Téhéran cherche à obtenir la reconnaissance internationale de son contrôle sur le détroit d'Ormuz, incluant le droit de taxer les navires à partir de la mi-août, d'après plusieurs médias locaux. De leur côté, les Etats-Unis cherchent garantir la libre circulation maritime, sans qu'aucun droit de passage ne soit prélevé dans le détroit.
Les négociations techniques entamées mercredi 1er juillet entre les Etats-Unis et l’Iran visent à stabiliser le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz et à consolider un cessez-le-feu permanent, selon des sources officielles citées par Reuters.
Jared Kushner et l'envoyé spécial Steve Witkoff ont rencontré le premier ministre qatari pour jeter les bases de ces discussions, sans pour autant assister directement aux sessions de travail, d’après les mêmes sources.
Les pourparlers reposent sur l'accord intérimaire en 14 points signé le mois dernier, destiné à suspendre le conflit déclenché en février par des frappes américano-israéliennes contre l'Iran. Toutefois, les deux puissances s'opposent publiquement sur l'interprétation du texte, provoquant des frappes militaires réciproques ces derniers jours.
Le statut du détroit d'Ormuz au cœur des débats
Téhéran cherche à obtenir la reconnaissance internationale de son contrôle sur le détroit d'Ormuz, incluant le droit de taxer les navires à partir de la mi-août, d'après Iran International sur X, cité par Reuters.
Si l'accord intérimaire prévoit le libre passage gratuit des navires pendant 60 jours, Téhéran estime que le texte lui permet déjà de contrôler les itinéraires et de décider quels navires peuvent traverser.
Deux sources iraniennes de haut niveau ont affirmé à Reuters que la délégation n'aborderait aucun autre différend avec Washington avant le règlement de cette question, menaçant de recourir à la force si nécessaire.
Pour Téhéran, il s'agit d'ancrer un contrôle perpétuel sur cette voie par laquelle transitait un cinquième des réserves mondiales de pétrole avant la guerre.
De leur côté, les Etats-Unis ont fixé pour priorité absolue de garantir la libre circulation maritime.

