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L’UNESCO alerte : la guerre menace un patrimoine millénaire en Iran

Le patrimoine culturel iranien subit de lourds dégâts après un mois de guerre. L’UNESCO tire la sonnette d’alarme face à la multiplication des frappes qui touchent musées, monuments et sites historiques, et appelle à une mobilisation internationale pour protéger ces témoins majeurs de l’histoire mondiale.

Selon les autorités de Téhéran, au moins 120 musées, bâtiments historiques et sites culturels ont été endommagés par les frappes menées par les Etats unis d’Amérique et Israël sur le territoire iranien depuis le début du conflit. L’Iran abrite pourtant 29 sites inscrits au patrimoine mondial, rappelant l’ampleur des risques qui pèsent aujourd’hui sur un héritage plurimillénaire.

Face à cette situation, l’UNESCO a confirmé que plusieurs sites de valeur culturelle dans la région avaient été endommagés et a renouvelé son appel à la retenue, rappelant l’obligation des parties au conflit de respecter le droit international et de préserver ce qu’elle qualifie de « socle social des sociétés ».

Joyaux historiques endommagés

Parmi les monuments touchés figurent plusieurs sites emblématiques, notamment le « Golestan Palace », le « Tchehel Sotoun », la grande mosquée d’Ispahan ainsi que les sites préhistoriques de la vallée de Khorramabad.

À Téhéran, des frappes auraient également affecté le « Marble Palace », la maison Teymourtash et le complexe palatial de Saadabad, l’un des ensembles touristiques majeurs de la capitale.

La ville d’Ispahan apparaît particulièrement exposée. Des frappes visant le bâtiment du gouverneur ont endommagé l’intérieur du palais de Tchehel Sotoun, pavillon du XVIIe siècle appartenant à l’ensemble des jardins persans. Le Ali Qapu Palace, situé à proximité, a lui aussi subi des dégâts, notamment sur ses mosaïques délicates. Les ondes de choc auraient également affecté la mosquée Masjed-e Jameh, considérée comme la plus ancienne mosquée du vendredi du pays.

Mobilisation internationale urgente

Face à ces destructions, l’UNESCO a transmis les coordonnées géographiques des sites patrimoniaux aux parties concernées afin d’éviter qu’ils ne soient ciblés. L’organisation a également tenu une réunion avec la Direction générale des antiquités du Liban pour renforcer les mesures de protection des biens culturels vulnérables.

La menace dépasse en effet les frontières iraniennes. Au Liban, la ville antique de Tyre, inscrite au patrimoine mondial, serait elle aussi exposée aux frappes et certaines parties du site auraient déjà été endommagées.

Alors que les combats se poursuivent, l’UNESCO insiste : préserver le patrimoine n’est pas seulement protéger des monuments, mais sauvegarder la mémoire et l’identité des sociétés. Un appel à l’aide qui souligne l’urgence d’une action internationale pour éviter des pertes irréversibles.

 

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