Le chercheur tunisien Ridha Mami a reçu à Madrid la médaille d’or du Cercle interculturel hispano-arabe (CIHAR), qui l’a désigné personnalité de l’année 2025.
Madrid a rendu hommage à la Tunisie en distinguant l’une de ses figures intellectuelles les plus actives dans le monde hispanique: le chercheur et universitaire Ridha Mami.
La cérémonie s’est tenue dans le cadre prestigieux de la Salle des ambassadeurs de la Casa Árabe, à l’occasion de la douzième rencontre annuelle du CIHAR organisée sous le signe de l’initiative « 2026, Année d’al-Andalus ». Elle s’est déroulée en présence de nombreuses personnalités du monde diplomatique, culturel et académique, parmi lesquelles Nadia Barhoumi, chargée d’affaires de l’ambassade de Tunisie en Espagne, et Miguel Moro Aguilar, directeur général de la Casa Árabe.
Interrogé par l’agence TAP, Ridha Mami a considéré cette distinction comme l’aboutissement d’années de travail consacrées au dialogue entre les cultures arabe et hispanique. Il a plaidé pour un renforcement des échanges culturels tunisiens avec l’espace hispanophone et l’Amérique latine, soulignant l’importance de multiplier les passerelles entre ces univers culturels.
Son parcours est marqué par un important travail de médiation intellectuelle et littéraire. Il a notamment contribué à faire connaître l’œuvre du poète espagnol Federico Garcia Lorca auprès du lectorat arabophone, tout en œuvrant à la diffusion des écrits d’Aboul Kacem Chebbi dans les universités espagnoles et latino-américaines.
La médaille d’or du CIHAR récompense des parcours remarquables dans les domaines de la recherche, de l’édition, du multiculturalisme et du rapprochement hispano-arabe. Lors de cette même cérémonie, cinq autres universitaires ont été distingués : Álvaro Martínez Sevilla, José Miguel Puerta Vílchez, María de los Ángeles Utrero Agudo, María Isabel Fierro Bello et Nagwa Gamal Mehrez.
Dans la catégorie institutionnelle, le prix a été attribué conjointement au Centre d’interprétation de Cútar à Málaga, à l’Espace autour du périphérique de Madrid et à La Madrasa, Centre de culture contemporaine relevant de l’Université de Grenade.
La soirée a également été marquée par la présentation de l’ouvrage collectif « Visions actuelles d’al-Andalus », consacré à l’héritage scientifique, littéraire et architectural de cet espace culturel partagé.Cette reconnaissance madrilène s’ajoute à une autre distinction récemment obtenue par l’Association tunisienne des hispanistes (ATELE), présidée par Ridha Mami, lauréate du prix « Escriduende ». Le chercheur est également membre de plusieurs institutions académiques internationales, dont l’Académie internationale des sciences, des technologies, de l’éducation et des humanités d’Espagne et l’Académie d’histoire et de géographie du Mexique.

