Douze tableaux, représentant dix pays, ont fait dialoguer sur la scène du Festival international de Carthage danses, rythmes et costumes, célébrant la richesse des traditions folkloriques.
Devant un public nombreux composé de spectateurs de tous âges et de plusieurs représentants diplomatiques, les troupes ont défilé sur la mythique scène de Carthage. Sur l’écran géant, des images de sites naturels et historiques emblématiques des pays participants accompagnaient les prestations.
La troupe de l’Opéra de Pékin a ouvert la soirée avec « Trouble dans le palais de l’empire céleste », un tableau inspiré du patrimoine chinois mettant en scène une vingtaine de danseurs. Chant, musique instrumentale, chorégraphie, jeu théâtral et acrobaties se sont mêlés dans une prestation spectaculaire.
La Troupe nationale tunisienne des arts populaires lui a succédé avec « Mharem », un tableau rythmé associant musique en direct, chant et danse, avant de revenir plus tard avec « Rboukh », mettant à l’honneur les costumes traditionnels tunisiens.
Le folklore du Monténégro était représenté par la troupe universitaire Akud Srzentic, fondée en 1965 à l’Université du Monténégro. Le Japon a ensuite imposé ses tambours avec « The rising sun », dans une démonstration d’énergie et de précision.
La troupe de l’Université américaine du Caire a, pour sa part, proposé une interprétation de « Jamal al woujoud », inspirée des derviches tourneurs, suivie d’une chorégraphie plus contemporaine. Le public a également voyagé jusqu’à Gozo avec l’Ogygia Folk Group, avant de découvrir les danses traditionnelles de l’ouest de l’Inde avec la troupe Gujarati Folk et ses rythmes ancestraux du Garba et du Dandiya Raas.
La Libye, l’Algérie et le Maroc étaient également au rendez-vous. La Troupe nationale libyenne des arts populaires a présenté un tableau dont les sonorités ont rappelé la proximité culturelle avec la Tunisie. L’Algérie, représentée par le Ballet de l’Office national de la culture et de l’information, a proposé deux tableaux, dont un consacré à la Kabylie. Le groupe marocain Tizwit, originaire de Kelâat M’Gouna, a clôturé le voyage avec une danse collective amazighe portée par les percussions et les chants.
La soirée s’est achevée sur une image symbolique : l’ensemble des troupes réunies sur scène au son de « Sidi Mansour », agitant leurs drapeaux respectifs autour du drapeau tunisien.
Pendant plus de deux heures et demie, la danse et la musique ont ainsi servi de langage commun, abolissant les frontières pour célébrer la diversité des cultures. Une soirée qui illustre pleinement la vocation du Festival international de Carthage à ouvrir sa scène aux différentes traditions et expressions artistiques du monde.

