Les Vives Voix racontent à Hammamet l’été en littérature
In’Art Hammamet propose ce dimanche, le 07 juillet 2024, avec la Compagnie des « Vives voix » de Tunis une rencontre littéraire inédite qui s’inscrit dans le cadre de sa programmation éclectique de 2024. Une programmation différente et innovante, focalisant sur les nouvelles créations et touchant les différentes disciplines (design, arts visuels, écriture, lecture…)
« L’été en littérature » tel est le thème de cette rencontre qui donne le coup d’envoi du programme estival. D’une durée de 45 mn, cette rencontre se veut un voyage dans le répertoire des auteurs et des poètes incontournables, une célébration de l’été et ses ambiances à travers les voix de Moncef Ghacem (poète), Michelle Bouffetier – Ghacem (spécialiste de la littérature jeunesse), Martine Gafsi, (comédienne), Raouf Medelgi (auteur – universitaire) et Haithem Haouel (journaliste francophone). Ces voix retentiront sur les remparts du fort de la ville, face à la mer, pour raconter cette saison autrement, le temps d’un après-midi.
Brises patrimoniales aux festivals d’été : joindre l’utile à l’agréable
L’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle (AMVPCC) a choisi, cet été, de se mobiliser autrement et d’aller à la rencontre des festivaliers là où ils sont à travers une manifestation culturelle baptisée « Brises patrimoniales aux festivals d’été ». Ce rendez-vous exceptionnel qui a démarré, hier, au festival international de Dougga se poursuivre jusqu’au 23 août 2024, ciblant exclusivement le public des festivals d’été qui se déroulent dans des sites archéologiques.
Selon le communiqué de presse de l’Agence, cette manifestation cherche à sensibiliser le grand public à l’importance de la sauvegarde de ces sites et à l’encourager à faire la découverte des lieux. Ainsi, pour atteindre cet objectif, un programme spécial a été tracé avec comme menu la projection de films documentaires produits par l’AMVPPC dans ces sites du patrimoine national qui abritent les festivals et la présentation de ces sites au grand public à travers des expériences immersives en réalité virtuelle et réalité augmentée à l’aide de Casque VR.
En attendant le spectacle, les visiteurs pourront alors découvrir le patrimoine matériel et immatériel de la région et vivre une expérience unique. Pour cette première édition, cinq rendez-vous sont ainsi sur l’agenda de l’AMVPPC pour cet été : le festival international de Dougga (Béja), le festival international de Bulla Regia (Jendouba) et ce le 26 juillet, le festival international de Oudhna (Ben Arous) et ce le 29 juillet, le festival international de musique symphonqiue d'EL Jem, le 03 août et « Les nuits du musée de Sousse », le 23 août 2024.
I.A.
Banques tunisiennes : Les crédits aux agents économiques en hausse
Selon la centrale des risques, l’encours total des crédits à l’économie a continué à évoluer à un rythme encore modéré, au cours de l’année 2024. Il n’a augmenté que de 3,2% en glissement annuel (G.A.) au mois de mai 2024, après une hausse de 3,5% le mois précédent, et contre 5,5% en mai 2023, et ce, selon les données de la note sur les évolutions économiques et monétaire et les perspectives de l’inflation publiée avant hier mercredi 3 juillet 2024.
On assure, dans ce contexte, qu’au niveau des crédits aux particuliers, l’encours s’est accru de 1,9% (en G.A.) au mois de mai 2024 contre 1,5% le mois précédent. Dans le détail, l’encours des crédits à l’habitat s’est renforcé de 2,6% (en G.A.) contre 1,8% en avril 2024, tandis que le rythme d’évolution de l’encours des crédits à la consommation s’est stabilisé à 1,2% (en G.A.) pour le deuxième mois consécutif.
Par ailleurs, le taux d’évolution des crédits aux professionnels s’est établi à 3,6% (en G.A.) au mois de mai 2024, après 4,2% le mois précédent. A cet effet, un ralentissement a marqué les crédits au secteur industriel (1 ,9% contre 2,1%) et à un moindre degré les crédits au secteur des services (4,3%, en G.A., contre 5,3%).
Ces données affirment que le système bancaire est fortement ancré sur le marché local en tant que base d’appui lui permettant d’accéder au marché extérieur, avec un total actif proche de la taille du PIB, des crédits majoritairement couverts par les dépôts, ainsi qu’une forte bancarisation de l’économie comparée aux pays similaires avec un taux de bancarisation d’un compte bancaire pour deux habitants.
Les banques jouent un rôle crucial dans le financement de l’économie tunisienne, comme en témoignent les données officielles. Avec un financement total du secteur bancaire pour les opérateurs économiques atteignant environ 96,9 milliards de dinars soit 84,6% du PIB, le secteur bancaire émerge comme un élément central du dynamisme économique du pays.
Il convient de noter, sous ce même angle, que le rôle des banques en Tunisie va au-delà du simple financement de l’économie. Ces institutions servent souvent d’outil d’ajustement économique en finançant des projets stratégiques allant du tourisme à l’agriculture, ainsi qu’en soutenant de grandes entreprises. En tant que moteur financier, les banques progressent en jouant un rôle fondamental dans le financement des investissements, des projets de développement et en apportant un soutien aux établissements publics et privés.
En ces temps de défis économiques, le secteur bancaire tunisien continue à faire preuve de résilience à la faveur des mesures proactives prises ces dernières années par la BCT en matière de durcissement des règles de provisionnement des risques latents de crédit et de renforcement des règles de résolution des créances non performantes ainsi que de l’encadrement de la politique de distribution des dividendes.
39.67% est le taux de réussite au concours de sixième année
"Le taux de réussite au concours de la sixième année permettant l'accès aux collèges pilotes est de 39,67 %", a déclaré ce vendredi 5 juillet 2024, la ministre de l'éducation, Saloua Abbassi.
4339 candidats ont obtenu une moyenne de 15 et plus et 3680 ont été orientés vers des collèges pilotes.
La demande de libération de Mehdi Zagrouba rejetée
La demande de remise en liberté de l'avocat Mehdi Zagrouba, a été rejetée par Le juge d'instruction du Tribunal de première instance de Tunis rapporte Mosaïque FM.
Il convient de noter que quatre jours se sont écoulés depuis que la demande a été soumise par son équipe de défense.
Aucune décision explicite de rejet ou d'approbation n'a été prise donc il s'agit d'un «rejet implicite» de la demande, toujours selon la même source.
Ces vieux démons obscurs de la France, par Soufiane Ben Farhat
Le second tour des élections législatives françaises de ce dimanche sera crucial. Il permettra de savoir si la France sombrera totalement ou si elle ne sombrera qu’à moitié. Parce que, dans tous les cas de figure, la France ressemble à un bateau à la dérive, une sorte de Titanic en passe de heurter l’iceberg qui le fera couler.
Ne nous faisons pas d’illusions. La France passe par un de ses bien ténébreux moments historiques cycliques. On avait qualifié la Quatrième République de République des crises. Rien qu’entre 1947 et 1958, vingt et un gouvernements s’y sont succédé, soit vingt crises ministérielles en onze ans. Cette crise répétitive avait installé la nation française “dans l’attente” aux dires de l’historien Jean-Pierre Rioux “pendant 348 jours de 1946 à 1958”.
Pourtant, à la Libération en 1945, on avait escompté doter l’Etat français de dispositifs institutionnels à même d’en garantir la pérennité et l’efficacité. A l’initiative de Michel Debré, on avait créé l’Ecole nationale d’administration (ENA).
L’atmosphère était auparavant viciée moyennant le discrédit des grands corps et le scepticisme des parlementaires surtout. En promulguant l’ordonnance de création de l’ENA, le 9 octobre 1945, le général de Gaulle obéissait à une double exigence : efficacité et meilleure formation aux besoins de l’Etat d’un côté, souci de légitimité via un recrutement démocratisé soustrait aux corporatismes de l’autre. Cela n’empêcha pas la Quatrième République de sombrer.
Tête-à-queue historique
Avec la Cinquième République, il y a bien une continuité institutionnelle depuis 66 ans, avec des hauts et des bas. Seulement, les dernières élections sapent les fondements mêmes des valeurs cardinales et fondamentales de la République française. Depuis qu’elle existe, jamais un parti populiste d’extrême-droite n’y a obtenu près de 34% des suffrages, seulement au premier tour. Par ailleurs, ce même parti menace d’obtenir soit la majorité absolue des sièges parlementaires, et donc du gouvernement dans son intégralité, soit une très forte majorité relative qui en fera dans tous les cas de figure l’écrasante majorité du gouvernement. Et, dans les deux cas, ce même parti d’extrême-droite s’emparerait aisément de la présidence de la République lors des élections de 2027, sinon bien avant.
Eh quoi donc ! La France de Clemenceau, de Jaurès, de Gaulle et Mitterrand serait phagocytée par la peste brune ? Incroyable non ? La France prétendument des lumières rejoindrait la cohorte des Etats falots, racistes et voyous ? Quelle tête-à-queue historique pardine.
En fait, par les temps qui courent, tout est possible. On en voit tellement de ces monumentales bizarreries un peu partout dans le monde. Et cela a lieu au cœur des pays dits “de vieille souche démocratique” et “civilisés”. Il n’y a qu’à regarder les États-Unis d'Amérique où l’élection présidentielle se réduit à un choix aberrant entre un sénescent en perte de discernement et de lucidité le plus clair du temps et un chantre du néo-fascisme à visage humain. Et après, tout ce beau monde vient faire la leçon aux pays du Sud global surtout sur les vertus universelles de la démocratie occidentale et de la bonne gouvernance nord-atlantique.
Le dernier des grands présidents
En France, comme partout, la crise économique endémique s’est doublée d’une crise institutionnelle irréversible. La gestion Macron aura été celle qui scelle pour longtemps le déclin politique de la France. Elle se recoupe avec l’absence d’hommes d’envergure et de timoniers au sommet de l’Etat depuis la fin de second mandat de Chirac en 2007.
Et pourtant, tout au long du 20e siècle, la France a connu tant d’hommes illustres à la barre. Georges Clemenceau, Jean Jaurès, Léon Blum, Charles de Gaulle, François Mitterrand, Jacques Chirac. Sept hommes illustres en 90 ans, soit en moyenne un grand chef tous les treize à quinze ans. Depuis, c’est le désert politique.
Souvenons-nous de ce qu’avait dit François Mitterrand : “Je suis le dernier des grands présidents. Après moi, il n’y aura que des financiers et des comptables” avait-il confié dans ses derniers mois à l’un de ses confidents.
Mitterrand avait somme toute raison. Qu’on en juge. Les faits sont têtus. Les hommes obscurs ou obtus imprègnent les institutions de leur obscurité ou de leur obtusité. Point barre. Les institutions ne sont pas dans le vent, elles sont incarnées.
La gueule de bois
Les Français se réveilleront incessamment avec une sacrée gueule de bois. On se réveille toujours tard dans ce genre de situations. Et puis qui joue avec le feu en supporte les brûlures. Certes, la France se redressera au bout du compte, mais à la manière d’un vieux grabataire dont le coma a légué de très sérieuses et irréversibles lésions motrices et mentales. Elle en pâtira longtemps encore, intérieurement et dans le concert des nations.
La prétention universaliste de la France -l’un des aspects résiduels corollaires de l’impérialisme français depuis Napoléon Bonaparte- ne sera plus de mise. Les temps changent, les mœurs aussi, celles des nations en prime.
Certes, le Nouveau Front Populaire s’est attelé déjà à limiter les dégâts. Mais, bâti hâtivement en 72 heures à l’issue des élections européennes d’il y a un mois, il en est encore à ses premiers balbutiements. Il est cependant deuxième en nombre de députés devançant largement la coalition de la majorité présidentielle. Cela lui permettra d’avoir une très forte opposition de blocage et de bien préparer la présidentielle de 2027.
Il faut quand même l’imaginer. Plus de douze millions de Français ont voté pour l’extrême-droite lors du premier tour de dimanche dernier. C’est dire si la France n’en finit pas d’incanter ses obscurs vieux démons.
S.B.F
Election présidentielle : tout ce qu’il faut savoir !
Le président de l'Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE), Farouk Bouasker a indiqué, ce jeudi 4 juillet, qu’il n’y a aucun changement au niveau des conditions de candidature à l'élection présidentielle, telles que fixées depuis l'entrée en vigueur de la Constitution en 2022
Il s’agit de :
* Être inscrit sur le registre électoral.
* Être exclusivement tunisien, né de père et mère tunisiens, avec des grands-parents paternels et maternels tous tunisiens.
* Être musulman.
* Avoir au moins 40 ans au moment de la présentation de la candidature.
* Jouir de tous ses droits civils et politiques.
* Ne pas avoir été président de la République durant deux mandats (consécutifs ou séparés).
* Ne pas avoir perdu la qualité d'électeur et de candidat, suite à une condamnation pour les crimes mentionnés aux articles 161 et 163 de la loi électorale et l'article 30 du code pénal.
Bouasker a, par ailleurs, indiqué, lors d'une conférence de presse, que l'inscription automatique de tous les électeurs, à l'intérieur du pays comme à l'étranger, sera de mise. Elle concernera tout Tunisien éligible à élire, ayant atteint l'âge de 18 ans au plus tard le 5 octobre 2024.
Les électeurs inscrits peuvent mettre à jour leurs centres de vote pendant toute la période d'inscription sur les listes électorales. Une période exceptionnelle relative à la mise à jour, qui concerne tous les électeurs, à l'exception de ceux ayant parrainé des candidats, sera ouverte du 12 août au 20 septembre 2024.
Le président de la République, Kais Saied, avait publié, mardi 2 juillet 2024, le décret convoquant les électeurs à l’élection présidentielle qui aura officiellement lieu le 6 octobre 2024.
Ce qu’il faut savoir que le projet de loi des chèques sans provision
Le chef du gouvernement, Ahmed Hachani a présidé, aujourd'hui 4 juillet 2024, un conseil ministériel consacré à l’examen de nombre de projets de loi, notamment celui portant amendement du code de commerce, relatif aux chèques sans provision).
Les principaux éléments du projet de loi :
- Le renforcement des devoirs des banques et de leur responsabilité.
- La mise en place une nouvelle formule pour les chèques et les plafonner.
- La mise en place d'une plateforme relative aux opérations par chèques.
- La dépénalisation de l’émission de chèque sans provision dont la valeur est inférieure à 5 mille dinars.
- La non-possibilité d’engager des poursuites judiciaires qu’à la suite d’une plainte déposée par le bénéficiaire du chèque.
- L’intégration de la réconciliation par médiation dans les crimes d’émission de chèques sans provision.
- L’élargissement de la possibilité de réconciliation pour inclure la phase de l’exécution de la peine, outre celles des poursuites et du procès.
- L'amélioration des pratiques bancaires et le renforcement du rôle économique et social des institutions bancaires.
- La régularisation de la situation des personnes condamnées pour chèques sans provision, en garantissant les droits des créanciers.
Wimbledon - 2e tour : Ons Jabeur bat Robin Montgomery (2-0) et se qualifie au 3e tour
Retrouvant une grande partie de ses sensations, Ons Jabeur, 10e, a réussi une très belle prestation face à l'Américaine Robin Montgomery 161e, lors du premier set, alternant les coups droits, les amortis et les revers au grand plaisir des présents remportant la mise (6-1) en 29 mn. Lors du second set, la musique a bien changé. L'Américaine a repris du poil de la bête pour faire jeu égal avec Ons . A 4 jeux à 4 puis à 5-5, le suspense est à son comble. Il fallait une bonne dose de concentration pour s'en sortir. Les derniers efforts de la Tunisienne ont été payants. (7-5) et match gagné (2 sets à 0). Amplement mérité malgré les sueurs froides dans ce second set..
Jamel Belhassen
Eliminatoires de la CAN 2025: Les Aigles de Carthage dans un groupe à leur portée
Le tirage au sort de la Coupe d'Afrique des nations 2025, qui a eu lieu aujourd’hui jeudi, a placé la Tunisie dans le groupe A avec Madagascar, les Comores et la Gambie.
Apriori, il s’agit d’un tirage favorable pour les Aigles de Carthage qui auront affaire à des novices dans la compétition majeure africaine, d'autant que les deux premiers de chaque groupe se qualifieront pour la prochaine CAN qui aura lieu du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026 au Maroc.
Voici, par ailleurs, la composition des groupes :
Groupe A : Tunisie, Madagascar, Comores, Gambie.
Groupe B : Maroc, Gabon, Centrafrique, Lesotho.
Groupe C : Egypte, Cap-Vert, Mauritanie, Botswana.
Groupe D : Nigeria, Bénin, Libye, Rwanda.
Groupe E : Algérie, Guinée équatoriale, Togo, Liberia.
Groupe F : Ghana, Angola, Soudan, Niger.
Groupe G : Côte d'Ivoire, Zambie, Sierra Leone, Tchad.
Groupe H : RD Congo, Guinée, Tanzanie, Ethiopie.
Groupe I : Mali, Mozambique, Guinée-Bissau, Eswatini.
Groupe J : Cameroun, Namibie, Kenya, Zimbabwe.
Groupe K : Afrique du Sud, Ouganda, Congo, Soudan du Sud.
Groupe L : Sénégal, Burkina Faso, Malawi, Burundi.
Salaire minimum : Un effet important attendu de l’accroissement
Les autorités de tutelle s'apprêtent à mettre en œuvre une augmentation importante du salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig) sur les deux prochaines années.
Cette mesure, qui vise à améliorer le pouvoir d'achat des travailleurs, se déclinera en deux phases distinctes.
Détails des accroissements
Selon les informations révélées, les salaires de base connaîtront une hausse de 7% en 2024, avec effet rétroactif au 1er mai 2024, suivie d'une augmentation de 7,5% à partir du 1er janvier 2025. Bien que les détails officiels n'aient pas encore été publiés au Journal Officiel de la République Tunisienne (JORT), des estimations préliminaires permettent d'anticiper l'impact de ces augmentations.
Pour le régime de 48 heures hebdomadaires, le salaire de base du Smig devrait passer de 428,896 dinars tunisiens (TND) actuellement à 458,916 TND en 2024, puis à 493,337 TND en 2025. Les travailleurs sous le régime de 40 heures verront leur salaire de base augmenter de 360,692 TND à 385,940 TND en 2024, et atteindre 414,886 TND en 2025.
Ces chiffres ne tiennent pas compte de l'indemnité complémentaire provisoire, actuellement fixée à 30,368 TND pour le régime de 48 heures et 30,000 TND pour celui de 40 heures. Si cette indemnité reste inchangée, le Smig total pour le régime de 48 heures pourrait atteindre 495,284 TND en 2024 et 523,705 TND en 2025. Pour le régime de 40 heures, il pourrait s'élever à 415,940 TND en 2024 et 444,886 TND en 2025.
Les travailleurs bénéficieront également d'une prime mensuelle de transport de 36,112 TND et d'une prime de présence de 2,080 TND, venant s'ajouter à leur salaire de base.
Concernant le salaire minimum agricole garanti (Smag), il devrait connaître une évolution similaire, passant de 17,664 TND par jour actuellement à 18,900 TND en 2024, puis à 20,318 TND en 2025.
Maîtrise de l’inflation
Le taux d'inflation en Tunisie est actuellement autour de 6-7% par an. Dans ce contexte, l'impact des augmentations du SMIG et du SMAG sera difficile à isoler.
Les autorités surveilleront attentivement la situation pour éviter que ces hausses de salaires minimum n'alimentent une spirale prix-salaires incontrôlée. Leur objectif sera de garantir que les augmentations salariales améliorent le pouvoir d'achat sans provoquer une inflation excessive, en maintenant un équilibre entre croissance économique et stabilité des prix.
Impact
L'impact total de l'augmentation du SMIG sur 1 250 000 travailleurs (737 000 en régime 40 heures et 513 000 en régime 48 heures, selon les chiffres de l'INS pour 2022), en incluant les primes de transport et de présence, serait d'environ 981,98 millions de TND en 2024 et 1 449,87 millions de TND en 2025 soit globalement 2431,85 millions de TND.
En 2024, cette augmentation représenterait environ 0,64% du PIB tunisien estimé, et 0,93% en 2025. Bien que ces pourcentages restent relativement modestes à l'échelle de l'économie nationale, ils représentent une injection significative, particulièrement pour les secteurs à forte intensité de main-d'œuvre et pour la consommation des ménages à faibles revenus.
L'impact réel sur l'économie pourrait être encore plus important si l'on prend en compte l'effet multiplicateur de ces augmentations de revenus sur la consommation et l'activité économique en général.
De plus, ces hausses du SMIG et SMAG pourraient avoir des effets indirects positifs sur d'autres secteurs de l'économie, en stimulant la demande intérieure et la production. Cependant, les entreprises devront aussi absorber une partie de ces surcoûts salariaux, ce qui pourrait peser sur leur compétitivité et leurs capacités d'embauche, surtout dans un contexte économique difficile post-Covid.
Impact sur les l'emploi
Bien que le SMIG augmente de 7% en 2024 puis de 7,5% en 2025, son niveau restera relativement bas en valeur absolue, atteignant 493 TND par mois pour un régime de 48 heures en 2025. Les travailleurs payés au SMIG ou SMAG représentent une part limitée de la main-d'œuvre totale, soit environ 800 000 sur 2,8 millions dans le secteur privé en 2019. De plus, les coûts salariaux directs ne constituent qu'une fraction des coûts totaux pour les entreprises, et leur hausse sera donc diluée dans les prix de vente.
Concurrence et productivité
Cependant, les entreprises pourraient faire face à des défis liés à l'augmentation des coûts salariaux, estimée à environ 15 % sur deux ans, nécessitant des ajustements en termes de gestion et de productivité. De plus, bien que cette augmentation puisse potentiellement stimuler la création d'emplois dans les secteurs bénéficiant de l'augmentation des dépenses, il existe un risque de pertes d'emplois dans les secteurs à forte intensité de main-d'œuvre à bas salaires.
Ainsi, bien que cette injection représente un stimulus économique significatif, son efficacité dépendra de la capacité de l'économie tunisienne à absorber cette augmentation sans effets inflationnistes excessifs ou perturbations majeures du marché du travail.
Les interventions monétaires permettent de doubler le bénéfice de la BCT à 1,5 milliards de dinars
Le total net du bilan de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) est évalué à 48 455,6 Millions de Dinars (MD) alors que la valeur des capitaux propres qui sont positifs est de 2 624,8 MD, y compris le résultat bénéficiaire de l’exercice 2023 s’élevant à 1 472,8 MD.
Ces données viennent d’être révélées par le rapport des commissaires aux comptes comprenant les états financiers de la Banque et qui ont été publiées hier mercredi 3 juillet 2024.
Demeurant le poste le plus important de l’état de résultat, les produits des opérations d’intervention sur le marché monétaire, dont le poids dans le total des produits de la Banque s’élève à 54%, se sont hissés de 439,6 MD ou de 54,4% pour atteindre 1.247,6 MD le 31 décembre 2023 contre 808 MD un an auparavant, indique le rapport.
Cette hausse est due principalement à l’envolée des produits sur titres achetés ferme qui ont augmenté de 232,3 MD ou de 77,1% en passant de 301,4 MD à 533,7 MD, d’une fin d’année à l’autre. En outre, les intérêts sur achats sur appels d’offres se sont accrus de 225,2 MD à fin décembre 2023 pour s’établir à 599,4 MD contre 374,2 MD un an auparavant, soit une augmentation de 60,2%.
A leur tour, les données révèlent que les produits dégagés sur les facilités de prêt à 24h ont augmenté de 5,5 MD en passant de 38,9 MD à 44,4 MD, d’une fin d’année à l’autre. Par ailleurs, les intérêts sur les opérations de refinancement à un mois ont enregistré une baisse de 0,7 MD pour atteindre 66,4 MD à fin décembre 2023 contre 67,1 MD un an plus tôt.
De leur côté, les produits au titre des reports sur les opérations de swaps de change ainsi que les intérêts sur intervention ponctuelle ont reculé de 21,6 MD et de 0,2 MD respectivement, en revenant de 24 MD à 2,4 MD et de 1 MD à 0,8 MD, d’une fin d’année à l’autre.
Les interventions monétaires permettent de doubler le bénéfice de la BCT à 1,5 milliards de dinars
Le total net du bilan de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) est évalué à 48 455,6 Millions de Dinars (MD) alors que la valeur des capitaux propres qui sont positifs est de 2 624,8 MD, y compris le résultat bénéficiaire de l’exercice 2023 s’élevant à 1 472,8 MD.
Ces données viennent d’être révélées par le rapport des commissaires aux comptes comprenant les états financiers de la Banque et qui ont été publiées hier mercredi 3 juillet 2024.
Demeurant le poste le plus important de l’état de résultat, les produits des opérations d’intervention sur le marché monétaire, dont le poids dans le total des produits de la Banque s’élève à 54%, se sont hissés de 439,6 MD ou de 54,4% pour atteindre 1.247,6 MD le 31 décembre 2023 contre 808 MD un an auparavant, indique le rapport.
Cette hausse est due principalement à l’envolée des produits sur titres achetés ferme qui ont augmenté de 232,3 MD ou de 77,1% en passant de 301,4 MD à 533,7 MD, d’une fin d’année à l’autre. En outre, les intérêts sur achats sur appels d’offres se sont accrus de 225,2 MD à fin décembre 2023 pour s’établir à 599,4 MD contre 374,2 MD un an auparavant, soit une augmentation de 60,2%.
A leur tour, les données révèlent que les produits dégagés sur les facilités de prêt à 24h ont augmenté de 5,5 MD en passant de 38,9 MD à 44,4 MD, d’une fin d’année à l’autre. Par ailleurs, les intérêts sur les opérations de refinancement à un mois ont enregistré une baisse de 0,7 MD pour atteindre 66,4 MD à fin décembre 2023 contre 67,1 MD un an plus tôt.
De leur côté, les produits au titre des reports sur les opérations de swaps de change ainsi que les intérêts sur intervention ponctuelle ont reculé de 21,6 MD et de 0,2 MD respectivement, en revenant de 24 MD à 2,4 MD et de 1 MD à 0,8 MD, d’une fin d’année à l’autre.
Le prix de poésie Joan Margarit 2024 octroyé à Adonis
L’Instituto Cervantes, en charge de la promotion de la langue espagnole et des cultures hispaniques, la maison d’édition Cama Sol et la famille du poète Joan Margarit ont annoncé le nom du lauréat de la 2ème édition du Prix international de poésie Joan Margarit : le poète syrien Adonis.
De son vrai nom Ali Ahmad Said Esber, Adonis, est l’un des principaux représentants de la littérature arabe contemporaine.
Il a été nommé à l’unanimité du jury en raison de « son œuvre lyrique de qualité incontestable et du dialogue culturel entre les civilisations de l’Orient et l’Occident. De plus, son œuvre poétique partage le caractère biculturel de celle de Joan Margarit ».
Né en Syrie en 1930, il est l’une des voix poétiques emblématiques arabes. Fondateur de la revue « Shi’ir » (Poésie), Adonis a le répertoire riche en œuvres remarquables et en récompenses comme le Prix Goethe 2011, le Stig Dagerman en 2016 et le PEN/Nabokov en 2017.
De son côté, le jury du Prix international de poésie Joan Margarit, a reçu cette année plus d’une trentaine de candidatures de poètes du monde entier, à la carrière longue et reconnue à l’échelle internationale et a décerné́ à l’unanimité́ le prix à Adonis en raison de « son œuvre lyrique de qualité́ incontestable et du dialogue culturel entre les civilisations de l’Orient et l’Occident. De plus, son œuvre poétique partage le caractère biculturel de celle de Joan Margarit ».
La cérémonie de remise du Prix international de poésie 2024 Joan Margarit aura lieu à l’automne prochain. La maison d’édition Cama Sol publiera le discours que le lauréat prononcera lors de l’événement, ainsi que des traductions en espagnol, en français et en anglais. Il s’agira d’une édition limitée, qui inclura des poèmes et des œuvres d’art, qui seront offerts aux personnes impliquées dans la célébration.
Prix international de poésie, il récompense l’œuvre de poètes étrangers à la carrière consolidée à l’échelle internationale et répond à la volonté de Joan Margarit (1938-2021), ce poète en catalan et en espagnol, de promouvoir des poètes étrangers de prédilection dans ses deux langues à lui, le catalan et l’espagnol. En effet, lors de son parcours il traduit entre autres des œuvres de Thomas Hardy, Rainer Maria Rilke ou Elizabeth Bishop.
Cinémana, nouvelle édition, nouveau prix
La quatrième édition des Journées cinématographiques du court-métrage de Tunis, « Cinémana », se tient du 1er au 5 septembre 2024, à la Cité des Sciences de Tunis (CST).
Organisée par l’Alliance Française de Tunis (AFT) en partenariat avec l’Organisation Internationale de la Francophonie (l’OIF), la Cité des Sciences de Tunis et le Gouvernement de la Principauté de Monaco, cette manifestation poursuit son évolution, présentant des nouveautés d’une édition à une autre.
Pour cette nouvelle édition, un nouveau prix vient de s’ajouter. Il s’agit du Prix Monaco du meilleur film sur l’environnement et les ODD (objectifs du développement durable), décerné par la Direction de la coopération internationale du gouvernement de la principauté de Monaco, a annoncé l’AFT. Le prix Monaco vise à sensibiliser et à encourager la création cinématographique sur les enjeux environnementaux, en récompensant le court-métrage qui met le mieux en lumière les défis écologiques de notre époque, tout en proposant des solutions et des espoirs pour un avenir durable.
Ce prix vient enrichir la liste des prix décernés dans les différentes compétitions de ce festival célébrant le format court et qui sont au nombre de sept : Premier prix, Prix de l’Alliance, Prix du meilleur scénario, Prix du meilleur documentaire, Prix du jury pour le meilleur son, Prix du jury pour la meilleure image et Prix du jury pour le meilleur montage.
A cet effet, l’AFT informe que les inscriptions pour soumettre les courts-métrages sont toujours ouvertes jusqu’au 20 juillet 2024.















