Liban : L'armée israélienne annonce la mort de cinq de ses soldats
L'armée israélienne a annoncé ce jeudi la mort de cinq de ses soldats tués au Liban, sans en préciser la date. Cinq soldats de l'Unité de reconnaissance Golani «sont tombés au combat dans le sud du Liban», indique un communiqué de l'armée israélienne, portant à dix-neuf le nombre de soldats israéliens tués depuis le début de l'offensive au sol.
Ligues 1 et 2 : Les arbitres seront au rendez-vous
Les arbitres ont décidé de suspendre leur grève et de reprendre le sifflet, à partir de ce week-end et ce, après la réunion qui a regroupé, ce matin, leurs représentants et le ministre de la Jeunesse et du Sport, Sadok Mourali.
Les "referees" ont obtenu des promesses sur le règlement d'une partie de leurs dus, dans les plus brefs délais et une seconde réunion aura lieu dans une semaine avec le comité de gestion de la FTF .
Rappelons que les arbitres observent une grève depuis plus d'une semaine, après avoir signé une pétition électronique pour le boycott des matches des Ligues 1 et 2.
Equipe nationale : La démission de Benzarti rejetée, est-ce une bonne affaire ?
On croit savoir que le sélectionneur national Faouzi Benzarti a exprimé son intention de quitter son poste, après la défaite et le match nul contre les Comores, pour le compte des éliminatoires de la Coupe d'Afrique des Nations 2025.
Ce qu’on sait encore, c’est que le comité de gestion de la Fédération nationale de football a rejeté la demande de Faouzi Benzarti qui va pouvoir poursuivre sa mission à la tête des Aigles de Carthage. Il faut dire qu’après les deux piètres prestations de la sélection, et surtout les déboires du staff technique au niveau de la préparation, du choix des joueurs et de la tactique adoptée, les raisons d’un départ du sélectionneur et de son staff étaient assez convaincantes. Le comité provisoire à la tête de la FTF n’a pas voulu s’engager dans un autre changement, mais une telle hésitation pourrait nuire davantage à l’Equipe de Tunisie même si les deux dernières contre-performances ne compromettent pas la qualification des Aigles à la CAN2025.
K.Z.
L'Assemblée générale élective de la FTF en janvier
C'est maintenant officiel. Le Bureau Fédéral provisoire de la Fédération Tunisienne de Football a fixé aujourd'hui la date de L'Assemblée générale élective pour le 25 janvier 2025. Les conditions à remplir pour la présentation des candidatures seront communiquées ultérieurement.
J.B.
Qui était Yahya Sinouar, le cerveau de l'attaque du 7 octobre, assassiné par Israël ?
Il était l'une des principales cibles de l'armée israélienne depuis l'attaque du 7 octobre. Considéré comme un des cerveaux de l'assaut, Yahya Sinouar a été assassiné lors d'une opération dans la bande de Gaza, a confirmé l'armée sioniste.
Les forces israéliennes avaient annoncé vérifier "la possibilité que l'un des palestiniens abattus soit Yahya Sinouar", et "à ce stade, les identités ne peuvent pas être confirmées", ajoutait le communiqué. Une source de sécurité israélienne avait indiqué que des analyses ADN étaient réalisées sur un corps pour confirmer s'il s'agissait bien de Sinouar.
Leader charismatique mais dans l'ombre
Yahya Sinouar a fait toute sa carrière dans l'ombre : celle des prisons israéliennes où il a passé 23 ans, puis de l'appareil sécuritaire du mouvement islamiste palestinien où il se chargeait des purges.
Chef depuis 2017 du mouvement islamiste palestinien à Gaza, il était, à 61 ans, l'architecte du 7 octobre : ce jour-là, des centaines de commandos fondaient sur des kibboutz, des bases militaires et une rave party en Israël.
"C'est sa stratégie, c'est lui qui a monté l'opération" probablement pendant un an ou deux, expliquait à l'AFP Leïla Seurat, chercheuse au Centre arabe de recherches et d'études politiques (CAREP) à Paris.
L'homme ascétique, à la chevelure blanche mais aux sourcils fournis noirs, "a imposé son tempo pour changer le rapport de force sur le terrain et a pris tout le monde par surprise", selon elle.
Celui qui était depuis considéré comme "le visage du diable" ou le "mort en sursis", selon les termes de l'armée sioniste, n'apparaissait plus en public.
"C'est l'homme de sécurité par excellence" qui, avec un "charisme de leader", "prend des décisions dans le plus grand calme", affirmait à l'AFP Abou Abdallah, un ex-codétenu du Hamas, en 2017.
Militant du Hamas de la première heure
En 1987, la première Intifada (le soulèvement contre l'occupation israélienne) éclate dans un camp de réfugiés du nord de la bande de Gaza. Yahya Sinouar, né à Khan Younès, un camp du sud du territoire, rejoint le Hamas tout juste fondé.
À 25 ans, il dirige déjà l'Organisation du jihad et de la prédication, l'unité de renseignement du Hamas qui punit les "collaborateurs", ces Palestiniens châtiés pour intelligence avec l'ennemi israélien. En 1988, il fonde Majd, le service de sécurité intérieure du Hamas.
Incarcéré en 1989, il s'impose en leader des prisonniers. Condamné plusieurs fois à la perpétuité, il sort en 2011 avec un millier de détenus libérés par Israël, en échange du soldat Gilad Shalit, otage du Hamas pendant cinq ans.
Yahya Sinouar voit Israël éliminer ses mentors, notamment le cheikh Ahmed Yassine, fondateur du Hamas, et Salah Chehadé, fondateur des brigades Ezzedine al-Qassam, branche armée du mouvement, dont il passe pour le bras droit.
Élu en 2017 chef du Hamas à Gaza, il impulse une stratégie "radicale sur le plan militaire et pragmatique en politique", décryptait Leïla Seurat. "Il ne prône pas la force pour la force" mais "pour amener (les Israéliens) aux négociations".
Sur le plan politique, il prônait une direction palestinienne unie pour tous les Territoires occupés : la bande de Gaza, tenue par le Hamas, la Cisjordanie, administrée par le Fatah de Mahmoud Abbas, et Jérusalem-Est. "Il a fait savoir qu'il punirait quiconque tenterait d'entraver la réconciliation avec le Fatah", rappelait le European Council on Foreign Relations (ECFR).
À son élection à la tête du Hamas à Gaza, le mouvement accepte le principe d'un État palestinien dans les frontières de 1967, mais conserve comme but ultime la "libération" de tout le territoire de la Palestine de 1948, incluant le territoire israélien actuel.
Gaza : «Il n'y a plus de quoi se nourrir», alerte Médecins sans frontières
Les États-Unis ont mis en garde l’entité sioniste contre une « politique de famine » à Gaza. La situation est particulièrement préoccupante dans le nord du territoire où l’armée israélienne mène une offensive depuis dix jours. Elle encercle le camp de réfugiés de Jabaliya. L'aide humanitaire ne rentre plus et les civils sont pris au piège.
Les témoins sur place préfèrent rester anonymes pour des questions de sécurité. Cet habitant du camp de réfugiés de Jabaliya est cloîtré chez lui, tout proche des combats. « Les tanks israéliens se trouvent à 500 mètres de ma maison. Ils vont et ils viennent. Tous ceux qui essaient de bouger sont pris pour cible. Des drones ouvrent le feu sur les gens, et l’armée utilise des bombes incendiaires », décrit-il.
Cette femme a reçu l’ordre d’évacuer, elle s’est réfugiée avec d’autres déplacés dans le quartier de Zarqa au nord de la ville de Gaza. « Toutes les denrées alimentaires sont très chères et les réserves d'eau très limitées. Nous avons quelques distributions d’eau gratuites, mais tout le monde ne peut pas y avoir accès, car le quartier est plein de déplacés. »
D’après l’agence de l’ONU, OCHA, 85% de l’aide humanitaire destinée au nord de la bande de Gaza a été refusée par Israël ces deux dernières semaines.
« Il n'y a pratiquement rien qui est entré dans cette zone de Gaza-Nord depuis le début du mois », explique Claire Nicolet, responsable des urgences pour Médecins sans frontières. « Plus de quoi se nourrir avec une incapacité pratiquement totale de faire des évacuations vers les autres hôpitaux [situés] plus vers le sud. Donc c'est une situation absolument alarmante pour cette population du nord. »
D’après l’ONU, 400 000 habitants sont pris au piège dans le nord de la bande de Gaza.
Ligue 1: Retour de la VAR en décembre
Bonne nouvelle pour les clubs et pour les arbitres. Le Bureau Fédéral provisoire de la FTF a obtenu l'accord de la FIFA pour contribuer financièrement au retour de la VAR ( vidéo assistance referee) dans la Ligue 1 tunisienne. Selon toute vraisemblance, tout sera prêt au début du mois de décembre. Il était temps, diriez-vous.
J.B.
Gaza : Yaya Sinwar, le chef du Hamas, tué au nord de Rafah ?
Le ministre des Affaires étrangères israélien a confirmé ce jeudi soir la mort du chef de Hamas Yahya Sinwar. L’armée sioniste a procédé à des vérifications au cours de la journée après une opération menée à Gaza.
Yahya Sinwar, militant et homme de l'ombre, était considéré comme l'un des cerveaux du Hamas et celui qui a planifié l’attaque du 7 octobre 2023 sur le sol israélien. Attaque à la suite de laquelle l’entité sioniste a déclenché son génocide dans l’enclave palestinienne et dans la région.
Âgé de 61 ans, originaire de Khan Younès, il est d'abord militant contre l'occupation israélienne à l'université islamique de Gaza. Il participe à la formation d'un réseau de combattants qui deviendra la branche armée du Hamas. Il rejoint le mouvement islamiste rapidement après sa formation en 1987, puis il fonde en 1988 le Majd, le service de sécurité intérieure du Hamas. Il est notamment chargé de la traque des informateurs. Depuis 2017, il était chef du Hamas à Gaza, qu’il entendait vouloir développer économiquement. Après la mort d'Ismaïl Haniyeh, tué à Téhéran le 31 juillet dans une attaque imputée à Israël, il est nommé début août chef politique du Hamas.
RSE - Vers des startups durables
Le monde des startups évolue rapidement, et avec lui, les attentes des investisseurs, des consommateurs et des régulateurs en matière de durabilité et de responsabilité sociale.
L’intégration des critères ESG (Environnement, Social, Gouvernance) est devenue un facteur déterminant dans le succès des startups modernes.
L'importance de l'ESG pour les startups
L'ESG n'est plus une option pour les startups, mais un impératif stratégique qui peut transformer leur manière d'opérer, d'attirer des investisseurs et de gagner la confiance des clients. Pour les jeunes entreprises, l'ESG apporte plusieurs avantages clés dont l’accès aux financements.
Au fait, les investisseurs, en particulier les fonds de capital-risque et d'impact, privilégient les startups qui intègrent les pratiques ESG. Ces critères permettent de réduire les risques financiers et d'aligner les objectifs économiques avec des objectifs de durabilité. Les startups ayant une stratégie ESG claire sont plus susceptibles d'obtenir des financements de la part de fonds axés sur l'impact environnemental ou social.
L’ESG permet aussi la réduction des risques opérationnels. En effet, l’adoption de pratiques ESG permet aux startups de minimiser les risques liés à la conformité réglementaire, notamment dans les secteurs environnementaux et sociaux, tout en assurant une gestion transparente et éthique.
En outre, on évoque, à ce titre, l’attractivité pour les talents. Les jeunes générations de travailleurs, particulièrement les milléniaux et la génération Z, cherchent à s'engager dans des entreprises alignées sur des valeurs sociales et environnementales. Les startups qui adoptent des pratiques ESG attirent plus facilement des talents qualifiés, engagés et désireux de contribuer à une mission qui va au-delà de la simple rentabilité.
L'intégration des critères
L'intégration des critères ESG ne se limite pas à la communication de bonnes intentions. Les startups doivent adopter des actions concrètes pour que ces critères fassent partie de leur ADN opérationnel. Plusieurs étapes clés se présentent pour réussir cette intégration.
Il s’agit, à cet égard de l’évaluation initiale et identification des enjeux ESG spécifiques. Chaque secteur a ses propres priorités ESG. Une startup dans le secteur technologique se concentrera peut-être davantage sur la consommation énergétique et l'éthique des données, tandis qu'une startup dans l'agriculture durable privilégiera la gestion de l'eau et des ressources naturelles. Une évaluation de l'empreinte environnementale, des pratiques sociales, et de la gouvernance interne, permet d'identifier les axes prioritaires.
En outre, il est important de définir des objectifs ESG mesurables. Sous cet angle, les startups doivent définir des objectifs clairs, ambitieux, mais atteignables en matière d'ESG. Par exemple, réduire de 20% la consommation d'eau, atteindre la parité hommes-femmes dans les équipes, ou adopter des politiques de gouvernance qui garantissent la transparence.
L'émergence des startups
Outre l'intégration de pratiques ESG dans leur fonctionnement, de nombreuses startups se spécialisent dans la création de solutions visant à résoudre des problèmes environnementaux, sociaux ou de gouvernance. Voici quelques exemples de secteurs où des startups innovent autour des enjeux ESG :
· Startups GreenTech : Ces entreprises proposent des solutions innovantes pour réduire l'empreinte environnementale, qu'il s'agisse de gestion durable des ressources naturelles, d'énergies renouvelables ou de technologies de réduction des déchets. Les GreenTech offrent des solutions viables pour lutter contre le changement climatique et promouvoir la durabilité.
· Startups SocialTech : Dans le domaine social, certaines startups utilisent la technologie pour améliorer l'inclusion, l'éducation, ou l'accès aux services de base, notamment dans les secteurs de la santé et du logement. L'impact social est au cœur de leurs modèles économiques.
· Startups GovTech : Ces entreprises contribuent à améliorer la gouvernance et la transparence, que ce soit au sein des gouvernements ou des entreprises privées. Les startups GovTech favorisent la participation citoyenne et la gestion éthique des ressources publiques.
Ligue 1 : les arbitres de la 5e journée
La Direction Nationale d'arbitrage a annoncé aujourd'hui les noms des arbitres qui vont officier les rencontres de la 5e journée programmée pour ce week-end. Le sommet CA-CSS a été confié à Mehrez Melki.
Samedi
JSO -USM Achraf Haralati
CAB -ESM Hosni Naili
CA- CSS Mehrez Melki
Dimanche
ESZ -EST Amir Ayadi
ESS -ST Khaled Gouider
EGSG -OB Walid Mansri
ASG -ASS Houssem Boulares
USBG- UST Amir Loussif
J.B
Festival international « Mahdia improvise » : L’improvisation, ça s’apprend !
Une pléiade d’artistes locaux et étrangers prendront part à la 6ème édition « Mahdia improvise » qui démarre aujourd’hui pour se poursuivre jusqu’au 20 octobre 2024 et qui accorde une place de choix à l’improvisation théâtrale.
Mahdia vivra de beaux jours automnaux grâce à son festival qui soufflera sa 6ème bougie, apportant à cette belle station balnéaire riche en histoires et en monuments une dynamique culturelle.
Inspirée par la réussite des cinq précédentes éditions, l’association Mahdia Improvise a annoncé que l’improvisation théâtrale sera l’axe principal de cette nouvelle édition qui investira, comme le veut la tradition instaurée depuis la première édition, plusieurs espaces de la ville et ciblera différentes catégories du public.
Organisée en collaboration avec le commissariat régional à la culture de Mahdia, le commissariat régional de jeunesse et des sports de Mahdia et le centre d’art dramatique de Mahdia, la nouvelle édition s’ouvrira cet après-midi avec une rencontre réunissant tous les artistes participants à cette édition, poètes, peintres et hommes de théâtre tunisiens et étrangers, à la maison de la culture de la ville.
La 2ème journée sera réservée aux ateliers artistiques. Des rencontres dans les collèges, maisons de jeunes et les clubs du gouvernorat de Mahdia sont prévues. Question d’impliquer les jeunes, de les inciter à dialoguer avec des artistes locaux et étrangers et à mettre noir sur blanc les noyaux des futurs projets artistiques.
« Ce festival est l’occasion d’apporter, le temps de quelques jours, une effervescence artistique exceptionnelle digne d’une ville aussi belle que Mahdia. Mais plus important encore, il est l’expression d’une conviction profonde à savoir qu’un dialogue sincère peut être très constructif et mener à de vrais projets pour une société civile libre, tolérante et en phase avec ses réalités présentes et ses défis futurs. Et qu’y a-t-il de plus spontané et donc sincère qu’un dialogue improvisé ! », lit- on dans le dossier de presse du festival.
Le Festival, se positionne comme un rendez-vous artistique et une plateforme d’expression pour les artistes explorant des formes nouvelles et originales de représentation.
Il constitue une opportunité offerte au public pour découvrir la diversité de l’improvisation, allant du théâtre à la danse, en passant par la musique et l’art visuel, notent les organisateurs.
L’ancienne église de la ville de Mahdia accueillera un atelier d’improvisation plastique. Des stages d’improvisation et des compétitions d’improvisation artistique (théâtre, danse, musique, art visuel) rythment la programmation.
« Ces 4 jours ouvrent aux Mahdois un espace-temps unique pour découvrir et tester des formes artistiques nouvelles. Des artistes d’ici et d’ailleurs se rassemblent et composent un groupe éphémère, ils investissent la ville de Mahdia, le théâtre du festival, nous proposent de vivre un florilège de spectacles spontanés et nous font découvrir la diversité et l’énergie créative de l’improvisation. Par ailleurs, la ville de Mahdia, fière de sa merveilleuse beauté, accueillante par la chaleur et la générosité de ses habitants et riche de leurs talents, offre un cadre idéal pour une manifestation aussi festive et joyeuse » estime l’équipe d’organisation de cette 6ème édition.
Imen.A.
L’écosystème entrepreneurial : Dynamique et performance
L'entrepreneuriat en Tunisie, longtemps considéré comme un secteur marginal, connaît une transformation significative, soutenue par des initiatives gouvernementales et des acteurs privés.
Le rapport commandé par Expertise France et financé par l'Union européenne met en lumière les avancées réalisées dans ce domaine entre 2011 et 2021, une période marquée par l'instauration du Startup Act. Ce cadre réglementaire vise à encourager la création d'entreprises innovantes et à dynamiser l'écosystème entrepreneurial.
Un écosystème efficient
L'étude souligne que la mise en œuvre de politiques publiques adaptées a été essentielle pour favoriser l'émergence d'un environnement propice à l'entrepreneuriat. Les efforts se sont concentrés sur trois axes principaux : le soutien aux structures d'accompagnement, l'établissement d'un cadre réglementaire favorable et la valorisation de l'écosystème existant. Ce triptyque a permis de créer un terreau fertile pour les start-ups, qui bénéficient désormais d'une meilleure visibilité et d'un accès accru aux financements.
La méthodologie utilisée dans cette analyse repose sur une approche systémique, visant à comprendre comment diverses initiatives ont interagi pour façonner cet écosystème. En examinant les contributions de différents acteurs tels que les bailleurs de fonds, les structures d'accompagnement et les entrepreneurs eux-mêmes, le rapport révèle des dynamiques complexes qui ont influencé le développement entrepreneurial.
Les bailleurs de fonds internationaux ont joué un rôle déterminant dans la promotion de l’entrepreneuriat innovant en Tunisie. Des initiatives comme le projet Innov’i-EU4Innovation, financé par l’Union européenne, ont apporté un appui essentiel aux structures d’accompagnement privées, tout en soutenant les réformes législatives nécessaires.
En parallèle, des projets comme le programme ENLIEN, en partenariat avec l’Agence française de développement, ont visé le renforcement des capacités des institutions publiques. Cependant, la dépendance aux financements extérieurs pose la question de la durabilité des acquis, une fois les projets achevés.
Répercussions sur la croissance économique
Les résultats de cette étude montrent que l'écosystème entrepreneurial tunisien a non seulement favorisé la création d'entreprises, mais a également eu un impact positif sur la croissance économique du pays. Les start-ups innovantes ont généré des emplois et contribué à diversifier l'économie nationale. Cependant, il est crucial de reconnaître que ce succès n'est pas uniforme.
Certaines régions, comme le Grand Tunis, ont bénéficié davantage que d'autres, soulignant ainsi l'importance d'une approche territoriale dans le soutien à l'entrepreneuriat.
Les recommandations formulées dans le rapport visent à renforcer encore davantage cet écosystème. Parmi celles-ci figurent la nécessité de clarifier les objectifs des politiques publiques en matière d'entrepreneuriat et de promouvoir une culture entrepreneuriale au sein des administrations publiques. De plus, un accent particulier est mis sur l'importance de diversifier les sources de financement disponibles pour les entrepreneurs.
Enjeux et perspectives
Alors que la Tunisie continue de naviguer dans un paysage économique en constante évolution, le rapport souligne l'importance d'une collaboration étroite entre tous les acteurs concernés. La synergie entre le secteur public et privé sera déterminante pour assurer la pérennité des initiatives mises en place. À mesure que le pays s'engage dans cette voie, il est essentiel de maintenir une dynamique d'innovation et de soutien qui puisse répondre aux besoins des entrepreneurs tout en s'adaptant aux défis futurs.
Ainsi, l'écosystème entrepreneurial tunisien se trouve à un tournant décisif. Avec des politiques bien ciblées et une coopération renforcée entre les différents acteurs, il est possible de transformer ces avancées en un véritable levier pour le développement durable du pays.
Le site Castilia à Tozeur livre de nouveaux secrets
De nouvelles fouilles archéologiques ont été menées du 1er au 15 octobre, au site archéologique « Castilia » situé, entre les villes de Tozeur et Degache, dans le gouvernorat de Tozeur.
Ces fouilles ont été menées par une équipe de l’Institut national du Patrimoine (INP) sous la direction de Mourad Chtioui, représentant de l’INP dans le gouvernorat de Tozeur.
Dans une déclaration au correspondant de TAP à Tozeur, Mourad Chtioui a annoncé que les fouilles ont couverts la zone adjacente à l’église romaine de ce site composée de bâtiments résidentiels entièrement construits avec du sable, ayant fait l’objet de fouilles précédentes inachevées.
Le représentant de l’INP a fait savoir que les premières fouilles sur ce site archéologique découvert en 2000 ont eu lieu à partir de 2017. Les fouilles successives avaient révélé l’existence d’une église chrétienne, datant de la fin 4ème jusqu’au 7ème siècle après JC, ainsi que les bâtiments résidentiels adjacents à l’église, a-t-il dit.
Il a indiqué que les fouilles se poursuivront dans les années à venir afin d’identifier les composantes de toute la zone résidentielle à proximité du site archéologique Castilia, situé à 6 km au nord de la ville de Tozeur et à 5 km au sud de la ville de Degache.
Ce site témoigne de la présence chrétienne dans cette zone du Sud tunisien, a encore dit l’archéologue.
En raison de son emplacement dans une zone intermédiaire entre deux villes romaines, le site est susceptible d’avoir été une zone rurale avec une église et un certain nombre de résidences, a-t-il expliqué.
Rappelons que les fouilles réalisées en 2018 avaient révélé que l’architecture de l’église dont la superficie s’étale sur 140 m2, avec une hauteur d’environ 3,50 et 3,70 mètres, se compose essentiellement d’une entrée principale, deux entrées secondaires, deux annexes et un monument circulaire.
En plus des colonnes, des objets en céramique, en poterie et des lampes à l’huile ont été trouvés à côté de l’église. Les fouilles avaient également révélé la présence d’autres murs à proximité de l’église s’étalant jusqu’à la plus proche oasis du site archéologique.
Le Quotidien avec TAP
Ennasr 2 : une fuite de gaz provoque l’évacuation des habitants
Le colonel Moez Triâa, porte-parole de la Protection civile, a affirmé qu’une fuite de gaz a été déclarée, hier soir à minuit et demi, au niveau d’une résidence à Ennasr 2, gouvernorat de l’Ariana.
La même source a indiqué, dans une déclaration à Express fm, que deux personnes ont eu des malaises respiratoires et qu’elles ont été secourue sur place, ajoutant que la Société tunisienne de l'électricité et du gaz (STEG) a envoyé une unité technique pour évacuer le gaz et les riverains ont été sommé de quitter provisoirement leurs maisons.
Moez Triâa a affirmé que le problème a été réglé et que les choses sont rentrées dans l’ordre.
Kamilya Jubarn demain sur la scène du « 4ème art »
Compositrice, chanteuse et musicienne d’origine palestinienne, Kamilya Jubran se produira demain, à 18h00, sur la scène de la salle « Le 4ème art » et ce dans le cadre de la biennale « Jaou Tunis 2024 ». Elle est à l’origine du projet « Terrae Incognitae » qui vise à créer une dynamique de rencontres musicales authentiques entre des musiciennes reconnues dans leurs domaines respectifs, chacune explorant des langages musicaux différents. Ce projet réunit trois musiciennes aux trois esthétiques variées, chacune explorant des territoires inconnus à travers l’improvisation. Le titre « Terrae Incognitae » évoque ainsi le processus de création et l’exploration de nouvelles voies musicales.
Pour ce rendez-vous tunisien, l’artiste partagera avec le grand public des fragments de son projet « Terrae Incognitae », création portée par l’association « Zamkana » et soutenue par la DRAC (Direction régionale des affaires culturelles) Île-de-France.














