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Parkinson : Le nombre de malades augmente de 40% par an en Tunisie...






Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI

La Tunisie a célébré hier la Journée mandiale de lutte contre la maladie de Parkinson alors que les personnes atteintes de cette maladie sont en nette hausse. Comment sont pris en charge ces patients ?



Selon Dr Ahmed Fouad Rekik : " La maladie de Parkinson est une affection dégénérative, rare avant 45 ans, touchant 1,5 % de la population de plus de 65 ans, qui atteint autant les hommes que les femmes. La lésion fondamentale est la dégénérescence d’un certain type de neurones : les neurones dopaminergiques. . Ces neurones produisent de la dopamine, qui est une des substances neurotransmettrices du système nerveux.

Elle intervient notamment au niveau de neurones responsables du contrôle des mouvements du corps. Il y a, lors de la maladie de Parkinson, un déficit en dopamine dans le cerveau et cela se manifeste par des troubles des mouvements. La cause précise de la maladie de Parkinson est encore inconnue. De très rares cas sont héréditaires, et dans ce cas ce sont des maladies de Parkinson survenant chez des sujets très jeunes.

De même aucun facteur de risque n’est connu avec certitude, notamment aucun facteur alimentaire ou infectieux n’a été reconnu. Le début de la maladie est insidieux : réduction de l’activité, fatigabilité anormale, douleurs mal localisées, difficultés d’écriture, tremblement d’une main, raideur fluctuante, etc. Progressivement, les autres signes de la maladie vont apparaître". Qu'en est-il de la situation en Tunisie ?

En Tunisie, la maladie de Parkinson est une préoccupation de santé publique croissante, avec une hausse des cas de 30 à 40 % rapportée fin 2024, principalement due au vieillissement de la population.

L'âge moyen d'apparition est d'environ 55 ans, plus précoce qu'ailleurs, avec des formes génétiques fréquentes. L'âge moyen des symptômes moteurs est de 55 ans en Tunisie, plus précoce que la moyenne mondiale.  En 2020, les décès liés à Parkinson représentaient environ 469 cas, soit 0,76 % du total des décès. Que fait, alors, la Tunisie pour lutter contre cette maladie ?



Espoir...

Des scientifiques du centre médical numérique de l’université médicale Université médicale Sechenov en Russie ont développé un réseau neuronal capable de détecter la maladie de maladie de Parkinson avec une précision allant jusqu’à 97 %, sur la base des résultats de l’électroencéphalogramme. La Tunisie,  et en partenariat avec des équipes médicales américaines et européennes, est en train à son tour de développer sa propre thérapie.

En effet, des jeunes chercheurs du Centre médical numérique ont mis au point un réseau neuronal permettant d’analyser les caractéristiques de l’activité électrique du cerveau chez les patients atteints de la maladie de Parkinson. Le modèle présenté est capable d’identifier cette maladie à partir des données d’électroencéphalographie, avec une précision réelle avoisinant les 97 %.

A rappeler, par ailleurs, que la docteure en neurologie à l’Institut national des maladies neurologiques Institut national des maladies neurologiques Monji Ben Hmida, Samia Ben Hmida, avait déclaré en 2019, à la Cité des sciences de Tunis, que des laboratoires étrangers (américains et européens) cherchent à mener des recherches cliniques afin de développer une molécule pour traiter la maladie de Parkinson et à prouver son efficacité en Tunisie, après le succès des essais dans plusieurs pays.

La participation de la Tunisie à la recherche clinique constitue un tournant majeur dans le domaine médical. Ces recherches devraient aboutir à des résultats permettant de traiter le dysfonctionnement génétique lié à cette maladie, ce qui bénéficierait à l’ensemble de l’humanité en cas de succès. Selon Dr Rekik : " La prévention de cette maladie à un âge précoce, réside en l'adoption d'une alimentation saine et de pratiquer une activité physique régulière".

Une hausse inquiétante des cas de Parkinson en Tunisie, liée notamment au vieillissement de la population et à une meilleure détection des patients. La maladie neurodégénérative, qui touche les neurones producteurs de dopamine, provoque des troubles moteurs progressifs comme les tremblements, la raideur et la lenteur des mouvements. Les spécialistes estiment que la Tunisie connaît une progression rapide, avec une apparition parfois plus précoce que dans d’autres pays.

Face à cette évolution, les autorités sanitaires et les chercheurs multiplient les efforts pour améliorer le diagnostic et la prise en charge. De nouvelles technologies, notamment l’intelligence artificielle et l’analyse des signaux cérébraux, ouvrent des perspectives encourageantes pour détecter la maladie plus tôt et avec davantage de précision.

Des collaborations internationales sont également en cours pour développer de futurs traitements. Les médecins insistent enfin sur l’importance de la prévention, basée sur une activité physique régulière et une alimentation saine, afin de limiter les facteurs aggravants et améliorer la qualité de vie des patients.

M.B.S.M.

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