En adoptant une attitude attentiste suicidaire et à court de solutions offensives, la Tunisie, dirigée par un sélectionneur sans repères clairs et définis, n'a pu tenir tête à une Belgique irrésistible et efficace à souhait.
Les Aigles de Carthage ont abordé ce match face aux Diables Rouge avec une grande envie de réussir ce dernier test avant l'entame de la coupe du monde. Un face à face qui a été suivi par près de 50 000 présents dont 2500 Tunisiens.
Les deux sélectionneurs ont aligné les formations rentrantes suivantes:
Belgique: Courtois, Ngoy, Meunier, Mechele, Castagne, De Bruyne, Tielmans, Onana, Deketelaere, Trossard, Doku.
Tunisie : Chamekh, Arous, Talbi, Rekik, Ben Hamida, Skhiri, Haj Hmida, Gharbi, Achouri, Ayari et Mastouri.
Une formation tunisienne qui a curieusement enregistré six changements par rapport à celle qui a rencontré l'Autriche, alors qu’il s’agissait du dernier test au cours duquel la formation rentrante pour le Mondial doit être prête à cette exigeante compétition. Du coup, on a retrouvé Arous, un axial, aligné sur le flanc droit alors que Valery et Neffati étaient inscrits aux abonnés absents. Le 4-2-3-1 initial présageait un jeu avec un bloc bas et une transition rapide. Mais, devant le pressing haut des Belges, les Tunisiens avaient du mal à poser le jeu et n'eut été le sauvetage de Chamak, Meunier puis De Bruyne auraient pu marquer (1e et 13e). Et ce qui devait arriver arriva à la 30e sur une attaque de la gauche, Trossard, curieusement démarqué, ouvrit le score (1-0).
Dans l'autre camp, Mastouri était isolé alors que Ayari et Achouri étaient occupés par des tâches défensives, à part une ou deux tentatives offensives. Avant la pause, Onana avait raté l'occasion de doubler la marque de la tête (45’+2). C'est qu'avec un bloc aussi bas, les Protégés de Lamouchi ne pouvaient espérer mieux.
Après la pause, Lamouchi incorpore Chawat et Tounakti pour secouer la ligne d'attaque, comme si ces deux joueurs allaient changer le cours du match avec une telle tactique. La musique ne changera point. De ketelaere double la marque de la tête, au milieu d’une défense figée ( 2-0) à la (52e). Une courte réaction des Tunisiens, décidés enfin à attaquer, sur deux tirs successifs de Haj Mahmoud repoussé par Courtois puis de Achouri sur le poteau ( 57’ et 58’). Gharbi se fait expulser pour somme d'avertissements (62’) et complique davantage la tâche de ses coéquipiers.
La démonstration des Diables Rouges se poursuit par un troisième but de De Bruyne, d'un tir puissant (3-0) à la (66’). Et malgré les changements effectués de part et d'autre, le déséquilibre des forces est encore évident. Dans les dernières minutes, les Belges alourdissent la note par Lukabaiko (86’) au milieu d'un cafouillage devant la cage de Chamekh (4-0) avant que Rassuin n'ajoute un cinquième but (87’) au sein d’une défense qui prend eau de partout. Une vraie leçon belge de football pour les Aigles de Carthage qui ont volé bien bas.
Jamel BELHASSEN

