Qui d'autre que lui ? Au lendemain de la victoire du Paris Saint-Germain en finale de la Ligue des Champions face à Arsenal, l'ailier parisien Kvicha Kvaratskhelia a été désigné "Joueur de la saison" de la Géorgien compétition par le panel des observateurs techniques de l'UEFA. La campagne au presque-parfait du joue en sa faveur, lui qui a inscrit dix buts et délivré six passes décisives en C1 cette saison.
S'il n'a pas marqué en finale, face aux Gunners, il s'est notamment illustré en allant décrocher le pénalty qui a permis à Ousmane Dembélé d'égaliser (1-1, 64e). Décisif, d'un bout à l'autre, et très justement récompensé.
Ses dix pions le placent à la troisième position du classement des buteurs de la saison, derrière Kylian Mbappé (15 buts) et Harry Kane (14). Il compte également six passes décisives, ce qui en fait le deuxième meilleur passeur de la compétition, à égalité avec Michael Olise, et juste derrière Vinicius Junior (7). Des statistiques soignées qui tranchent nettement avec son bilan en championnat : s'il s'est montré 17 fois décisif, en 16 matches de C1, "Kvara" ne compte "que" 8 buts et 4 passes décisives en 28 rencontres de Ligue 1, cette saison.
L'homme de la phase à élimination directe
Son doublé face au Bayern Munich, au match aller, a pesé dans la balance pour convaincre le jury de l'UEFA. Qui comprend d'ailleurs un "panel d'observateurs techniques", dont l'ancien sélectionneur anglais Gareth Southgate, ou encore Ole Gunnar Solskjaer (ex-Manchester United), Roberto Martinez (sélectionneur du Portugal), Rafa Benitez (ex-Liverpool) et une vingtaine d'autres grands nom du jeu.
La finale exceptée, Kvicha Kvaratskhelia s'est montré décisif lors de chacune des sorties du Paris Saint-Germain depuis le match retour face à l'AS Monaco, lors du tour de barrages. Déjà omniprésent dans la conquête du premier titre du PSG, l'an passé, il a cette fois éclaboussé de son talent la phase à élimination directe, à l'image de ses trois buts face à Chelsea (deux à l'aller, un au retour), mais aussi de ses prestations exceptionnelles face à Liverpool et au Bayern. Une distinction individuelle logique en tout point. Même si l'on peut regretter que l'absence de sa sélection au Mondial puisse le priver de Ballon d'or, au profit d'un joueur qui brillera à l'international.

