Voilà un rendez-vous bien rythmé et différent pour les passionnés des fusions et des découvertes où le stambeli tunisien se réinvente au contact du jazz autrichien et des rythmes africains.
La scène de l’espace culturel Mad’art Carthage accueillera, demain, le 26 janvier à 19h30, un concert singulier porté par The Tunisian Stambeli Collective, formation engagée dans la réinvention d’un art musical ancestral.
À leurs côtés, le jazzman autrichien Nikolaus Holler, invité dans le cadre d’une coopération culturelle avec l’ambassade d’Autriche en Tunisie, apportera les sonorités du saxophone et de la flûte traversière à cet univers rituel.
La soirée s’enrichit également de la présence de l’artiste guinéen Abdoulay Traoré, maître du djembéfola, tandis que Mohamed El Hedi et Adel accompagnent le groupe aux chqacheq et au chant, dessinant un espace de dialogue entre traditions africaines, improvisation jazz et patrimoine tunisien.
Fondé par Yenna Salah Ouergli (gombri/gambra, chant) et Habib Samandi (percussions afro-latines), The Tunisian Stambeli Collective explore le stambeli, musique spirituelle tunisienne issue des traditions africaines subsahariennes. Rite mêlant musique, danse et transe, le stambeli est encore pratiqué à Tunis et dans le sud du pays, notamment à Tozeur sous la forme du « banga », où il conserve une forte dimension thérapeutique et symbolique.
Sans rompre avec ses fondements (gombri, chqachiq, chant et suites rituelles ‘nuba’), le collectif ouvre cet art à d’autres instruments et esthétiques, affirmant une démarche contemporaine fidèle à l’esprit du rite et nourrie par la rencontre interculturelle.

