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Éditorial : Le duo du mal - Par Jalel Hamrouni

L'instabilité chronique qui secoue la planète aujourd'hui n'est pas le fruit du hasard, mais semble résulter d'une stratégie délibérée où les intérêts de Washington et de Tel-Aviv s'entremêlent pour redessiner la carte du monde.

De l'Europe de l'Est au Proche-Orient, la main de l'Oncle Sam et celle de son allié sioniste sont omniprésentes, orchestrant des révolutions « packagées » ou menant des guerres dévastatrices sous couvert de sécurité, semant ainsi les graines d'un chaos global.

Dans les années 2000, un phénomène nouveau a transformé la géopolitique : la révolution traitée comme une marque de marketing. Qu'il s'agisse de la révolution des Roses en Géorgie, de la révolution Orange en Ukraine ou de celle des Tulipes au Kirghizistan, ces mouvements ont été conçus pour être « vendus » aux médias internationaux.

e processus n'est pas spontané ; il est souvent préparé dans l'ombre. La CIA joue un rôle central dans cette ingénierie sociale pour mener des révolutions non violentes mais aux objectifs politiques bien précis : aligner ces nations sur les intérêts occidentaux.

C’est toutefois au Moyen-Orient que cette volonté de domination atteint son paroxysme. Certains analystes n’hésitent plus à qualifier l’alliance Tel-Aviv-Washington de véritable axe du mal.

Cette relation organique se manifeste par un soutien militaire, économique et politique sans précédent des États-Unis au projet sioniste, particulièrement visible pendant l’offensive dévastatrice sioniste contre la bande de Gaza. Le flux constant d'armes sophistiquées et de fonds, issus des impôts des contribuables américains, alimentait une machine de guerre qui pratique une politique d'épuisement et d’extermination contre le peuple palestinien.

Le chaos sert ici un double objectif : il permet aux extrémistes sionistes de poursuivre l’expansion coloniale en vue d’une « Grande Israël » tout en justifiant une présence militaire américaine permanente dans des zones stratégiques comme la mer Rouge, la Syrie et la Méditerranée orientale.

Cette stratégie de la tension permanente est aussi un moteur économique puissant pour le complexe militaro-industriel américain, notamment sous la présidence de Trump. L'instabilité et la menace « terroriste », alimentées par l'utilisation de groupes comme « Daech » ou le « Front Al-Nosra », des instruments de l'Occident, dopent les ventes d'armes.

Les États-Unis dominent ainsi 67 % du commerce mondial de l'armement, trouvant dans les pays du Golfe des acheteurs captifs dont la sécurité dépend désormais totalement de Washington.

Plus inquiétant encore est l’émergence d’un nouvel axe du mal qui associe désormais des gouvernements ultra-nationalistes, notamment en Inde, à cette dynamique de domination. Ce projet vise à instaurer une hégémonie « hindou-sioniste » sur le monde musulman et arabe, menaçant directement la souveraineté de pays comme la Turquie ou l’Arabie Saoudite.

L’attaque conjointe lancée contre l’Iran s'inscrit, sans doute, dans cette logique de déstabilisation régionale totale. L'objectif n'est pas seulement de frapper Téhéran, mais de provoquer un soulèvement armé aux frontières iraniennes, créant une onde de choc qui déverserait des millions de réfugiés sur les pays voisins, affaiblissant ainsi durablement toute la région au seul bénéfice d’Israël.

Le mépris flagrant pour le droit international et les conventions de Genève semble être la norme pour ce duo du mal. Le Congrès américain va jusqu'à menacer les juges de la Cour pénale internationale pour protéger les dirigeants sionistes de toute poursuite pour crimes contre l'humanité.

En instrumentalisant les institutions internationales et en épuisant leurs rivaux comme la Russie dans des guerres d’usure, ou en encerclant la Chine, Washington et Tel-Aviv rejettent l'idée d'un système mondial fondé sur la justice et l'équilibre.

En conclusion, là où surgissent des troubles, les mains américaines et israéliennes sont bien visibles, manipulant les symboles, les armes et les économies pour maintenir leur emprise. En privilégiant le chaos à la stabilité et l'hégémonie au respect des peuples, cet axe conduit le monde vers des confrontations imprévisibles et dévastatrices.

J.H.

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