L'élimination de l'Égypte face à l'Argentine (3-2) a provoqué une vive polémique internationale, de nombreuses personnalités du football et des médias dénonçant un arbitrage controversé et une utilisation incohérente de la VAR. Des anciens joueurs, entraîneurs, arbitres et médias de renom ont estimé que plusieurs décisions litigieuses avaient privé les Pharaons d'un exploit historique contre les champions du monde en titre.
Le valeureux parcours de l'Égypte en Coupe du monde a pris une fin déchirante mardi 7 juillet, lorsque l'Argentine, championne du monde en titre, a réalisé une spectaculaire remontée en fin de match pour s'imposer 3-2 en huitièmes de finale.
Cette rencontre restera moins dans les mémoires pour la résilience de l'Argentine que pour la vive controverse entourant l'arbitrage, qui a amené joueurs, consultants et supporters à s'interroger sur l'équité du résultat.
Les Pharaons semblaient se diriger vers l'un des plus grands exploits de l'histoire de la Coupe du monde après les buts de Yasser Ibrahim et Mostafa Zico, qui leur avaient permis de mener 2-0, avant que les tenants du titre ne renversent la situation en fin de rencontre grâce à Cristian Romero, Lionel Messi et Enzo Fernández. Cependant, le principal sujet de discussion après le match n'a pas été la remontée de l'Argentine, mais la prestation de l'arbitre français François Letexier.
Le deuxième but potentiel de Zico a été refusé à l'issue d'une longue intervention de la VAR pour une faute jugée minime dans la phase de construction de l'action, tandis que deux incidents distincts impliquant des joueurs égyptiens dans la surface argentine n'ont fait l'objet d'aucune révision.
Les consultants remettent en question la cohérence de la VAR
Les réactions ont reflété un consensus international grandissant selon lequel, indépendamment de l'interprétation technique des Lois du Jeu, l'application incohérente de la VAR est devenue le principal sujet de discussion après l'élimination de l'Égypte, plusieurs personnalités de premier plan s'étant exprimées sur les réseaux sociaux et à la télévision.
L'ancien attaquant de l'Angleterre Alan Shearer a été l'un des premiers à réagir, écrivant sur X : « Soit ce sont deux fautes, soit il n'y a faute dans aucun des deux cas. Mais on nous a dit qu'ils n'allaient pas réarbitrer les actions. »
L'entraîneur du Real Madrid, José Mourinho, a qualifié l'arbitrage de « vol en plein jour », s'interrogeant sur les raisons pour lesquelles chaque action impliquant l'Argentine était vérifiée, alors que l'Égypte ne semblait pas bénéficier du même niveau d'attention. « Quand vous affrontez cette équipe d'Argentine, mener 2-0 n'est jamais suffisant, parce que vous n'essayez pas seulement de battre onze hommes sur le terrain. Vous essayez de battre le sifflet. Vous essayez de battre la salle de la VAR. Vous essayez de battre tout le scénario de ce tournoi », a déclaré Mourinho.
Le grand maître d'échecs et commentateur politique Garry Kasparov s'est montré tout aussi sévère en publiant : « L'incroyable but de l'Égypte est annulé pour une faute commise bien avant l'action, puis quelques minutes plus tard, une situation identique se produit et le but de l'Argentine n'est pas annulé », accusant la FIFA de donner l'image d'« une plaisanterie corrompue » favorisant ses plus grandes vedettes.
L'ancien attaquant d'Arsenal et de l'Angleterre Ian Wright a déclaré que l'Égypte avait toutes les raisons de se sentir lésée, qualifiant les décisions prises en fin de match de difficiles à accepter.
Les médias internationaux mettent en avant la frustration de l'Égypte
Le quotidien espagnol Marca a largement couvert la controverse, comparant les deux incidents survenus dans la surface de réparation et s'interrogeant sur les raisons pour lesquelles la VAR était intervenue pour annuler le but de l'Égypte en raison d'une faute antérieure dans l'action, tout en restant silencieuse lorsque Hamdy Fathy semblait avoir été retenu dans la surface argentine quelques instants avant le but victorieux. Le journal a indiqué que ces décisions contradictoires avaient alimenté la colère de l'Égypte et relancé le débat sur la cohérence de l'utilisation de la VAR tout au long du tournoi.
Les médias britanniques se sont également largement concentrés sur cette controverse. Le suivi en direct du Guardian a relevé les interrogations immédiates concernant la raison pour laquelle un tirage de maillot avait donné lieu à une longue révision de la VAR, tandis qu'un incident similaire était resté impuni, reflétant la confusion généralisée parmi les téléspectateurs et les analystes.

