Un beau week-end à l'italienne
Un week-end musical bien rythmé est au rendez vous avec une série de concerts de musique italienne programmés dans le cadre du Festival de la Créativité italienne en Tunisie « In Situ-Tunisi » qui se poursuit jusqu’au 6 juillet, en proposant un ensemble d’initiatives organisées par l’Ambassade d’Italie en collaboration avec l’Institut Italien de Culture et en synergie avec plusieurs institutions, artistes et entreprises italiennes et tunisiennes.
Outre l’architecture, la mode, le design, le théâtre, les arts visuels et l’artisanat, le cinéma et la musique seront au rendez-vous du 28 au 30 juin 2024 à Ennejma Ezzahra, au Théâtre des régions à la Cité de la Culture Chedly Klibi et au palais du théâtre à Halfaouine :
-"La musique d’opéra rencontre la chanson napolitaine": le concert programmé le 28 juin au palais Ennejma Ezzahra (19H30) à Sidi Bou Saïd se veut une célébration de la musique traditionnelle italienne, à travers une sélection de compositions classiques, d’airs d’opéra et de duos, entraînant le public dans un voyage musical à la découverte des compositions emblématiques de Rossini, Verdi, Puccini, Mascagni, Tosti et de célèbres chansons napolitaines. Le concert sera dirigé par le Maestro Nicoletta Conti, l’un des chefs d’orchestre les plus importants de la scène musicale italienne et européenne, et interprété par des musiciens de l’Orchestre de l’Opéra de Tunis. Un concert chanté par le ténor Hassen Doss, la soprano Nesrine Mahbouli et le baryton Haythem Hadhiri.
-"Le grand cinéma italien en concert": la soirée est programmée au Théâtre des régions Cité de la Culture le dimanche 30 juin (19H30) avec au menu les musiques inoubliables qui ont accompagné les plus grands films italiens notamment des compositions célèbres d’Ennio Morricone, dont "Mission", "La leggenda del pianista sull’oceano", " C’era una volta il West", "Nuovo cinema Paradiso", "C’era una volta in America" et "La Califfa" ainsi que des compositions de Nino Rota telles que "Amarcord", le chef-d’œuvre de Federico Fellini, "Il Gattopardo", tiré du film du même nom réalisé en 1963 par Luchino Visconti. lors de cette soirée l’Orchestre de l’Opéra de Tunis qui rendra hommage au célèbre compositeur Ennio Morricone sera dirigé par l’un des chefs d’orchestre les plus importants de la scène italienne et européenne, Nicoletta Conti.
-Le Trio Giovanni Falzone, pour la première fois en Tunisie avec “Canto Terrestre" se produira le 29 juin, à 21h00 au palais du théâtre à Halfaouine avec le trio de jazz italien Freak Machine : Giovanni Falzone à la trompette, Giuseppe La Grutta à la basse électrique et Andrea Bruzzone à la batterie, pour présenter un projet qui célèbre les multiples aspects de la Sicile, en s’inspirant des sons populaires de la région méditerranéenne. Il s’agit d’une rétrospective où les racines, le passé et le présent s’entremêlent constamment à travers les expériences musicales variées du trompettiste, qui explore les influences du jazz, du rock et de la musique classique contemporaine au cours des vingt-cinq dernières années.
- "Qart Hadasht – la ville neuve", le mythe de Didon et Enée: un spectacle programmé le 29 juin au Palais Ennejma Ezzahra à Sidi Bou Said (19h30). De l’union entre théâtre et musique, est né le projet "Qart Hadasht – la ville neuve", qui représente le produit d’une collaboration entre des étudiants de l’Université de Bologne et des musiciens de l’Institut Supérieur de Musique de Tunis, réunis autour d’un spectacle centré sur une histoire que l’Italie et la Tunisie partagent depuis des millénaires, le mythe de Didon et Enée. Le mythe de Didon et Énée lie Rome et Carthage depuis des millénaires, attisant les échanges culturels entre les deux rives de la Méditerranée. L’Université de Bologne, dans le cadre du programme Global South 2022, a promu un projet de réécriture du mythe en collaboration avec l’Institut supérieur de musique de Tunis. Les étudiants italiens et tunisiens, sous la direction de Lorenzo Vacchi et Gabriele Duma de la Bernstein School of Musical Theatre de Bologne, ont pensé cette création dont l'avant-première a été précédée d’une semaine intense de répétitions et de master-classes.
Le Quotidien avec TAP
L’Afrique s’efforce pour maîtriser sa dette publique
Selon un rapport publié par la Fondation Mo Ibrahim le mardi 18 juin 2024, 50 pays africains présentent un ratio dette/PIB inférieur à ceux du Japon et des États-Unis.
Cette observation met en lumière une disparité significative dans les niveaux d'endettement mondial, soulignant à la fois les défis et les opportunités économiques pour le continent africain.
Etat des lieux
Le rapport, fondé sur les évaluations du Fonds monétaire international (FMI), révèle que parmi les 52 pays africains évalués, seuls le Soudan et l'Érythrée dépassent les niveaux d'endettement du Japon (254,6% du PIB) et des États-Unis (123,3% du PIB).
Le Soudan reste le pays le plus endetté au monde avec un ratio dette/PIB de 280,3%, suivi par l'Érythrée avec 207%. En revanche, le ratio moyen dette/PIB pour l'ensemble du continent africain est de 68,6% en 2024, nettement inférieur à ceux des deux grandes économies asiatiques et nord-américaines.
Situation de la Tunisie
Rappelons à cet égard que selon des observateurs, le ratio de la dette publique de la Tunisie par rapport à son PIB a connu une hausse significative ces dernières années. En 2014, le ratio dette/PIB était de 50,74%.
Ce ratio a ensuite progressé pour atteindre 72,51% en 2019. Les prévisions indiquent que le ratio d'endettement pourrait atteindre 79,4% du PIB en 2022.
Dette et surendettement
Cependant, malgré des ratios dette/PIB relativement bas pour la majorité des pays africains, 28 d'entre eux étaient en crise de la dette en 2022 selon l'ONG britannique Debt Justice.
Cette classification inclut les pays où le remboursement de la dette pèse lourdement sur l'économie, en se basant sur des indicateurs comme le coût du service de la dette par rapport aux recettes de l'État et aux exportations.
Le FMI, quant à lui, identifie huit pays africains en situation de surendettement : la République du Congo, le Ghana, le Malawi, São Tomé-et-Principe, la Somalie, le Soudan, la Zambie et le Zimbabwe. Ces divergences dans les définitions et les critères utilisés pour évaluer la crise de la dette mettent en évidence les complexités de la gestion de la dette souveraine.
Le rapport souligne une augmentation alarmante du coût du service de la dette extérieure en pourcentage des dépenses publiques, qui a plus que triplé au cours des quinze dernières années, passant de -4% en 2009 à plus de 12% en 2024.
Cette tendance est particulièrement préoccupante pour de nombreux pays africains, qui doivent allouer une part croissante de leurs ressources publiques au remboursement de la dette.
Impacts et défis
Cette situation a des conséquences directes sur les budgets publics. Quinze pays africains figurent aujourd'hui parmi les vingt pays ayant les ratios service de la dette extérieure-recettes publiques les plus élevés au monde, avec des taux alarmants comme ceux de l'Angola (62,7%), de la Zambie (42,2%), et de l'Égypte (39,9%).
En conséquence, 25 pays africains ont dépensé plus de ressources publiques pour les intérêts nets du service de la dette que pour la santé entre 2019 et 2021.
La finale du tournoi Gaming ‘‘E-sports Playground by TT’’ a été un franc succès
La finale du tournoi E-sports Playground by TT pour les jeux vidéo qui s’est tenue Dimanche 23 Juin à la Cité de la Culture a été un événement passionnant avec des compétitions intenses, des matchs palpitants et des cadeaux généreux. L'événement organisé par Tunisie Telecom a permis une expérience mémorable aussi bien pour les participants que pour les spectateurs amateurs de gaming.
En effet, la journée a commencé avec le Tournoi FIFA FC, comprenant deux matchs cruciaux :
Pour le 1er match de classement, les joueurs étaient Skander Chaibi vs. Motez Chakroun. Ce match a déterminé les gagnants des 3èmes et 4èmes places pour le tournoi FIFA.
Pour le 2ème match pour la 1ère/2ème place, les joueurs étaient Momen Karia vs. Ahmed Drira. Ce match très attendu a permis de désigner le champion et le finaliste du tournoi FIFA.
L’événement s’est poursuivi avec le Tournoi Valorant. Les finales du jeu Valorant ont été tout aussi passionnantes, avec les meilleures équipes se disputant le championnat.
Pour la finale Valorant, les équipes étaient : Tanzanian Peek vs. Ghools Esports. Ce match a déterminé les équipes classées 1ère et 2ème du tournoi Valorant.
Entre ces matchs, des pauses ont été animées par des Quizs présentés au public présent qui ont permis de gagner : deux smartphones : Infinix HOT 40 Pro & HONOR X9B.
Enfin, après chaque finale des jeux FIFA et Valorant, une cérémonie a été organisée pour remettre les prix aux gagnants qui se sont partagés 26.000 DT de dotations:
Tournoi FIFA FC :
● 1ère Place :
○ Gagnant : Momen Karia ○ Prix : 6 000 TND
● 2ème Place :
○ Gagnant : Ahmed Drira ○ Prix : 4 000 TND
● 3ème Place :
○ Gagnant : Skander Chaibi ○ Prix : 2 000 TND
● 4ème Place :
○ Gagnant : Motez Chakroun ○ Prix : 1 000 TND

Tournoi Valorant :
● 1ère Place :
○ Gagnant : Tanzanian Peek ○ Prix : 6 000 TND
● 2ème Place :
○ Gagnant : Ghools Esports ○ Prix : 4 000 TND
● 3ème Place :
○ Gagnant : Majesty ○ Prix : 2 000 TND
● 4ème Place :
○ Gagnant : Zone 5 ○ Prix : 1 000 TND

Suite à ce succès retentissant et à cette expérience mémorable, d’autres événements seront organisés très prochainement pour la communauté vibrante des jeux vidéo.
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Le nouvel ouvrage du Pr. Triki en débat
« Ethique de la dignité. Révolution et vivre-ensemble », un nouvel ouvrage de l’académicien Pr Fethi Triki que vient d’être présenté à l’Académie des lettres et des arts, « Beït al-Hikma », dans le cadre des activités du Département des Sciences humaines et sociales.
La présentation, qui a été assurée par les professeurs Jaleleddine Saïd et Mehdi Mabrouk, a exposé les visées de cet ouvrage dans lequel le Pr Fethi Triki met en lumière les problématiques et les crises qui sont en train de transformer notre présence au monde.
Par présence, l’auteur entend la capacité proprement humaine à s’inscrire dans le temps d’affirmer une nouvelle éthique de la vie. Or, le propre de cette capacité serait de valoriser l’humain pour le distinguer de son dehors, le mettre en coexistence, dans une relation de proximité avec l’autre.
Une philosophie du vivre ensemble nécessite la mise en chantier d’un certain nombre de concepts avoisinants pour qu’elle soit recevable sans parti pris mais aussi sans malentendu. Dans un premier temps, les fondements éthiques et philosophiques du vivre ensemble sont examinés. Puis, l’auteur montre que le vivre ensemble se fait, dans la nature comme dans la société, sous l’ordre de l’hostilité, et il se penche, par la suite, sur les conditions du vivre ensemble dans l’hospitalité et la paix.
La question de la dignité est évoquée, à la fin de l’ouvrage, comme garant de toute forme de citoyenneté, pacifique et militante, qui octroie au vivre ensemble toutes les qualités de l’humain. L’objectif final des révolutions serait, de ce fait, «le vivre-ensemble dans la dignité».
Ce soir au Rio : Sayed Darwich, le Mozart des Arabes
La salle « Le Rio » accueillera ce soir, à partir de 18h00, l’avant- première de l’opérette « Sayed Darwich, le chant éternel » écrite et mise en scène par Soufiane Ben Farhat. Quant à la direction musicale, elle est assurée par Noureddine Ben Aicha.
« Sayed Darwich, le chant éternel » est une représentation théâtrale et musicale de vingt-deux chansons, entrecoupée de scènes dramatiques et de tableaux chorégraphiques, retraçant la vie de l’artiste du peuple, fondateur de la musique arabe moderne, le Mozart des Arabes, le cheikh de la musique, du chant et du Tarab, Sayed Darwich (Alexandrie : 1892- 1923).
La trame retrace son engagement résolu en faveur de sa patrie, sa défense indéfectible des fellahs, des travailleurs et des marginalisés et son adoption de nouveaux styles et modes musicaux telle que la Taqtuqa, lit-on sur le communiqué de presse.
Autant d’engagements qui ont précipité sa mort suspecte et prématurée à l'âge de 31 ans, dans des circonstances douteuses, « un assassinat ourdi par les forces d’occupation britanniques et de leurs sbires dans son pays » comme l’affirme Bayrem Ettounsi, l’un des protagonistes de l’opérette, assassinat survenu juste après que Sayed Darwich ait composé l’hymne « Biladi » spécifiquement à l’occasion du retour du leader Saad Zaghloul Pacha de son exil à Gibraltar en 1923. Et tandis que toute l’Égypte célébrait le retour du leader, l’artiste trahi du peuple faisait ses adieux en silence, ajoute la même source précisant que cette opérette est écrite à l’occasion du centenaire de la mort de Sayed Darwich.
Cette opérette n’est pas la première œuvre de Soufiane Ben Farhat qui a déjà écrit et produit la comédie musicale «Asker Ellil, les années folles», en 2019. Rédacteur en chef presse écrite, professeur des Universités en Journalisme et Communication, chroniqueur radio et télé, Soufiane Ben Farhat est également écrivain qui a à son actif de nombreuses publications entre essais et romans. Son dernier roman, « Le chat et le scalpel », paru aux éditions Niravana, a remporté le Comar d’or en 2021, des romans en langue française.
SONEDE : 860 millions de dinars de dettes
Hassen Cherni, membre du conseil d'administration de la Société nationale d'exploitation et de distribution des eaux (SONEDE), a révélé que les dettes non recouvrées de la société s'élèvent à 860 millions de dinars, précisant que la situation financière de cette dernière se détériore de plus en plus.
Cette détérioration est principalement causée par l'augmentation des factures d'eau impayées par les clients, selon Cherni, qui précise que plus de 50 % des dettes sont dues par les établissements et structures publiques, tandis que le reste est réparti entre les citoyens et les entreprises industrielles.
Présidentielle : l’ISIE confirme les trois dates probables
Najla Abrougui, membre de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie), a annoncé que le premier tour de l'élection présidentielle aura lieu le 6, le 13 ou le 20 octobre 2024.
Elle a également fait savoir que le président de la République devrait convoquer les électeurs au plus tard le 20 juillet prochain, affirmant, dans une déclaration à l’agence Tap, que l’instance des élections a, d’ores et déjà, entamé les discussions autour du projet de révision de la décision n°20 de l’année 2014, relative à la réglementation du financement des campagnes électorales.
Il est à rappeler que le porte-parole de l’Instance supérieure indépendantes pour les élections (Isie), Mohamed Tlili Mansri, avait affirmé, le 29 mai dernier, que trois dates probables seront examinées par l’ISIE, à savoir le 6 octobre ou le 13 octobre ou le 20 octobre 2024.
Pour une coopération sino-arabe dans l’audiovisuel
Un protocole d’accord et des accords de coopération dans le secteur audiovisuel ont été signés, jeudi 27 juin à Tunis, entre l’Arab State Broadcasting Union (ASBU) et la Chine, représentée par « The National Radio and Television Administration (NRTA) ».
Le mémorandum d’accord a été signé à l’occasion du forum de coopération sino-arabe dans le domaine audiovisuel organisé dans le cadre de la 24e édition du Festival arabe de la radio et de la télévision organisée à la Cité de la Culture à Tunis.
Le forum sino-arabe dans le domaine audiovisuel a eu lieu sous la supervision du vice-ministre chinois Dong Xin, du président de l’ASBU, Mohammed Bin Fahd Al-Harthi, et du directeur général de l’ASBU, Abdul Rahim Suleiman.
La cérémonie de signature a eu lieu en présence de l’ambassadeur de Chine en Tunisie, Wan Li, et d’un certain nombre de professionnels de l’audiovisuel, chinois et arabes. En vertu de ces accords, les deux parties, chinoise et arabe, s’engagent dans le développement du partenariat dans le secteur audiovisuel et l’échange d’expériences et d’expertise dans ce domaine.
Ce forum vise le renforcement de la coopération bilatérale dans le domaine des médias audiovisuels avec les pays arabes, ainsi que la diffusion de programmes arabes en Chine, en plus de soutenir les productions conjointes entre les deux parties.
Le vice-ministre chinois a également fait savoir l’existence de plateformes électroniques en Chine dans le secteur de l’audiovisuel qui diffusent massivement en langue arabe. Ces plateformes sont devenues un moyen assez important d’échange et de coopération audiovisuels sino-arabes.
Il a déclaré que le bureau d’information relevant du haut conseil des Affaires d’État en Chine et la radio et la télévision chinoises participent au festival de l’ASBU, depuis 2016, afin d’encourager et de soutenir les institutions audiovisuelles à élargir le champ des échanges et de la coopération avec les pays arabes dans les domaines du droit d’auteur et de la coproduction de contenu.
Il a annoncé qu’en 2023, la Chine a atteint des taux de suivi élevés pour les productions audiovisuelles, à l’intérieur du pays comme à l’étranger, et qui sont réparties à travers le monde entier. Le marché des logiciels chinois en ligne a réalisé des revenus de près de 37 milliards de yuans chinois.
Il a expliqué que la Chine et la région arabe regorgent d’un riche patrimoine culturel en plus des visions et objectifs communs sur la production de contenus audiovisuels et leur promotion à travers le monde via les médias technologiques modernes.
Il a réaffirmé la disposition de de son pays à développer des partenariats avec les pays arabes, ce qui se traduit par ce forum sino-arabe dans le domaine audiovisuel, en présence de professionnels des deux côtés pour échanger les idées, les expériences, l’expertise et le réseautage.
Le directeur général de l’ASBU a évoqué l’importance de ce forum entre la Chine et l’ASBU pour renforcer les opportunités de partenariat dans de nombreux domaines liés au secteur audiovisuel, en particulier les programmes de formation et de coopération dans l’intelligence artificielle.
La coopération avec les médias chinois constitue l’une des stratégies que l’ASBU oeuvre à développer afin de renforcer l’échange d’expériences et d’expertise dans ce domaine. Les liens de coopération entre la Chine et les pays arabes remontent à une très longue date.
Cette année marque le 20ème anniversaire de la création du forum de coopération sino-arabe et coïncide avec le 60e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la Chine et la Tunisie (10 janvier 1964).
La visite d’État du président de la République, Kaïs Saïed, en Chine, du 28 mai au 1er juin 2024, a été l’occasion de renforcer les relations entre les deux pays à plusieurs niveaux, notamment le volet culturel. Il y a eu la signature de trois accords dans l’audiovisuel : un accord de coopération entre l’Établissement de la radio nationale et la Radio nationale de Chine (CNR), un accord de coopération entre l’Établissement de la télévision tunisienne et le Groupe des médias de Chine et un accord de coopération entre l’agence Tunis Afrique Presse et l’agence de presse Xinhua.
Placée sous le signe du soutien à la Palestine, la 24e édition du Festival arabe de la radio et de la télévision se déroule du 26 au 29 juin 2024. Le festival est organisé par l’Arab State Broadcasting Union en partenariat avec le ministère des Affaires culturelles, les Établissements de la radio et de la télévision tunisiennes et l’organisation arabe des satellites de communication (Arabsat).
Le Quotidien avec TAP
Alain Mabanckou et Jamel Jlassi dénoncent cet après-midi ceux qui tuent la poésie
« Lettre ouverte à ceux qui tuent la poésie » est une rencontre poétique portée par deux voix, le Congolais Alain Mabanckou et le Tunisien Jamel Jlassi réunis autour d’un dialogue sur l’écriture ou la publication de la poésie comme un acte de résistance.
Organisée dans le cadre du projet Massari, l’association Bibliophiles Sousse avec l’association Safahat, cette rencontre avec l’écrivain, poète, romancier, traducteur, et directeur de la collection Points Poésie, ainsi que Jamel Jlassi, spécialiste dans la traduction de la littérature africaine est programmée demain vendredi 28 juin 2024, de 18h à 20h, à l’espace culturel « Trois points » à Sousse, à proximité de la faculté de médecine de Sousse.
Suivie de lectures poétiques de la poésie africaine en français et en arabe, la rencontre prendra la forme d’un dialogue entre les deux invités autour de la spécificité de la littérature africaine, la « traductibilité » de la poésie, et surtout le thème de la poésie et la résistance. La rencontre sera modérée par Zahra Kadhi.
En tournée en Tunisie pour une série de master-class et de rencontres depuis le 25 juin 2024, Alain Mabanckou, poète avant d’être romancier, a écrit des centaines de vers entre 1995 et 2003.
La nostalgie de l’enfance, l’amour de la mère et de la patrie, le devoir de mémoire, le sentiment d’exil ou encore la déliquescence de l’Afrique contemporaine sont autant de thèmes que le poète chance avec le lyrisme dans « La Légende de l’errance » en 1995, « Les Arbres aussi versent des larmes » en 1997 et « Quand le coq annoncera l’aube d’un autre jour » en 1999.
En tant que directeur de la collection « Points Poésie », il a dirigé l’Anthologie de la poésie Palestinienne d’Aujourd’hui, une anthologie où les textes sont réunis par Yassine Adnan, choisis et traduits de l’arabe vers le français par le grand poète Abdellatif Laâbi.
Jamel Jlassi, romancier, poète et traducteur tunisien, est spécialisé notamment dans la littérature africaine dont il a traduit plusieurs ouvrages dont l’œuvre poétique complète de Léopold Sedar Senghor, « Cahier de retour au pays natal » d’Aimé César, « Mémoires de porc-épic » d’Alain Mabanckou, « L’éros noire » de Léonora Miano, « Dieu n’est pas obligé » de Ahmadou Kourouma etc.
Les Iraniens appelés aux urnes pour élire un nouveau président
Les bureaux de vote en Iran ont ouvert ce vendredi à 8 h (4 h 30 GMT) pour l'élection présidentielle destinée à désigner le successeur du président Ebrahim Raïssi, décédé dans un accident d'hélicoptère le 19 mai dernier, a annoncé le ministre de l'Intérieur.
Les électeurs iraniens sont appelés à choisir entre quatre candidats en lice pour la présidence : trois conservateurs et un réformateur. Cette élection intervient dans un contexte de deuil national et de réorganisation politique suite à la disparition tragique du président Raïssi.
Le ministre de l'Intérieur a précisé que 61 millions d'électeurs sont inscrits pour ce scrutin, soulignant l'importance de cette élection pour l'avenir politique du pays. Les autorités espèrent une forte participation pour légitimer le processus démocratique et renforcer la stabilité institutionnelle.
Les résultats préliminaires devraient être annoncés dans les prochaines heures, avec une attention particulière portée à la réaction du public et aux déclarations des candidats. La communauté internationale observe également de près cette élection, qui pourrait avoir des répercussions significatives sur les relations extérieures de l'Iran.
Deux matches à huis clos pour l'OB et deux marches de suspension pour Faouzi Benzarti et Alaeddine Bouallagui
La Commission de discipline et de fair-play de la FTF a décidé d'infliger deux matches à huis clos pour l'Olympique de Beja, assortis de sept mille dinars d'amende après les événements qui ont marqué la demi-finale face au Stade Tunisien.
Elle a aussi suspendu pour deux matches Faouzi Benzarti, le coach du CA ainsi que le joueur du CAB Alaeddine Bouallagui qui sera suspendu pour deux matches avec une amende de cinq mille dinars.
Le CA Bizertin est redevable d'une amende de cinq mille dinars pour jets d'objets au cours du match contre le Club Africain.
J.B
Officiel : augmentation du Smig et des pensions de retraite dans le secteur privé
Le président de la République, Kais Saied a reçu, hier, le ministre des Affaires sociales, Kamel Maddouri.
En effet, le président de la République a annoncé une hausse de 7% du salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig) dans le secteur privé au mois de juillet, avec un effet rétroactif au 1er mai 2024, ainsi qu’une deuxième augmentation de 7,5%, qui sera appliquée début janvier 2025.
Cette mesure engendrera systématiquement une augmentation des pensions des retraités du secteur privé, qui sont de l’ordre d’environ un million de retraités.
Par ailleurs, le chef de l’Etat a évoqué la sous-traitance dans le secteur public et privé, réaffirmant et la nécessité de mettre en place des textes de loi permettant de rompre définitivement avec ce type de travail précaire.
Ligue 1 : La LNFP rejette les réclamations du ST contre le CA et l'USMo
Il fallait s’y attendre. Le bureau de la Ligue nationale de football professionnel a décidé, à l'issue de sa réunion d'aujourd'hui, de rejeter la réclamation du Stade Tunisien contre le Club Africain et de confirmer le score de (1-1) acquis sur le terrain.
Sur sa lancée, la LNFP a aussi rejeté la deuxième réclamation déposée par le club du Bardo contre l'Union sportive monastirienne et confirmé le score acquis sur le terrain (1-1).
Les Stadistes, qualifiés pour la finale de la Coupe, doivent se contenter de cette performance et laisser leur part à d’autres clubs plus lotis au sein de la Ligue et de la FTF.
K.Z.
Tunisie : Les eaux tumultueuses - Par Soufiane Ben Farhat
Les chaleurs estivales sont au rendez-vous, les coupures d’eau aussi. C’est devenu presque une évidence incongrue. En fait, les coupures d’eau ont commencé déjà leur triste manège dans bien des villes et des régions. Les autorités compétentes ont beau affirmer et réitérer qu’elles n’ont pas encore programmé les coupures cycliques d’eau, les coupures sauvages et non annoncées n’en sont pas moins de plus en plus fréquentes. Et les protestations subséquentes aussi.
Pénuries d’eau, changements climatiques, dérèglement atmosphérique global dira-t-on. Soit, mais cela n’empêche pas de relever les anomalies structurelles. Certes, ces dernières années, la pluviométrie a été plutôt ingrate, un peu partout, du Nord au Sud du pays et d'Est en Ouest. Mais il demeure quand même un paradoxe fondamental. Notre problème c’est la conjugaison d’une absence longue de pluies et, en même temps, une quantité énorme d’eaux de pluie en un court laps de temps. Et cela pose la problématique du captage et de conservation des eaux de pluie. Des milliards de mètres cubes sont ainsi volatilisés chaque année ou tout simplement dispersés dans les oueds et la mer sans être captés.
L’eau et l’exclusion
D’ailleurs, la Tunisie est marquée par la pénurie des eaux depuis la haute antiquité. Seulement, au fil des âges, les Carthaginois, les Romains, les Byzantins, les Arabes et toutes les civilisations dont la Tunisie a été le creuset, ont développé des techniques de captage des eaux et de leur conservation et utilisation à bon escient. Témoins, l’aqueduc de Zaghouan jusqu’à Carthage long de 132 km érigé en l’an 122 de notre ère ; les bassins aghlabides de Kairouan depuis le 9e siècle ; et les techniques de conservation des eaux minutieusement décrites et prônées par le savant carthaginois Magon depuis vingt-cinq siècles. Même les familles tunisiennes ont adopté depuis des millénaires les puits de captage des eaux de pluies en vue de la consommation domestique.
Seulement, tout cela n’est plus de mise. Aujourd’hui, la carte du manque d’eau correspond à celles de la marginalisation et de l’exclusion. Toutes les régions du pays en pâtissent, sans conteste. Avec les dérèglements climatiques, le phénomène se précipite et prend de l’ampleur. Ces dernières années ont été, à bien des égards, catastrophiques à ce propos.
Bien des spécialistes et techniciens l’affirment. Avec un peu plus d’efforts en matière de captage et de conservation des eaux de pluies, la situation sera nécessairement meilleure. Ceci sans parler des conduites souterraines de la société nationale chargée de l’exploitation et de la distribution des eaux (Sonede), fortement endommagées et désuètes. D’où des pertes immenses en eau potable notamment.
Coûts faramineux, slogans trompeurs
Certains hauts responsables ne cessent de nous rebattre les oreilles avec des slogans trompeurs comme celui prétendant que l’eau ne coûte pas cher en Tunisie. D’où d’ailleurs les augmentations cycliques et acharnées du coût de l’eau potable sous nos cieux. Quand on sait que l’écrasante majorité des Tunisiens s’abreuvent d’eau minérale, il y a de quoi s’alarmer de ces prétentions insidieuses. Parce que le coût de l’eau n’est pas uniquement celui de la Sonede. Quand on sait aussi que tout a été fait pour que les Tunisiens s’orientent d’une manière obligée vers l’eau minérale, il y a motif de courroux. En effet, jusqu’à il y a dix à douze ans, l’eau potable était bonne. Certains lobbys ont tout fait pour en dégrader la teneur et la saveur. Résultat, le Tunisien a été obligé de consommer l’eau minérale, occupant en la matière le deuxième rang mondial. Suivez mon regard.
Dans notre pays, c’est le cas de le dire, rien n’est gratuit et encore moins hasardeux. En matière économique et de consommation, les lobbys et les rentiers tiennent les rênes du marché. Ils arrivent dans bien des secteurs à imposer leur diktat et leur agenda secret.
En matière d’eau, tout est à refaire. Le simple retapage et les solutions à l’emporte-pièce ne suffisent pas. A nouvelle donne stratégique, nouvelles stratégies rénovatrices.
L’endiguement contreproductif
Se contenter d’endiguer la consommation à travers une facture trimestrielle d’eau sanctionnant les usagers moyens n’est guère la solution rêvée. Moins les gens consomment l’eau raisonnablement, plus ils s’exposent sanitairement voire même vitalement. Moins il y a d’arbres et de jardins arrosés, plus il y a canicule ressentie, souffrance et dépérissement. Élémentaire mon cher Watson.
Comme du temps des Carthaginois, des Romains, des Byzantins et des royaumes Arabes de Tunisie, nos ingénieurs doivent redoubler de génie utilitaire pour tous. Il faut sortir des sentiers battus et abandonner les idées toutes faites. L’endiguement de la consommation à lui seul est contreproductif.
En attendant des solutions coûteuses mais salvatrices tel le dessalement de l’eau de mer, il faut savoir gérer la situation actuelle. Une stratégie à court et moyen termes devrait être conçue et mise en place le plus vite. Parce que le dérèglement climatique est désormais une donne pérenne.
Il en va de notre mode de vie, du bien-être individuel et collectif et de nos agrégats économiques de base relatifs à nos modes culturaux globaux, les oliveraies, les grandes cultures céréalières et les palmiers dattiers en prime. Seule une prise de conscience immédiate de est à même de limiter les dégâts et concevoir de nouveaux créneaux porteurs.
A bon entendeur…
S.B.F.
Basket : l'USMonastir bat le C.Africain 78-58 et remporte le championnat
La cinquième manche du super play off entre L'USMonastir et le Club Africain est revenue meritoirement aux Saheliens qui ont dominé dd bout en bout les débats remportant cette manche par un écart de vingt points. Rappelons que les deux équipes étaient à deux manches partout. Les Monastiriens prouvent encore une fois leur supériorité alors que les Clubistes , malgré leur détermination ont perdu le titre tant recherché pour sauver la saison d'un club qui a tout raté dans les sports collectifs.
J.B.
















