Des millions d’Américains ont manifesté samedi 28 mars dans plusieurs grandes villes pour dénoncer la politique migratoire et les opérations militaires de Donald Trump. À Washington, D.C., New York City et Minneapolis, la mobilisation baptisée « No Kings » a rassemblé plus de huit millions de personnes, soutenue par plusieurs figures majeures du monde artistique.
À Minneapolis, Bruce Springsteen a pris la parole devant les manifestants après avoir interprété Streets of Minneapolis, une chanson écrite en hommage à deux citoyens tués par des agents fédéraux plus tôt dans l’année. Le musicien a dénoncé « la mort et la terreur » semées selon lui par la police de l’immigration américaine, U.S. Immigration and Customs Enforcement, appelant à la solidarité nationale. Il a également annoncé le lancement dans la foulée une tournée nord-américaine à forte dimension politique.
L’actrice Jane Fonda s’est quant à elle mobilisée à Washington avec le collectif Artists United for Our Freedoms, à proximité du John F. Kennedy Center for the Performing Arts. Elle a accusé le président américain de consolider son pouvoir « à un rythme effréné », évoquant une dérive autoritaire inédite dans l’histoire récente du pays.
À New York, Robert De Niro, critique de longue date de Donald Trump, a participé au rassemblement en dénonçant « une menace existentielle pour les libertés et la sécurité » des États-Unis. L’acteur a appelé les manifestants à dire « non » au président, relançant un bras de fer verbal déjà nourri ces dernières semaines entre les deux hommes.

