et le calendrier de réduction de leur subvention est à concevoir par les autorités politiques et la haute administration. La réduction progressive, sélective et ciblée de la subvention de l’énergie doit nécessairement être accompagnée de mesures compensatoires de soutien aux catégories sociales les plus vulnérables ».
Sur le volet relatif à la sécurisation des importations de gaz afin d’assurer la continuité de fourniture de l’énergie électrique à court et moyen termes, l’ITES propose d’engager dans les meilleurs délais des négociations avec la partie algérienne afin de fixer les conditions d’achat du gaz au-delà de 2027, de donner une forte impulsion au « plan solaire » qui a pris beaucoup de retard, de mettre rapidement en œuvre un projet spécifique d’équipement des bâtiments publics de panneaux photovoltaïques et d’ inciter les propriétaires de logement et d’immeuble dont la consommation d’électricité est élevée à s’équiper en panneaux photovoltaïques. Parallèlement à ce plan d’urgence, l’étude de l’ITES, recommande de programmer un assainissement financier du secteur sur les court, moyen et long termes, de mettre en valeur toutes les ressources nationales d’énergie, de maîtriser la demande d’énergie, de diversifier les fournisseurs du gaz naturel importé et de renforcer la capacité organisationnelle des parties prenantes.
De la corruption à la direction régionale de l’éducation de Tataouine ?
Dans une déclaration accordée aux médias, Nidhal Labiedh, porte-parole officiel du tribunal de première instance de Tataouine, a confirmé que le premier juge d’instruction du tribunal a émis un mandat de dépôt en prison à l’encontre d’un membre du personnel administratif de la direction régionale de l’éducation de Tataouine. Et ce, suite à la saisine du résultat d’une enquête d’instruction.
Cette dernière a eu lieu dans le cadre de l’enquête préliminaire menée à Tataouine par l’Equipe de Recherches et d’Inspection de la Garde Nationale. L’enquête a eu lieu suite à des informations parvenues sur des soupçons de corruption financière et administrative en matière de marchés publics dans la délégation. Le porte-parole officiel a ajouté dans ce cadre, que l’enquête incluait d’autres personnes liées au principal accusé, et qu’elles ont été libérées dans l’attente du déroulement de l’enquête.
Six mois de prison pour Mbarek ?
Sur sa page Facebook, l’avocate Dalila Msaddek, membre du Comité de défense desdits « détenus politiques », a annoncé, aujourd’hui samedi 24 février, via une vidéo publiée sur sa page, qu’une peine de six mois de prison a été prononcée à l’encontre de son frère Jaouher Ben Mbarek. Et ce, note-t-elle, suite à une plainte déposée par l’ISIE à son encontre, sur fond « d’une intervention médiatique dans laquelle il parlait des élections en général ».
Dalila Msaddek a par ailleurs annoncé avoir entamé une grève de faim brutale en guise de solidarité avec son frère et, selon ses dires « pour dénoncer les violations et l’injustice dirigées contre son frère et contre le reste des opposants politiques ».
La « Journée Arabe du Tourisme » à l’Aéroport Enfidha-Hammamet
« Vers un écotourisme durable », tel était le thème de l’évènement organisé par le Commissariat régional du tourisme de Sousse pour promouvoir la destination touristique tunisienne. L’évènement a été célébré à l’aéroport international Enfidha-Hammamet, hier, vendredi 23 février.
Cet évènement s’inscrit dans le cadre de la célébration de la Journée Arabe du Tourisme (JAT), qui coïncide avec le 25 février de chaque année, un rendez-vous annuel initié par l’Organisation arabe du tourisme. C’est dans ce cadre que le commissaire régional du tourisme à Sousse, Taoufiq Gaïed a indiqué à l’Agence TAP, que cette journée promotionnelle vise à atteindre une meilleure visibilité du produit touristique proposé dans le gouvernorat de Sousse, notamment au niveau de l’aéroport d’Enfidha-Hammamet.
Pour l’occasion, des pavillons d’exposition animés par des artisans et innovateurs ont été installés à l’aéroport et des rencontres professionnelles directes ont également organisées entre les représentants de la filiale tunisienne du « TAV Holding Airports », des agences de voyages, des tour-opérateurs et des compagnies aériennes, dans le but d’identifier les moyens de valoriser et de faciliter le trafic aérien entre la Tunisie et les pays arabes.
Le gouverneur de la région, la directrice générale de la société TAV Tunisie, des représentants du ministère du tourisme et de l’Office national du tourisme tunisien (ONTT), et nombre d’ambassadeurs et représentants des missions diplomatiques de certains pays arabes en Tunisie ont pris part à cette journée promotionnelle.
Il est à noter que selon les estimations, l’aéroport international Enfidha-Hammamet s’apprête à accueillir un million 474 mille 468 passagers au cours de l’année 2024, contre seulement 827 mille passagers ayant transité par l’aéroport au cours de l’année 2023.
Eliminatoires AfroBasket 2025 : Second succès pour la Tunisie face à la Guinée (85-78)
Pour son second match dans une salle Mohamed Mzali à Monastir acquise à sa cause, le Cinq tunisien avait affaire à une bonne équipe guinéenne qui forçait le respect et qui s’est battu jusqu’au bout, imposant aux Tunisien le recours aux prolongations pour assurer la victoire.
Les Tunisiens, qui avaient mené par quinze points d’écart au cours du troisième quart temps (50-35) ont connu une curieuse baisse de régime, permettant aux Guinéens de s’accrocher et même d’égaliser (65-65) à quatre minutes de la fin. Ils ont même pris l’avantage (69-70) puis (69-73) à une minute de la fin.
Les Jawher Jaouadi , Bechir Ben Yahia, Makrem Ben Romdhane et Omar Abada, surpris par le sursaut des Guinéens, ont tout fait pour se rattraper, parvenant à égaliser aux ultimes secondes (73-73) pour imposer le recours aux prolongations. Et ce n’est qu’au cours de ce temps additionnel que les Tunisiens ont retrouvé un second souffle pour reprendre les choses en main : (79-74), (84-74) et (85-78) au coup de sifflet final.
K.Z.
Tunindex : Des notes positives
Selon Tunisie Valeurs, l’intermédiaire en bourse, Tunindex a terminé la semaine sur une note positive (+0,33% à 8524,6 points) dans un modeste volume de 4,2 MD.
Le titre MPBS s’est offert la plus forte hausse de la séance. Amassant un volume de 7 mille dinars, l’action du spécialiste en bois s’est bonifiée de 5,9%, à 5,070 D. Le titre UADH a figuré parmi les plus grands gagnants de la séance. L’action du concessionnaire a inscrit une progression de 3,8%, à 0,550 D.
La valeur a brassé un flux de 9 mille dinars sur la séance. Le titre Air Liquide a accusé la plus forte baisse de la séance. L’action de la société s’est effritée de 4,1%, à 77,010 D, en générant un volume de 2 mille dinars.
Moncef Marzouki condamné, par contumace, à huit ans de prison
La chambre criminelle près le tribunal de première instance de Tunis a condamné, par contumace, l’ancien président de la Tunisie, Moncef Marzouki à huit de prison avec exécution immédiate. C’est ce qu’a déclaré Mohamed Zitouna, porte-parole officiel du tribunal de première instance de Tunis, à l’agence TAP.
M. Zitouna a précisé que les chefs d’accusation portés contre Marzouki tiennent essentiellement à « un attentat dans le but de changer la forme du gouvernement », « d’inciter les gens à s’armer les uns contre les autres et de provoquer le désordre, le meurtre ou le pillage sur le territoire tunisien » au sens de l’article 72 du code pénal. Le porte-parole a ajouté que ces accusations ont été portées contre Marzouki sur fond d’une allocution relayée via les réseaux sociaux en marge d’une conférence organisée à l’étranger, et au cours de laquelle l’accusé a incité les institutions du pays à la désobéissance et au renversement du régime.
Rappelons que Marzouki a été à la tête de Carthage durant la période 2012-2014. Il n’a pas été directement élu par le peuple. Il a été désigné par la coalition Troïka, au pouvoir à l’époque. Il a eu le titre de Président provisoire tant toute la classe politique de cette période constituante a eu le pouvoir sous le titre provisoire afin de mettre en place une constitution et un nouveau régime. Régime, qui n’est plus de mise depuis la mise en place de la nouvelle Constitution par le Président de la République Kaïs Saïed.
Les Chroniques de Soufiane Ben Farhat: Tunisie- Le refus d’être un parlement-croupion
Par Soufiane Ben Farhat
Les observateurs avertis en conviennent. Le Parlement tunisien issu des législatives de 2022 refuse d’être une simple courroie de transmission de l’exécutif. Ces dernières semaines, des passes d’armes non déguisées y ont lieu entre les élus et les représentants du gouvernement. Et c’est de bonne guerre.
Et encore, la seconde chambre du Parlement n’a pas encore été définitivement installée. C’est prévu courant avril prochain selon le timing des élections adopté par l’Instance supérieure indépendante des élections (ISIE).
Trois pommes de discorde principales attestent des divergences entre le Parlement et l’exécutif en général, chapeauté par le président de la République et le gouvernement en particulier. La première concerne la criminalisation des relations avec Israël. Un projet de loi adopté par une majorité d’élus est sans cesse reporté depuis des mois. La deuxième a trait à l’amendement du fameux décret-loi 54 dont l’article 24 est considéré comme liberticide par un grand nombre d’opposants. La troisième porte sur une éventuelle motion de censure contre le gouvernement pour incompétence, évoquée devant les médias la semaine passée par certains élus.
Comparses, héros et opportunistes
C’est de bonne guerre dira-t-on de prime abord. Tout Parlement a une fonction de contrôle et, le cas échéant, de sanction du pouvoir exécutif. Mais il y a un hic. Certaines mouvances avaient auparavant appelé au boycott des élections législatives et régionales et assimilé les élus à des comparses. Aujourd’hui, il s’en trouve qui comptent sur ces mêmes élus pour faire échec au gouvernement. Les comparses, à leurs yeux, seraient devenus du coup des héros porteurs d’espoir.
D’ailleurs, un certain débat divise les rangs de l’opposition. Notamment après qu’une bonne partie de ceux qui avaient appelé au boycott des élections législatives et régionales s’avise aujourd’hui de participer à l’élection présidentielle prévue pour septembre ou octobre 2024. Les opposants aux anciens opposants les accusent d’être des opportunistes. En effet, l’élection présidentielle aura lieu en vertu de la Constitution de 2022 qu’eux tous considéraient comme nulle et avenue puisqu' à leurs yeux, elle est “le fruit du coup d’Etat du 25 juillet 2021”. Et puis ils étaient à l’unisson pour appeler au boycott des quatre tours des élections parlementaires de 2022 et 2023 conçues en vertu des dispositions constitutionnelles. Aujourd’hui pourtant certains d’entre eux cautionnent la participation à l’élection présidentielle prévue selon les mêmes stipulations constitutionnelles.
Alors qui est le véritable comparse et opportuniste au bout du compte ? Les élus hier encore considérés comme comparses et dont on loue aujourd’hui les initiatives ? Ou les purs et durs fervents partisans du boycott hier et qui jouent le jeu aujourd’hui en cautionnant le système tant décrié la veille ?
La politique entre le possible et l’improbable
Ironie de l’histoire. Comme il y a des gens pour qui il n’y a plus que leurs yeux pour pleurer, pour d’autres il n’y a plus que l’élection présidentielle pour exister. D’où ces retournements à 180 degrés, ces volte-face, ces alliances contre nature et ces re-positionnements à l’emporte-pièce.
Quant au Parlement, il s’assume comme tel, d’une manière ou d’une autre. La politique dit-on est l’art du possible. C’est-à-dire aussi de l’improbable. En tout état de cause, les élus de l’hémicycle attestent de leur refus d’assumer le parlement-croupion. Et nous n’en sommes pas encore à mi-mandat tandis que la seconde chambre n’a pas encore été installée.
Le gouvernement assume de son côté les revers de sa politique jugée par certains lente, incomplète, incohérente ou carrément hors de propos. En vérité, nécessite obligé, il s’attelle surtout à traiter les urgences si nombreuses. C’est ce qui transparaît le plus, même s’il y a des projets de réformes en cours. Mais rien n’oblige le chef du gouvernement à ne pas aller les étayer et s’expliquer devant les élus du peuple.
Ce n’est pas une question de clash des égos. Encore moins une question de sensibilités personnelles et de préventions. Après tout, les élus ne sont qu’un pan des différentes institutions de la République. Ce qui importe le plus c’est l’opinion. Et celle-ci n’a jamais fait montre d’autant de patience et de mansuétude qu’à l’égard de l’actuel régime et ce, depuis 2011.
Pour l’instant, l’opinion tunisienne témoigne toujours du discrédit sans appel de l’ancien régime qui a sévi entre 2011 et 2021 et de ses représentants qui continuent à végéter contre l’esprit du temps. Elle croit aussi que le système chapeauté par le Président Kais Saïed incarne le refus de l’ancien régime de la décennie noire. Les affaires de corruption liées à l’ancien régime de la décennie noire et dont la justice est saisie en est une illustration patente et assimilée comme telle par de très larges franges de l’opinion.
Question gouvernement toutefois, il gagnerait à bien mûrir la sentence qui veut que tout délai de grâce a une limite. Et que l’opinion change en vertu des aléas de la conjoncture économique et sociale surtout. C’est-à-dire qu’elle est par essence volatile et non point figée. Les tenants de l’ancien régime l’ont bien découvert à leurs dépens mais ils ne semblent pas l’avoir bien assimilé. Quitte à louvoyer paradoxalement entre la dénonciation du régime du 25 juillet et de ses institutions et le désir de participer à l’élection présidentielle en vertu de ces mêmes institutions.
S.B.F
















