La chronique de Soufiane Ben Farhat: Débâcle d’Israël, de ses alliés et de ses Arabes de service
La chronique de Soufiane Ben Farhat
● Aujourd’hui, en lieu et place des Accords d’Abraham, on revient à l’esprit et à la lettre du triple-Non de la résolution du sommet de Khartoum en 1967 : “Pas de paix avec Israël, pas de reconnaissance d’Israël et pas de négociations avec Israël”
La guerre, toute guerre, chamboule profondément les rapports de force sur le terrain et dans les consciences communes. Dans l’histoire des peuples et des nations, les guerres constituent des seuils de rupture majeurs. La guerre menée par l’armée d’occupation israélienne dans la bande de Gaza depuis quatre mois n’échappe point à la règle. Sauf que, cette fois, elle opère des décentrements structurels stratégiques dans l’ordre établi dans la région depuis des décennies.
Premier perdant, Israël, malgré les dizaines de milliers de victimes civiles palestiniennes et les incommensurables destructions opérées par la soldatesque israélienne dans la bande de Gaza.
Jamais depuis son irruption brutale et sanguinaire dans la région en 1948, Israël n’est aussi proche de la fin. Son temple du pouvoir, l’armée d’occupation, vacille. Ses soldats ont peur, désertent, se rebellent, malgré la conspiration du silence qui s’y rattache.
Humiliée par la résistance palestinienne le 7 octobre dernier, l’armée israélienne a perdu tout crédit auprès de l’opinion israélienne proprement dite. Elle n’y croit plus. Elle est désemparée.
Ne fut le gigantesque soutien de ses alliés occidentaux nord-atlantiques en bâtiments de guerre, armes, munitions, ravitaillement et mercenaires, Israël serait déjà en voie de décomposition. Du coup, Israël n’est plus crédible auprès de ses propres alliés, Etats-Unis d'Amérique en prime, qui l’ont sur-armé et sur- financé depuis plus de soixante-dix ans. Pour maints pays occidentaux, Israël, qui officiait prétendument comme “un avant-poste du monde libre dans la région” constitue désormais et manifestement un lourd fardeau qui saigne le trésor et outrage l’opinion interne.
L’opinion occidentale retournée
Mise à mal par la profonde crise du capitalisme agonisant mais qui ne veut pas rendre l’âme, l’opinion occidentale meurtrie et exsangue digère mal tous les deniers publics consentis en faveur d’Israël tandis que le commun des citoyens crève la dalle. C’est d’autant plus inacceptable et oppressant que des millions de citoyens occidentaux ont manifesté et manifestent toujours contre les atrocités de la guerre israélienne contre les Palestiniens. Eux qui, des décennies durant, ont été gavés par les récits de la Shoah, découvrent Israël dans la posture de Hitler et les Palestiniens plus que jamais symbole majeur des victimes de l’holocauste.
Et cette même opinion est outragée par la persistance des dirigeants occidentaux à défendre les crimes de guerre d’Israël dans tous les cas de figure et avec arrogance. C’est on ne peut plus manifeste dans des pays comme la France, l’Allemagne, la Grande-Bretagne ou les États-Unis d’Amérique. Témoin, les récentes flambées de colère citoyennes et paysannes en Europe occidentale, particulièrement en France, Belgique, Allemagne et Italie.
D’ailleurs, les médias occidentaux pro-israéliens de longue durée ont perdu eux aussi leurs lambeaux de crédibilité à la faveur de la guerre de Gaza. Une bonne partie des réseaux sociaux et de la blogosphère y suppléent. Médias alternatifs et citoyens, ils cimentent dans les pays occidentaux proprement dits la sourde colère anti-israélienne. Ils dénoncent aussi les compromissions de l’establishment des principaux États occidentaux en collusion avec l’expédition militaire israélienne.
La ligue des Etats Arabes complices
Côté Sud, Israël et ses alliés ne sont guère mieux lotis. La guerre de Gaza a opéré une véritable mise à nu de tous les complices déclarés ou tapis dans l’ombre d’Israël.
D’abord, les États qui ont normalisé avec Israël. Ils sont carrément en porte-à-faux de leurs propres opinions. Du Golfe à l’Atlantique, c’est le même topo. Les citoyens soutiennent la résistance palestinienne et vitupèrent les collusions des pouvoirs avec Israël. Le refus est radical et catégorique. La cruauté israélienne, avec jusqu’ici plus de 27.000 Palestiniens tués, 10.000 disparus et près de 70.000 blessés, n’en finit guère d’alimenter le ressentiment et la fureur.
Le fameux programme de normalisation avec Israël baptisé Accords d’Abraham est tombé à l’eau. Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou l’avait qualifié pourtant de “tournant de l’histoire”. Il s’en retrouve aujourd’hui le propre fossoyeur. Ces Accords avaient été signés avec le Bahreïn et les Émirats arabes unis, le Maroc et le Soudan, sous le parrainage des États-Unis d’Amérique et devaient enchaîner l’Arabie saoudite, en plus des États déjà normalisateurs tels l’Egypte, la Jordanie ou le Qatar.
Aujourd’hui, en lieu et place des Accords d’Abraham, on revient à l’esprit et à la lettre du triple-Non de la résolution du sommet des États Arabes de Khartoum en 1967 : “Pas de paix avec Israël, pas de reconnaissance d’Israël et pas de négociations avec Israël”.
C’est dire la tourmente de la Ligue des Etats Arabes. Son silence en dit d’ailleurs long sur son impuissance et sa frayeur devant l’opinion qui s’en gausse comme d’une excroissance pervertie de la trahison à tout bout de champ. Elle aussi semble prise dans un irréversible tournoiement de disparition imminente.
En même temps, le front du refus a repris vigueur. Outre les peuples arabes quasi unanimes, il englobe des États tels l’Irak, la Syrie, le Liban, le Yémen, la Tunisie, l'Algérie et la Libye.
A l’échelle internationale, le décentrement stratégique est également de mise. Hormis l’Inde, en collusion ouverte avec Israël, le Sud global rapplique. Avec la récente irruption des Brics en majorité dudit tiers-monde, les pays du Sud prennent fait et cause indéniablement pour la cause palestinienne. L’Afrique du Sud, qui a réussi à incriminer Israël pour génocide à Gaza devant la Cour Internationale de Justice de la Haye, en est le fer de lance. c’est une autre paire de manches, nous y reviendrons.
S.B.F
Une attaque à l’arme blanche à Paris, dans la gare de Lyon
Un homme, arrêté pour avoir agressé à l’arme blanche plusieurs personnes samedi matin à la gare de Lyon à Paris.
La personne soupçonnée a été interpellée, sans pouvoir préciser à ce stade les raisons de l’attaque, a indiqué la préfecture de police à l’AFP.
L’attaque, qui a eu lieu vers 8h00, a fait un blessé grave, sans pronostic vital engagé, et deux blessés légers. Selon un bilan provisoire de la préfecture de police.
Le suspect a présenté aux policiers un permis de conduire italien a ajouté une source policière.
UNESCO : Remise du certificat d’inscription de Djerba à la Tunisie
Le certificat d’inscription de l’île de Djerba sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco, a été remis, vendredi soir,à la ministre des Affaires culturelles HayetGuettatGuermazi, par le Directeur régional du bureau de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) pour le Maghreb, Eric Falt. Une cérémonie officielle a été organisée à Djerba à cette occasion.
Officiellement inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco le 18 septembre dernier, lors de la 45e session élargie du Comité du patrimoine mondial tenue du 10 au 25 septembre 2023, à Riyad, en Arabie Saoudite, le dossier « Djerba : paysage culturel, témoignage d’un mode d’occupation d’un territoire insulaire » est une belle réussite après plusieurs initiatives entamées dans les années 70. Déposé le 1er février 2022, accepté en mars 2022 pour l’examen et l’évaluation, le dossier a été validé et Djerba qui déjà jouit d’une renommée internationale sera une nouvelle destination pour les chercheurs et experts en patrimoine.
Le dossier de Djerba comporte en fait une série constitué de sept zones de l’île et de vingt-quatre monuments. Ainsi, il ne s’agit pas de l’île toute entière mais de ces monuments répartis sur toute la superficie de l’île.
La cérémonie organisée à l’occasion de la remise du certificat d’inscription a été une occasion pour mettre en valeur l’importance de l’expertise tunisienne et également la coopération en ce qui concerne la sauvegarde du patrimoine. Ont pris part à cette cérémonie officielle des représentants d’institutions relevant de l’Organisation des Nations Unies, notamment le Coordonnateur résident des Nations Unies en Tunisie, Arnaud Peral, les responsables des établissements en charge du patrimoine, en particulier Tarek Baccouche qui dirige l’Institut national du patrimoine (INP) ainsi que des membres de la société civile à Djerba. Il est ainsi à noter que des responsables onusiens sont déjà au Sud tunisien à l’occasion de leur rencontre annuelle, organisée à chaque fois dans un pays différent, afin d’examiner des questions qui concernent leurs domaines de compétence.
Rappelons qu’avec l’inscription de Djerba, le nombre des sites et monuments tunisiens inscrits se lève à neuf (7 sites culturels et un site naturel). Les sites culturels classés sont la Médina de Tunis, le Site de Carthage et l’Amphithéâtre d’EL Jem (1979), le Site de Kerkouane (1986), la Médina de Sousse et la Médina de Kairouan (1988) et le Site de Dougga (1997). Le Parc National d’Ichkeul, dernier grand lac d’eau douce d’une chaîne qui s’étendait autrefois le long de l’Afrique du Nord, est un site naturel inscrit depuis 1980.

RD Congo – Guinée (3-1) : Les léopards ont bien séduit
On s’attendait à un duel épique entre la RD Congo et la Guinée et leur confrontation a été indécise et très disputée juste une seule mi-temps avant de voir les Congolais s’imposer facilement à la reprise face à un adversaire qui a vite baissé les bras.
Durant toute une mi-temps, le match était serré avec de belles occasions manquées des deux côtés. Et ce sont les Guinéens qui ont ouvert le bal sur penalty par l’intermédiaire de Bayo (21’). Un but qui a davantage relancé les débats. Et comme il fallait s’y attendre, la réaction des Congolais n’a pas trop tardé puisque six minutes après, Mbemba a réussi à égaliser sur un corner et une reprise dans un angle réduit (27’).
La seconde mi-temps a été moins intense puisqu’elle a vu les Congolais faire quasiment cavalier seul. Leurs tentatives successives furent couronnées par un premier but marqué par Wissa sur penalty (65’) avant de voir Masuaki porter le score à (3-1) à la 82’, mettant fin au suspense.
Ce fut une qualification méritée pour les Léopards alors que la Guinée a surpris par sa baisse de régime en seconde mi-temps.
K.Z.
L’ambassadrice de France à Tunis : « 77% des demandes de visa ont abouti à des réponses positives »
C’est dans sa résidence à La Marsa que Mme Anne Guéguen, l’ambassadrice de France en Tunisie, a présenté ses vœux pour la nouvelle année aux représentants des médias tunisiens.
A cette occasion, elle s’est attardée dans son speech sur les perspectives des relations entre la Tunisie et la France qui demeurent, à son avis, solides et primordiales, indiquant que l’année 2024 s’ouvre avec un nouveau gouvernement en France, qui sera engagé dans sa relation avec la Tunisie. Les deux pays ont d’ailleurs élaboré un agenda bilatéral qui prévoit la tenue du Haut Conseil de coopération, le HCC, sous la présidence des deux PM cette année (le précédent remontant à juin 2021).
A propos de l’éternel problème des visas, l’ambassadrice a rappelé qu’en 2023, près de 77% des demandes de visa ont abouti à des réponses positives, les délais d’obtention de rendez-vous pour les visas professionnels et les demandes de renouvellement de visas ont baissé (entre 10 à 15 jours). En outre, les tarifs du prestataire TLS ont été réduits (33 à 28 euros).
Abordant la guerre è Gaza, Mme Guéguen a clarifié la position de la France : « Les efforts de la France pour une trêve immédiate devant mener à un cessez-le-feu pérenne sont constants. Notre position, vous la connaissez : la solution à deux Etats constitue la seule solution viable pour assurer la paix et la sécurité pour tous, et pour répondre aux aspirations légitimes des Palestiniens à un Etat indépendant ».
K.Z.
Qui a attaqué l'Est de la Syrie?
Après avoir annoncé approuver des mesures de représailles contre les militants soutenus par l’Iran en Irak et en Syrie, les États-Unis auraient mis leur plan à exécution et commencé par une frappe aérienne contre la Syrie. Cette frappe aurait causé la mort de six personnes dont trois de nationalité Iraquienne selon certains médias. Cependant, si plusieurs médias se relayent l’information, aucun communiqué officiel ne confirme clairement, jusqu’à la rédaction de ces lignes, que ce soient bien les USA qui sont derrière cette frappe !
Le président américain Joe Biden, notons-le, a approuvé des mesures de représailles après une série d’attaques contre des bases et installations américaines au Moyen-Orient ayant causé le décès de trois militaires américains dimanche dernier en Jordanie.
Il est à noter que Washington accuse directement la Résistance islamique en Irak, d’être derrière l’attaque de ses bases. Washington a également laissé entendre que cette résistance est un groupe de milices soutenues par l’Iran. Toutefois, l’USA ne confirme toujours pas être l’architecte de cette « riposte » ! Une réaction étonnante de la part des US qui n’ont jamais nié être derrière une quelconque frappe... Attendons voir !
3 ans de prison ferme contre Nabil Karoui
La Chambre des affaires de corruption financière auprès la Cour d’appel de Tunis a condamné Nabil Karoui et son épouse, à trois ans de prison ferme chacun, dans l’affaire des financements étrangers lors de la campagne présidentielle de 2019. C’est ce qu’a révélé M. Habib Torkhani, porte-parole de la Cour précitée au micro de radio Mosaïque FM.
Notons que Nabil Karoui se trouve actuellement en dehors du territoire tunisien. Il précise que l’effet de cette condamnation est immédiat.
Il est à savoir, par ailleurs, que deux autres accusés ont été condamnés, à la même peine et dans le cadre de cette même affaire. Cette sentence implique que les accusés soient interdits de prendre part aux élections présidentielles pour une période de cinq ans. Il est à rappeler que les accusés ont été condamnés à un an de prison, en première instance, avant que le ministère public ne fasse appel de ce verdict.
S.E. Mme Anne Gueguen présente ses meilleurs vœux à la presse Tunisienne
Lors d’un point de presse organisé à la résidence de l’ambassade de France aujourd’hui, vendredi 02 février 2024, Son Excellence, Madame Anne Gueguen, ambassadrice de France en Tunisie, a donné un discours où elle a présenté ses vœux à la Presse à l'occasion de la nouvelle année 2024. Le texte intégral de l'allocution est comme suit :
« Mesdames, Messieurs les directeurs de rédactions et rédacteurs en chef, Mesdames, Messieurs les journalistes, reporters et correspondants, Mesdames messieurs, Chers amis, Je suis heureuse de vous retrouver pour ce moment d'échange et d'amitié, qui est l'occasion de faire mieux connaissance avec vous, maintenant que je suis, depuis le 27 décembre, pleinement accréditée en Tunisie, un pays que j'aime et qui a beaucoup compté dans ma vie de diplomate.
Nous sommes en début d'année, et je veux regarder vers l'avenir, mais je commencerai par un mot rétrospectif. 2023 a été une année éprouvante. Je ne peux ni ne veux commencer mon discours de vœux sans avoir d'abord une pensée pour tous ceux qui souffrent. Nous vivons une époque brutale, qui interpelle les cœurs et les consciences, que ce soit en Palestine, en Israël, en Ukraine, au Soudan, et dans bien d'autres parties du monde. La réponse ne peut être que dans la solidarité et la fraternité. Et c'est cela que je voudrais souligner, en rappelant que la France s'est montrée solidaire et continue à l'être. Liberté, égalité, fraternité sont des principes qui guident l'action de la diplomatie française et c'est un honneur, en tant qu'ambassadrice de France, d'avoir pour mission de servir ces valeurs. L'actualité internationale n'est pas le propos de cette rencontre amicale de début d'année, mais permettez-moi néanmoins de dire un mot sur la question tragique du conflit au Proche-Orient, qui nous préoccupe et nous attriste tous au quotidien.
Les efforts de la France pour une trêve immédiate devant mener à un cessez-le-feu pérenne sont constants. C'est dans ce sens que la France a voté en faveur des résolutions aux Nations unies appelant à un cessez-le-feu immédiat. De même nous poursuivons notre travail humanitaire, notamment en matière d'aides médicale et alimentaire.
Comme vous le savez, la mobilisation de la France a permis la levée d'un milliard d'euros lors de la conférence humanitaire de Paris pour Gaza, le 9 novembre dernier. Ces dernières années, la France avait fait le choix d'accroitre considérablement son soutien humanitaire aux populations civiles de Gaza. La France a ainsi contribué aux actions de I'UNRWA en 2023 à hauteur de près de 60 millions d'euros. Il y a des principes cruciaux : la protection des civils est à la fois un impératif moral et une obligation internationale.
Notre position, vous la connaissez la solution à deux Etats constitue la seule solution viable pour assurer la paix et la sécurité pour tous, et pour répondre aux aspirations légitimes des Palestiniens à un Etat indépendant vivant côte à côte avec Israël, dont la sécurité doit être assurée. Et dans ce cadre, nous rappelons la nécessité de soutenir l'Autorité palestinienne, seule représentante légitime du peuple palestinien. Loin d'observer sans rien faire, la France agit sans relâche pour la paix et la sécurité et pour éviter une extension du conflit qui embraserait la région. Autre sujet sensible pour nos pays, et qui est parfois source de malentendu, celui des visas et de la mobilité.
En cohérence avec ses partenaires Schengen et l'UE, la France est engagée dans un effort important pour mieux organiser la mobilité professionnelle et étudiante et de manière générale rendre plus fluide la circulation de tous ceux et celles qui sont au cœur des échanges entre les deux rives, notamment dans les domaines économiques, scientifiques, culturels et artistiques.
Vous devez savoir que 70% des visas Schengen délivrés en Tunisie le sont par le Consulat général de France à Tunis. L'année 2023 a été marquée par une série d'améliorations de nos services pour le traitement des demandes de visa : il y eu l'ouverture d'un centre TLS à SFAX, en novembre dernier, destiné aux demandeurs du sud tunisien ainsi que celle d'un tout nouveau centre TLS à Tunis, en décembre, afin de faciliter et optimiser les démarches de demande de visa Schengen.
Autres améliorations réalisées sur l'année 2023, près de 77% des demandes de visa ont abouti à des réponses positives, les délais d'obtention de rendez-vous pour les visas professionnels et les demandes de renouvellement de visas ont baissé (entre 10 à 15 jours). En outre, les tarifs du prestataire TLS ont été réduits (33 å 28 euros). Ces améliorations résultent de notre volonté d'améliorer nos services et de l'écoute attentive que nous accordons à l'ensemble de nos interlocuteurs, à Tunis comme dans le reste du pays. 2024 s'ouvre aussi avec un nouveau gouvernement en France, qui sera engagé dans sa relation avec la Tunisie. Nous allons élaborer et nourrir un agenda bilatéral qui a notamment pour perspective la tenue du Haut Conseil de coopération, le HCC, sous la présidence des deux PM cette année (le précédent remontant à juin 2021).
2024 sera une année riche pour le rayonnement international de la France : comme le Président de la République l'a rappelé dans ses vœux aux Français, c'est en effet une année de de grands rendez-vous en France avec l'accueil des Jeux Olympiques et paralympiques de Paris de 2024, le 80ème anniversaire de la libération, et le sommet de la Francophonie à Villers-Cotterêts à l'automne. Le sport et la francophonie sont deux grands sujets fédérateurs, dans lesquels nous avons de nombreuses coopérations avec nos partenaires tunisiens. Ma mission d'ambassadrice est de travailler au partenariat rénové de confiance avec la Tunisie. Ma priorité va à la jeunesse, mais aussi aux femmes, qui sont une force agissante remarquable de votre beau pays. Je voudrai aussi, devant vous, rendre hommage à l'action de l'ensemble des services de l'ambassade, à tous ceux qui font partie de
l'« Equipe France ».
C'est avant tout un travail collectif. Cette action est tournée vers l'ensemble du pays. J'ai l'intention de poursuivre mes déplacements dans toute la Tunisie pour valoriser notre action commune. J'irai ainsi, dès demain, à Kairouan puis dans les prochaines semaines à Sousse et Djerba. J'ai déjà eu l'occasion de me rendre à de multiples reprises à Bizerte, Nabeul et Hammamet et suis allée à Beja, Jendouba, Sfax et Tozeur à l'occasion de la réouverture de la ligne Paris-Tozeur par Transavia à l'automne dernier. La seule ligne internationale qui dessert ce joyau touristique tunisien.
Dans cette période de crises complexes, je souhaiterais évoquer trois idées sur notre relation avec la Tunisie : La première est que la relation de la France avec un pays partenaire et voisin comme la Tunisie ne doit pas être uniquement centrée sur nos échanges bilatéraux, mais doit permettre d'affronter ensemble les défis et les menaces de l'époque. Nous avons des intérêts et des besoins communs, et nous avons beaucoup à gagner à intensifier le dialogue et la coopération pour réussir ensemble la transition écologique et énergétique, pour assurer la sécurité alimentaire et sanitaire de nos pays, mais aussi relever le défi de la transformation numérique et des nouvelles technologies de la communication et nourrir l'innovation.
La seconde idée est que notre proximité géographique et humaine sans pareil ne veut pas dire que la compréhension est acquise d'emblée ou définitivement. Nous devons y travailler, c'est une grande part de notre responsabilité de diplomates et de journalistes. Les défis de l'éducation, de la connaissance mutuelle, de l'information à l'heure des réseaux sociaux et de l'IA sont immenses si nous ne voulons pas laisser le champ libre à l'exploitation de l'ignorance et du préjugé. Les risques sont connus. L'acte constitutif de l'UNESCO, dans une expression forte, dit que c'est dans l'esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix - je pense que c'est important, autant que les solidarités matérielles auxquelles nous travaillons. 2024 est l'année des JO et du sommet de la Francophonie. Ce seront de formidables occasions pour se rencontrer et exercer cet esprit de fraternité.
La troisième idée, c'est la nécessité renouvelée de la coopération. Face à la multipolarité conflictuelle du monde, il faut sortir des jeux à sommes nulles. Le gagnant-gagnant n'est pas un concept chinois. La densité du partenariat de la France avec la Tunisie est exceptionnelle. Ce partenariat se modernise, nous devons veiller à ce qu'il serve la paix, la justice, la liberté, la sécurité et la prospérité pour nos concitoyens. Je crois que nous gagnons tous lorsque nous cherchons sincèrement l'équilibre et la conciliation de nos intérêts - il faut de la realpolitik dans ce sens-là, mais je reste également fondamentalement convaincue de notre solidarité intellectuelle et morale, entre les deux rives de la Méditerranée, et que l'idéal démocratique de dignité, d'égalité et de respect de la personne humaine n'a pas de nationalité et doit nous unir. A titre d'exemple, notre action de coopération et d'action culturelle aura, quant-à-elle, connu une activité intense cette dernière année. Je vous livre quelques chiffres qui donnent une idée de son intensité :
• 14 000 étudiants tunisiens en France, 1ère destination
• En 2024, près de 2,5 millions d'euros [budget annuel + FSPI confondus] pour la coopération universitaire et scientifique dont 1 million d'euros de bourses délivrées à des étudiants tunisiens et 770 000 euros par an pour les deux PHC dédiés à la mobilité des chercheurs entre nos deux pays
• 18 000 apprenants de français sur tout le territoire tunisien
• 18 000 élèves dans le réseau d'enseignement français en Tunisie dont 2/3 de Tunisiens
• Plus de 3 millions d'euros pour la coopération et l'action culturelle en 2024
• 15 000 personnes de la société civile soutenues ces deux dernières années à travers des projets de 25 associations sur le territoire tunisien La réalité de la relation bilatérale est là.
Enfin, le meilleur pour la fin: vous connaissez l'engagement de la diplomatie française en faveur d'une information libre et pluraliste et de la liberté de la presse, qui est l'un des principaux acquis de la révolution, et je veux rappeler que la Tunisie est une pionnière de la liberté de la presse dans le monde arabe. Nous sommes pleinement mobilisés pour qu'elle le reste !
C'est dans cet état d'esprit que France Médias Monde, France Télévisions, Radio France, I'IΝΑ et Expertise France ont conclu, en novembre dernier, un ambitieux jumelage avec la télévision tunisienne relatif à la modernisation de la télévision tunisienne de service public. Le moment est venu de conclure et de vous adresser mes vœux les plus chaleureux de bonheur et d'accomplissement pour vos vies personnelles et professionnelles.
A ceux et celles d'entre vous, ou de vos proches, qui traversent des épreuves, ou souffrent de problèmes de santé, j'exprime ma profonde sympathie et leur souhaite un complet rétablissement.
De même que j'ai une pensée particulière pour tous les journalistes tunisiens décédés en 2023:
Moktar Tlili; Ahmed Laamouri; Raouf Ben Ali ; Nadhem Heni; Rim Hamrouni; Mohamed Kobbi; Nabil Ben Zekri; Dorra Bouzid Mohamed Masmouli; Mahmoud Triki.
A tous, je vous souhaite pleine santé et une belle et heureuse année 2024. Et maintenant place à la convivialité ! Je vous remercie »
Le Nigeria bat l'Angola (1-0) et passe meritoirement aux demi-finales
Équilibré dans ses lignes, robuste et dangereux en attaque, le Nigeria a réussi logiquement à sortir vainqueur de ce premier quart de finale.
Le match est très vite lancé avec un tir de Mabululo renvoyé sur la ligne par le gardien nigerian Nwabili. Le jeu se poursuivra avec des attaques des deux côtés mais ce sont les Great Eagles qui allaient ouvrir le score par Lockman suite un service royal de Simon (41e). Après la pause, l'Angola cherche à refaire le terrain perdu et le tir de Fredy est renvoyé par le poteau.
La suite est plutôt équilibrée avec tirs des deux côtés jusqu'au coup de sifflet final. Le Nigeria se qualifie avec mérite aux demi-finales de la CAN.
Jamel Belhassen
Kamel Feki insiste sur le rôle des sécuritaires pour contrer les projets de destruction
Lors de la cérémonie de remise des diplômes de la 17ème promotion des sergents de la Sûreté nationale, organisée aujourd’hui, vendredi 2 février 2024, à l’Ecole Nationale de Formation des Sous-Officiers et Sergents de la Sûreté Nationale de Sidi Saâd, le ministre de l’Intérieur, Kamel Feki, a prononcé un discours où il a insisté sur l’importance du rôle joué par le ministère pour la sécurité et la réalisation de la paix sociale.
Pour couronner ladite Promotion des Deux Martyrs, (le Général de Brigade Maher Nour Eddin El-Arabi, et le premier inspecteur de police, Mohamed Abdelmadjid Atig, Martyrs de Djerba 2023), et accompagné d’un groupe de hauts responsables du département de l’Intérieur et des autorités régionales, M. Feki a souligné que le ministère de l’Intérieur assume ses responsabilités et son rôle en faisant face aux projets de démolition et de destruction et ceux qui visent la perturbation du processus de réforme en répandant des rumeurs et en falsifiant les faits. C’est grâce à la vigilance sécuritaire, l’anticipation des menaces que le département fait face à cette menace afin de préserver la sécurité des citoyens et l’intégrité du territoire national.
Il a souligné dans ce contexte, la nécessité de développer le système de gestion des ressources humaines et de formation pour qu’ils soient au diapason du développement technologique à travers la formulation de programmes de formation avec un contenu scientifique et technique à même d’améliorer les compétences et les capacités de tout le personnel de sécurité. Personnel, précise-t-il, qui contribue à la mise en œuvre des tâches et des devoirs qui leur sont assignés avec professionnalisme et efficacité. Le ministre a conclu en appelant au plein respect des principes des droits de l’homme et des libertés générales et au dévouement dans tous les programmes de formation et dans tous les domaines de la sécurité.
EST: demain match amical au Maroc
En stage de préparation à Casablanca, l'Espérance Sportive Tunisienne rencontrera demain en match amical le club marocain de l'olympique Club de Safi, classé septième au championnat "botola" avec 20 points ramassés en quinze matchs.
L'horaire du coup d'envoi n'a pas encore été annoncé. Les Sang et Or auront à livrer deux autres rencontres de préparation sur place.
J.B
La CNRPS publie le formulaire pour les crédits personnels
La Caisse Nationale de Retraite et de Prévoyance Sociale (CNRPS) a publié sur son site web aujourd’hui le formulaire de demande pour l'obtention d'un prêt personnel, récemment annoncé avec une augmentation de son plafond à un de montant 25 mille dinars.
La Caisse a établi plusieurs conditions essentielles pour bénéficier de ce prêt, notamment que le demandeur ait une ancienneté de cotisation à l’assurance sociale d'au moins deux ans et qu'il soit employé de manière continue. Les coûts résultant du remboursement de l'ensemble des prêts accordés ne doivent pas dépasser 40% du salaire brut mensuel.
Les conditions exigent également que l'établissement public auquel le demandeur du prêt est affilié n'ait pas manqué à ses engagements envers la Caisse en ce qui concerne les déclarations mensuelles des comptes individuels et le paiement des cotisations et réserves dues à la Caisse, et ce, dans les délais légaux.
Rappelons que la Caisse a fixé le montant maximum du prêt personnel à 25 mille dinars, avec une réduction automatique du montant alloué aux limites autorisées par le taux d'endettement fixé à 40%. La Caisse a également appliqué un taux d'intérêt annuel de 8,28% sur le prêt personnel. Elle a approuvé une réduction de 20 dinars sur le prêt accordé au bénéficiaire, destinée aux frais de formation, à l'étude du dossier de prêt et au suivi de son recouvrement.
La mise en œuvre de l'augmentation du prêt personnel et du prêt spécifique pour l'achat d'une voiture a commencé à partir du 1er février 2024.
https://www.cnrps.nat.tn/sites/default/files/2024-01/420-7600-24.pdf
Ministère de commerce : Tous les produits seront disponibles durant Ramadan
Le ministère du Commerce et du Développement des exportations a confirmé dans un communiqué officiel publié aujourd'hui que tous les produits de consommation seront disponibles et en quantités suffisantes, répondant ainsi aux besoins des consommateurs tunisiens pendant le mois de Ramadan 1445/2024.
Dans le cadre des préparations pour le mois du jeûne, la directrice de l’Office de la ministre du Commerce et du Développement des Exportations, Lamia Abroug, a présidé aujourd'hui, le vendredi 2 février 2024, une réunion élargie en présence du président de Union Tunisienne de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat(UTICA), des chefs des fédérations et des chambres nationales des secteurs concernés, des représentants de l'Union Tunisienne de l'Agriculture et de la Pêche(UTAP), et des PDG de l’Office Tunisien du Commerce, et de la société Tunisienne des viande, de l’Office National de l'Huile, et le directeur général du groupe professionnel de la viande et des produits laitiers, ainsi que de certains cadres du Ministère de l’Agriculture, des Ressources Hydrauliques et de la Pêche Maritime.
Les parties présentes ont affirmé que tous les produits de consommation seront disponibles. Elles ont souligné la nécessité de privilégier la coordination entre tous les intervenants pour assurer le déroulement du mois de Ramadan dans les meilleures conditions, selon le communiqué du ministère du Commerce.
Agrumes : des revenus d’environ 13 millions de dinars au cours de la dernière compagne
Selon les données de l'observatoire national de l'agriculture (ONAGRI), les exportations d'agrumes, en particulier d'oranges, ont généré des revenus substantiels en 2023, s'élevant à 12,8 millions de dinars (environ 4,2 millions d’euros). Ces chiffres témoignent non seulement de la croissance significative du secteur mais également de la confiance que les marchés internationaux accordent aux produits tunisiens.
Cette réussite dans le domaine des agrumes renforce la position de la Tunisie en tant que joueur clé sur le marché mondial des fruits, offrant des perspectives économiques prometteuses pour le pays et ouvrant de nouvelles opportunités pour les agriculteurs tunisiens. Avec une récolte record d'oranges maltaises et des perspectives d'exportation optimistes, la Tunisie se positionne comme un acteur majeur dans l'industrie agrumicole mondiale.
En Tunisie, le secteur agrumicole s'affirme comme une pierre angulaire de l'économie, avec les agrumes se positionnant en tant que deuxième source de revenus à l'exportation dans l'industrie fruiticole, juste derrière les dattes. Parmi les variétés d'oranges prisées, les fameuses « maltaises » se démarquent, représentant la plus grande part des exportations du pays du Jasmin.
La dernière campagne de commercialisation, qui a débuté le 13 janvier 2024, promet des résultats exceptionnels pour les exportations tunisiennes d'oranges maltaises. Imed El-Bey, membre du Groupement interprofessionnel des fruits (Gifruits), a révélé le 25 janvier dernier, que près de 15 000 tonnes d'oranges maltaises sont prévues pour être exportées au cours de cette période. Cela représente une augmentation significative par rapport aux 7 000 tonnes expédiées sur les marchés internationaux au cours de la campagne précédente.
Cette prévision optimiste est principalement attribuée à une augmentation notable de la production d'oranges, permettant ainsi un surplus exportable conséquent. El-Bey souligne que la récolte de maltaises a augmenté de 30 000 tonnes par rapport à l'année précédente, atteignant ainsi un total de 100 000 tonnes. Cette amélioration de l'offre d'oranges intervient dans un contexte où la production globale d'agrumes dans le pays devrait augmenter de 25%, atteignant un total de 360 000 tonnes.
Les premières cargaisons d'oranges maltaises ont déjà été expédiées vers le marché français, principal débouché de la filière tunisienne, représentant près de 70% des expéditions en valeur. Ces exportations vers la France sont essentielles pour consolider la position de la Tunisie sur la scène internationale, témoignant de la qualité exceptionnelle de ses produits agricoles.
L'Espérance et le C.Africain privés du stade de Rades
Encore en travaux, le stade de Rades ne sera pas opérationnel à la reprise du championnat de la Ligue 1, le 17 février. Conséquence : L'Espérance et le Club Africain ne pourront pas recevoir leurs adversaires lors des deux premières journées du play off comme d'habitude à Rades. Ils devront se rabattre sur le stade Zouiten qui est désormais opérationnel depuis deux semaines.
J.B
















