Par Imen Abderrahmani
Le 8 février à 18h00, le Théâtre municipal de Tunis se fera écrin de nostalgie. Rafik Gharbi y convoque la mémoire chantante des années 60, 70 et 80 à travers un concert où les refrains d’hier renouent avec l’élan joyeux de la célébration de la vie.
Il suffit parfois d’un titre pour réveiller toute une époque et faire affluer les souvenirs. Qui n’a jamais fredonné, dans un moment de gaieté, Laissez-moi danser de Dalida, ou glissé dans un message le refrain de la célèbre chanson de Joe Dassin Si tu n’existais pas ? Autant de mélodies qui ont accompagné nos vies, façonné notre mémoire collective et continuent, aujourd’hui encore, de nous bercer et de nous faire voyager à travers le temps.
C’est sous le signe de la nostalgie, de la mémoire, de la poésie et des paroles raffinées que l’artiste Rafik Gharbi revient sur la scène du Théâtre municipal de Tunis, le 8 février, avec un spectacle de variétés françaises à la fois nostalgique, rythmé et profondément habité.
« Chante la vie, chante », titre emprunté à la célèbre chanson de Michel Fugain, résonne comme une invitation simple et lumineuse : celle de retrouver, le temps d’une soirée, la ferveur des mélodies populaires qui ont traversé les décennies sans perdre leur éclat.
Conçu comme une traversée musicale des années 60, 70 et 80, le concert rend hommage aux voix qui ont accompagné des générations entières : Michel Fugain, Joe Dassin, Dalida, Édith Piaf, Julio Iglesias, et bien d’autres encore. Des chansons devenues des repères affectifs, des refrains que l’on croit avoir oubliés mais qui ressurgissent, intacts, dès les premières notes.
Laissez-vous porter !
Autour de Rafik Gharbi, directeur artistique du spectacle, pianiste et chanteur, deux artistes aux univers riches et complémentaires : Aida Niati et Dhirar Kefi, accompagnés d’éminents musiciens.
Scientifique de formation, docteur en chimie (Et oui !), Rafik Gharbi incarne cette alchimie singulière entre rigueur et sensibilité. Très tôt initié à la musique, il a exploré les sonorités du monde, collaboré avec de nombreux artistes tunisiens et étrangers, et sillonné les scènes de Paris, du Liban, du Canada, du Maroc sans oublier également les scènes des grands festivals tunisiens. À ses côtés, Aida Niati, docteure en sciences culturelles, déploie une voix d’une rare amplitude. Sa polyvalence l’a menée de la chanson orientale au lyrique, du jazz aux musiques du monde, à travers opéras, comédies musicales et projets patrimoniaux, en Tunisie comme à l’étranger. Guitariste et compositeur de talent, Dhirar Kefi sera de la fête, apportant encore de l’énergie et de la fraîcheur.
Ce concert annoncé pour le 8 de ce mois qui se veut une célébration de la vie avec toutes ces variations s’inscrit dans la continuité avec des précédents spectacles à succès tels que « Hier encore » pour le centenaire de Charles Aznavour et « Gigi et la Môme » autour des tubes de Dalida et Edith Piaf.
Avec « Chante la vie, chante », Rafik Gharbi ne propose pas un simple concert hommage. Il offre un moment suspendu, où la chanson populaire devient refuge, mémoire sensible et célébration collective. Une soirée pour se souvenir, certes, mais surtout pour continuer à chanter.
Imen.A.

