Par Hassan GHEDIRI
Un soutien financier mis à la disposition de la Tunisie dans le cadre d’un programme financé par l’UE destiné à renforcer les capacités de prévention et de réduction de la pollution…
100 mille euros, soit un peu plus de 340 mille dinars, devaient être débloqués pour la budgétisation des actions de lutte contre la pollution par les nutriments provenant des activités agricoles et du traitement inadéquat des eaux usées en Tunisie.
Ces financements constituent une opportunité pour les autorités publiques de notre pays qui trouvent, ces dernières années, beaucoup de difficultés à freiner la pollution des sols et des eaux et qui fait des ravages dans la biodiversité dans plusieurs régions du pays.
Le programme s’inscrit dans le cadre des activités du Centre régional d’activités pour la consommation et la production durables (MedWaves), partenaire stratégique du Centre international des technologies de l’environnement de Tunis (CITET).
Œuvrant pour le déploiement à grande échelle de solutions innovantes de prévention et de gestion des pollutions, MedWaves lance un appel à candidatures pour la mise en application des solutions adaptées aux pays bénéficiaires à travers la promotion des pratiques durables, des meilleures techniques de traitement des eaux et de restauration et préservation de la nature.
Baptisé SeaCure, le programme a été lancé pour la première fois en 2024 dans six régions reparties dans trois pays en Europe, en l’occurrence l’Espagne, l’Italie et la Grèce et il s’étend désormais au reste de la région méditerranéenne.
La Tunisie espère ainsi être parmi les sept régions qui bénéficieront des financements et d’assistance technique prévue dans le cadre du programme 2026/2028. L’appel à candidatures lancé à cet effet et qui est ouvert du 27 janvier 2026 au 28 février 2026 a pour objectif de permettre aux régions sélectionnées de reproduire, adapter et mettre en application les solutions qui ont été déjà développées et expérimentées avec succès en Espagne, en Italie et en Grèce, et ce, en tenant compte de leurs spécificités territoriales.
Le programme SeaCure pourrait donc apporter des réponses concrètes à plusieurs problématiques environnementales persistantes en Tunisie, notamment la pollution marine et côtière liée aux rejets d’eaux usées insuffisamment traitées, l’eutrophisation des zones humides et des lagunes, la dégradation des sols agricoles sous l’effet de l’usage excessif d’engrais chimiques, ainsi que l’appauvrissement progressif de la biodiversité marine et terrestre.
En favorisant des solutions intégrées de gestion des nutriments, l’amélioration des systèmes de traitement des eaux, la restauration des écosystèmes fragiles et la promotion de pratiques agricoles plus durables, SeaCure s’inscrit comme un levier stratégique pour réduire les pressions environnementales et renforcer la résilience écologique des territoires tunisiens, en particulier dans les régions côtières les plus exposées.
H.G.

