La Tunisie sera l'un des grands invités de la 7èmeédition du Festival international du film d'Amman- Awal Film. Trois films sont en compétition, tandis qu'un vaste hommage mettra à l'honneur plusieurs œuvres majeures du cinéma tunisien.
Au-delà d'une présence remarquée dans les différentes compétitions officielles, le festival jordanien consacrera une rétrospective exceptionnelle au septième art tunisien, confirmant sa place de référence dans le paysage cinématographique arabe.
Trois productions tunisiennes figurent dans la sélection officielle dévoilée lundi. Dans la compétition des longs-métrages arabes de fiction, « Where the Wind Comes From » d'Amel Guellaty défendra les couleurs tunisiennes aux côtés de sept films venus d'Égypte, d'Algérie, du Maroc, du Liban, d'Irak et du Soudan.
La Tunisie sera également représentée dans la compétition des courts-métrages arabes avec « Somewhere I Belong » de Youssef Handouse et « The Light that Remains » de Youssef Guermazi. Cette section réunit vingt films issus de plusieurs pays arabes, dont la Jordanie, l'Égypte, le Liban, le Maroc, l'Algérie, la Palestine, l'Irak, le Soudan, l'Arabie saoudite et Bahreïn.
Ces trois œuvres font partie d'une sélection compétitive de 42 films, composée de 34 productions arabes et de huit longs-métrages internationaux retenus dans la section consacrée aux premiers films non arabes. Cette année, le festival a examiné près de 900 candidatures.
Focus tunisien
Le cinéma tunisien sera également présent en ouverture du festival avec « Sophia », le nouveau long-métrage de l'acteur et réalisateur Dhafer L'Abidine, retenu pour inaugurer cette édition.
En parallèle, le festival consacrera une section spéciale intitulée « Spotlight on Tunisian Cinema », véritable hommage à la richesse et à l'évolution du cinéma national. Six longs-métrages emblématiques y seront projetés : « Les Silences du palais » de MoufidaTlatli (1994), « Satin Rouge » de Raja Amari (2002), « Making Of » de Nouri Bouzid (2006), « Hedi » de Mohamed Ben Attia (2016), « La Belle et la Meute » de Kaouther Ben Hania (2017) et « Exile » de Mehdi Hmili (2025).
Dans une note publiée par le festival, sa directrice, Nada Doumani, salue un cinéma tunisien qui « a développé un langage cinématographique singulier, façonné par l'audace, la réinvention et la subtilité », estimant qu'il joue un rôle majeur dans le renouvellement du récit cinématographique arabe et figure aujourd'hui parmi les cinémas les plus reconnus de la région sur la scène internationale.
Elle rappelle également que les cinéastes tunisiens, les projets qu'ils portent et les personnalités invitées à siéger dans les jurys ont contribué, depuis la création du festival, à plusieurs de ses moments les plus marquants.
Au total, cette 7èmeédition réunira 82 films provenant de 27 pays. Les œuvres en compétition tenteront de décrocher l’Iris Noir, la plus prestigieuse récompense du festival, décernée lors de la cérémonie de clôture à Amman.

