Les supporters du CSHL ont été surpris, non sans raison, par des informations qui ont considérablement terni la joie suscitée par le retour de leur équipe en Ligue Professionnelle 1.
C’est que, conformément aux règlements imposés par la FIFA, le club de la banlieue sud devra faire face à un lourd passif financier résultant de dettes contractées envers plusieurs joueurs et entraîneurs entre 2014 et 2026. Ces créances ont fait l’objet de décisions définitives et exécutoires rendues par la Commission des litiges.
Conformément aux nouveaux règlements de la FIFA, le club doit impérativement s’acquitter des dettes contractées envers plusieurs anciens joueurs et entraîneurs, à la suite de décisions définitives rendues par la Commission des litiges de la FTF. Tant que ces engagements financiers ne seront pas honorés, le CSHL restera sous le coup d’une interdiction de recrutement et ne pourra pas obtenir la licence nécessaire pour évoluer en Ligue 1.
Le montant total des condamnations prononcées contre le club s’élevait initialement à 811 000 dinars. Après le règlement des dossiers des anciens joueurs Larbi Mejri et Mehdi Ben Dhifallah, la dette a été ramenée à environ 755 000 dinars. Une somme importante que les dirigeants devront réunir rapidement afin de régulariser la situation du club.
Face à cette urgence, le comité directeur est appelé à mobiliser toutes les composantes de l’environnement du club. Supporters, anciens dirigeants, autorités locales, régionales et nationales, partenaires économiques et donateurs sont invités à contribuer à l’effort de sauvetage pour permettre au club de franchir ce cap difficile.
Malgré la gravité de la situation, un motif d’espoir subsiste. Une grande partie des créanciers est composée d’anciens joueurs et entraîneurs issus de la famille du club, susceptibles de faire preuve de compréhension et de faciliter la recherche de solutions amiables.
Le CSHL se trouve ainsi à un tournant décisif de son histoire : transformer l’élan de la montée en une dynamique de solidarité capable de préserver sa place parmi l’élite du football tunisien.
Et la FTF dans tout cela…
De même, la FTF est appelée à soutenir ce club pour sortir sans dégâts de cette dangereuse situation. Le Bureau fédéral a été, dans un passé récent, très généreux avec des clubs dits grands (notamment le CA) pour leur permettre de payer leurs dettes et d’éponger leur ardoise, et il n’y a pas de raison pour ne pas faire de même avec le club banlieusard en lui accordant des avances lui permettant de payer une bonne partie de ces huit cents mille dinars. A moins que l’aide fédérale ne fonctionne qu’à la tête du client et du poids de sa popularité !
K.Z.

