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La Tunisie 5ème pays africain où le trafic des véhicules est le plus élevé Comment désengorger l’enfer des embouteillages ?

Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI

La Tunisie est mal classée en matière d'embouteillage et de problèmes de pollution et drames de la route. Que faire pour résoudre la question de la circulation ?

 

Selon les dernières données publiées mi-2025 par le “Traffic Index by Country” de la plateforme Numbeo, la Tunisie figure parmi les pays africains où le trafic est le plus élevé. Elle se classe 5ᵉ sur l'ensemble des pays analysés, avec un indice global de 133,9, un score qui traduit clairement la saturation croissante des routes tunisiennes, notamment dans les grandes villes comme Tunis, rapporte le site Il Boursa.
Le phénomène ne concerne pas désormais uniquement la capitale, mais aussi les autres villes du pays comme Sfax, Bizerte et Sousse. Pis encore, tous les plans mis en place pour résoudre cette question ont malheureusement montré leurs limites. Que faire de fait pour mettre fin au problème des embouteillages ?
Selon le spécialiste Rached Ben Hcine : «Il faut repenser notre réseau routier qui s'étend sur environ 19750 km de routes avec plus de 640 km d'autoroutes. Ce réseau couvre, certes, l'ensemble des régions tunisiennes, mais il est mal géré. Aussi, ce réseau routier n'est pas adapté à l'évolution du parc automobile. Estimé, en effet, à 2.3 millions de véhicules, le parc automobile augmente chaque année de 30 mille alors que l'infrastructure routière ne suit pas  cette évolution, ce qui est de nature à aggraver encore la situation et rend la circulation automobile l'une des plus intenses dans la région, d'où l'urgence d'adopter une nouvelle approche et mettre en place une nouvelle stratégie en matière de circulation automobile ".

Désengorger les villes ...
L'une des stratégies que préconisent les spécialistes consiste à désengorger les villes, "A cet effet, plusieurs approches peuvent être envisagées, allant de l'amélioration des transports en commun à la densification urbaine, en passant par la promotion des modes de transport plus durables et la gestion du stationnement ", nous dira le spécialiste Rached Ben Hcine. Ce dernier nous a indiqué : "Pour offrir, alors, des alternatives fiables et attractives à la voiture individuelle, il est crucial de multiplier les investissements dans les transports en commun. Même si, par ailleurs, les transports collectifs se sont plus ou moins développés en milieu urbain, beaucoup  reste à faire au niveau territorial. En soi, la gestion des trafics routiers et le développement des transports collectifs permettent d’améliorer l’accessibilité des villes tout en apaisant les centres urbains.
Cependant, en milieu urbain, la part modale des transports collectifs urbains atteint seulement 7 % des déplacements réalisés quotidiennement, tandis que celle de la voiture couvre 65 % des déplacements ". Et d'ajouter : " Pour améliorer le transport en commun en Tunisie, plusieurs axes d'amélioration sont, en effet, envisagés, notamment l'augmentation de la flotte de bus et de rames de métro, l'amélioration de la fréquence et des correspondances et la modernisation des infrastructures ".

M.B.S.M.

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